L'Historien Jules Isaac, de l'enseignement du mépris à l'enseignement de l'estime
L’antisémitisme a souvent charrié son lot de mépris même au sein d’une démocratie comme la France. Ainsi le capitaine Dreyfus, dont on célèbre la réhabilitation ce jour, a-t-il été injustement envoyé au bagne sur des fausses accusations de trahison à la fin du XIXe siècle. Pourtant, il n’a jamais cessé de croire dans la France. Cette foi inébranlable, l’historien Jules Isaac, né en 1877 et mort en 1963, aurait pu la confesser avec cette même candeur. Cet enseignant profondément laïc, à l’origine des célèbres manuels scolaires Malet & Isaac, a contribué de façon décisive à réformer les relations entre l’Eglise et la religion juive. Compagnon de Charles Péguy, il se bat dans les tranchées de la guerre de 14. C’est lors de l’occupation allemande de 1940 et l’instauration du régime de Vichy qu’il prend conscience douloureusement de son ascendance juive. Il est chassé de l’enseignement, son épouse Laure et sa fille Juliette sont toutes les deux arrêtés puis déportées à Auschwitz. Malgré ces tragédies personnelles, Jules Isaac ne cessera d’oeuvrer pour la paix, d’abord avec les Allemands puis avec le monde chrétien. Ses recherches sur les racines de l’antisémitisme le conduiront à rencontrer Pie XII et Jean XXIII et à contribuer de façon décisive à la déclaration du concile Vatican II Nostra Aetate (1965) qui modifie radicalement le regard de l’Eglise sur le judaïsme. Un documentaire qui donne la parole a des intervenants comme les historien André Kaspi et Carol Iancu ou l’auteur canadien Norman Tobias. L’Historien Jules Isaac - de l’enseignement du mépris à l’enseignement de l’estime - Une coproduction KTO/ BEAMLIGHT 2023 (53’) - Réalisée par Emmanuel Chouraqui
15:30
Chapelet du 14 juillet 2026 à Lourdes
Tous les jours à 15h30 : retransmission en direct du Chapelet depuis Lourdes, en partenariat avec les Sanctuaires.
16:02
Le Chant des origines - le manuscrit Grégorien d'Islande
Bien qu’issu de l’ordre de Saint Augustin, au XIIe siècle, le prêtre norvégien saint Thorlak Thorhallasson s’efforça d’évangéliser l’Islande en introduisant le chant grégorien auquel est intimement associé l’ordre bénédictin. Pour se faire, il se rendit à Paris, coeur spirituel, intellectuel et musical de l’Europe occidentale, pour l’étudier. Puis, de retour au pays, il diffusa ce nouveau genre musical dans toute l’île. Après une longue période d’oubli, justifié notamment par la Réforme protestante, son oeuvre musicale et celle de ses disciples, fut restituée à l’Islande dans les années 1990. Un travail d’autant plus méritoire que l’oeuvre manuscrite originaire suit les canons de l’écriture musicale du moyen-âge, aujourd’hui difficile à déchiffrer. Comment chantaient les moines de l’époque ? Quels sons vocaux produisaient ces successions de « neumes » réparti sur des lignes horizontales ? Quel rythme donner à l’ensemble ? C’est ce que le célèbre contre-ténor de renommée internationale Sverrir Gudjonsson expérimente en chantant avec les moines bénédictins de l’abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire. A leur école, le célèbre interprète islandais découvre l’anonymat et l’humilité qu’exige le chant grégorien. C’est dans cet esprit qu’il interprète, à son retour, l’oeuvre de Thorlak Thorhallasson et de ses successeurs, avec son ensemble vocal masculin Voces Thules, sous les voûtes de Skallholt, la première cathédrale d’Islande. Un film qui raconte la redécouverte d’un trésor, des rives de la Loire aux magnifiques paysages d’Islande, aussi beau à voir qu’à entendre. Le Chant des origines - le manuscrit Grégorien d’Islande - Une production 24 Images 2024, en partenariat avec KTO - Réalisée par Marie Arnaud et Jacques Debs