Madeleine Delbrêl, l'amour à l'oeuvre
« Il faut annoncer l’évangile dans le langage de l’évangile, dans le langage de Jésus-Christ (...) tout entier accompagné par les gestes de la bonté (...) de Jésus-Christ ». Assistante sociale en milieu ouvrier Madeleine Delbrêl (1904 - 1964), femme de prière et d’action, est une grande mystique française. Ayant fait elle-même l’expérience de l’incrédulité, elle s’engage après sa conversion dans le dialogue avec les non-croyants et les milieux populaires. « La violence de la conversion » l’accompagnera toute sa vie la conduisant à se donner auprès de la population d’Ivry, pauvre et sans foi, dès 1933. « Dieu n’a pas dit : tu aimeras ton prochain sauf les communistes » disait-elle avec humour. A l’exemple des prêtres ouvriers, elle vivait son évangile concrètement, sans parole mais en actes montrant la voie d’une charité concrète. Ce documentaire donne à entendre, de façon inédite, la voix de cette chrétienne singulière « éblouie de Dieu » vivant aux frontières de l’Église. Madeleine Delbrêl est reconnue vénérable par l’Église catholique. Madeleine Delbrêl, l’amour à l’oeuvre - UNE COPRODUCTION KTOTV/NOMADE PRODUCTIONS 2023 - Réalisée par Alexandre Dolgorouky
23:27
Résistance et soumission
Le jeune pasteur allemand, Dietrich Bonhoeffer : « il ne faut surtout pas que je résiste là où je dois me soumettre. Et, il ne faut surtout pas que je me soumette là où je dois absolument résister.» Cette maxime de vie est utile à tous. Elle rejoint spécialement les dernières étapes de vie. Si par exemple, ma mémoire s’altère : eh bien, à la fois j’y consens, mais je fais tout pour ne pas laisser « partir » ma mémoire. Je résiste
23:30
Cendrine Dominguez : « J'ai prié Dieu de m'aider »
Aujourd’hui, dans Lumière intérieure, Cendrine Dominguez, animatrice de télévision et de radio, se raconte autrement. Elle vient présenter son autobiographie « Les 1res fois sans toi » (Fayard), un livre où l’intime affleure, au plus près de ce qui fait tenir après les chocs et les deuils : la perte de son époux et celle de son frère. Très vite, l’entretien glisse vers l’essentiel. La présentatrice évoque sa relation à Dieu avec une simplicité désarmante : « Je n’ai jamais été en colère contre Dieu... je l’ai prié de m’aider, et Il a été là pour moi ». Dans cette parole, la foi apparaît comme un appui, presque une respiration au coeur de l’épreuve. Peu à peu, Cendrine Dominguez met des mots sur ce qui l’a traversée. « La miséricorde, c’est un don », dit-elle, comme une évidence forgée dans l’expérience. Elle parle alors de la vie comme d’un trésor fragile, d’un don à accueillir malgré tout. La mort, confie-t-elle, lui a appris à vivre autrement, avec plus d’intensité, plus de présence. Derrière les mots, une conviction se dessine : croire que Dieu est en chacun. Et avec elle, une forme de joie revient, discrète mais profonde, comme une manière de se reconnecter à l’essentiel.