30/01/2026
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Arthur Rimbaud reçut une éducation chrétienne, mais, très vite, la révolte et l’aspiration à la liberté firent voler en éclats ce que le futur poète percevait comme un lieu de contrainte et de soumission. Le prodigue finit-il par revenir au bercail ? Philippe Le Guillou répond sur le plateau et chez DDB, dans « Rimbaud, mystique à l’état sauvage ». Il fallait sans doute renouveler en profondeur l’intelligence de la foi. À l’époque suivante, quand déferlaient l’athéisme et les totalitarismes, des voix puissantes s’y appliquèrent. Marie-Gabrielle Lemaire présente celle d’Henri de Lubac, dans la collection Veilleurs de la foi chez CLD, qui aide à se repérer dans le maquis des hommes et des idées « H de L : sa vie, son oeuvre, sa postérité ». Le théologien jésuite voulait donner « le goût de Dieu » à ses contemporains, puisant notamment dans le trésor des Pères de l’Église. Aujourd’hui aussi, des auteurs confrontent la foi au monde comme il va. Ainsi, Henri Quantin, dans son ouvrage tendre et sarcastique, plein d’une joie décapante, « Exercices d’impertinence chrétienne » (Cerf) montre ce qu’est la liberté d’esprit d’un chrétien devant l’actualité. À contrepied de la vieille critique à l’encontre de la religion, l’amour du Christ fait voler en éclats les idées étriquées et les discours figés. Une coproduction La Procure, Le Jour du Seigneur et KTO.