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La fin de vie, en débat, ce vendredi 11 février à 20h35 sur KTO

Publié le 10/02/2022

En France, plusieurs candidats à l'élection présidentielle sont déterminés à modifier la loi pour autoriser l'euthanasie ou le suicide assisté. Quels sont les enjeux autour de la fin de vie ? Pourquoi le débat est-il sans cesse relancé, malgré la loi Clayes-Leonetti de 2016 ? La fin de vie, en débat, ce vendredi 11 février à 20h35 sur KTO.

La rédaction de KTO invite deux auteurs d'ouvrages récents :

  • Damien Le Guay, philosophe et auteur de "Quand l'euthanasie sera là..." (Salvator)
  • Erwan Le Morhedec, avocat et auteur de "Fin de vie en République" (éditions du Cerf)

Ils débattent avec :

  • Jonathan Denis, président de l'Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité (ADMD)
  • Dr Isabelle Arbaret, chef de service à la maison médicale Jeanne Garnier (Paris)

 

 

Que provoquerait la légalisation de l'euthanasie ?

Ces derniers mois, plusieurs candidats à l'élection présidentielle - parmi lesquels Anne Hidalgo (PS), Yannick Jadot (EELV) et Jean-Luc Mélenchon (LFI) - ont affiché leur détermination à légaliser l'euthanasie. Pourtant, la lois Clayes-Leonetti votée en 2016, encadre et demande le développement des soins palliatifs. Elle fixe également la notion d' « obstination déraisonnable » afin d'éviter l'acharnement thérapeutique. Les partisans de l'euthanasie mettent en avant la liberté comme argument, tout autant que la dignité. Mais quel est le sens d'une liberté qui choisit de hâter la mort ? Pourquoi la mort naturelle serait-elle indigne ? Que provoqueraient la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté ? Comment garantir la protection et l'accompagnement des personnes vulnérables au stade ultime de leur vie ?

Soins palliatifs en France

En France, les soins palliatifs sont encadrés par la loi. En 2002, la loi des droits des malades inscrit les soins palliatifs comme « des soins actifs et continus pratiqués par une équipe interdisciplinaire en institution ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage » (Article L1110-1).

La loi Claeys-Leonetti de 2016 permet l'arrêt de tout traitement au titre de l’obstination déraisonnable et définit le contexte où la sédation profonde et continue est autorisée.

 

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