28/12/2023
Noël, n’est pas seulement un jour, il est la mémoire d’un événement survenu dans l’histoire, si inouï pour s’être présenté sous les traits d’un enfant que nous n’y avons pas donné d’importance. Pourtant ceux qui goûtent cette présence sont en chemin vers leur naissance.
Claudel au soir de Noël 1886, derrière un pilier de Notre Dame, soudainement habité par cet inouï, connaîtra ce vertige de l’âme, jusqu’à parler dans son bouleversement de l’éternelle enfance de Dieu.
Souvenons-nous du petit Prince, les enfants seuls collent le nez à la vitre. Comment s’en étonner ; ne recherchent-ils pas l’impensé et l’impensable, désir de voir plus loin. Ne boudons pas leur attente, rejoignons là si nous voulons entrevoir l’inouï de ce berceau, naissance d’un autrement.
L’inouï c’est Noël, non pas un conte ! Une présence ineffable pour comprendre qu’on compte pour quelqu’un.
La naissance fait craquer l’indifférence. Surgit cet appel, quel monde laisserons-nous à celui qui vient de naître ; ainsi, le tout-petit réveille en nous ce qu’il y a de plus grand, la vie.
Et si nous pensions Noël et la promesse que représente un nouvel an, dans cette perspective de l’inouï, soeur de l’audace pour recommencer, plus encore commencer.