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Sainte Jeanne d'Arc

Sainte Jeanne d'Arc

 

 
Le 30 mai 1431, à Rouen, Jeanne Rommée ou d'Arc, fille d'un fermier du duché de Bar (Vosges) est brûlée vive pour hérésie. L'Église a fait de la date de son martyr le jour de sa fête religieuse. Pie XI la proclame sainte patronne secondaire de la France en 1922.
 
 Jeanne d'Arc capturée à Compiègne

 

 

Jeanne d'Arc sur KTO

Pour connaître le personnage historique avant la légende KTO vous propose : Sainte Jeanne d'Arc, la foi pour étendard , un splendide et passionnant documentaire qui éclaire d'un jour nouveau la personnalité de Jeanne d'Arc dont Jules Quicherat a eu raison de dire que " sainte du Moyen-Âge que le Moyen-Âge a rejetée, elle doit devenir celle des temps modernes ". Un Hors-les -Murs : Les fêtes de Jeanne d'Arc à Orléans revient sur ces célébrations qui commémorent la libération de la ville contraignant les Anglais à lever le siège. Cette victoire décisive renversera le cours de la guerre. Jeanne d'Arc est aussi une figure de patriotisme. Denis Tillinac, membre de l'Académie Catholique de France, explique cette symbolique johannique.

 

L'actualité sur Jeanne d'Arc

A la source du 3 mai 2018

 

 

Qui est Jeanne d'Arc ?
NAISSANCE ET RENCONTRE AVEC CHARLES VII
Née en 1412 environs, la jeune Jeanne est fille d'un fermier aisé de Domrémy, Jacques d'Arc, dans le duché de Bar en territoire bourguignon. Elle passe son enfance dans une France exangue, parcourues de troupes démobilisées, appauvrie par la guerre. Ayant reçu une bonne éducation chrétienne bien qu'elle n'ait jamais appris à écrire, Jeanne, encore enfant, se met à entendre les voix de l'archange saint Michel d'abord, de sainte Catherine et de sainte Marguerite ensuite, qui lui donnent l'ordre de se rendre en France pour en chasser les Anglais et faire sacrer le dauphin à Reims. Econduite plusieurs fois à cause, peut-être, de son jeune âge et de son sexe, Jeanne arrache à Robert de Baudricourt, capitaine français, l'octroi d'une épée et d'une petite escorte pour se rendre à Chinon, où réside le dauphin déchu Charles. Malgré son septicisme le prétendant au trône de France, averti par plusieurs prophéties, consent finalement à recevoir Jeanne le soir du 25 février dans la grande salle du château de Chinon. Jeanne le reconnaît immédiatement, bien qu'il se soit dissimulé, exprès pour la mettre à l'épreuve, parmi les hôtes de la Cour, et lui annonce qu'elle vient, au nom de Dieu, pour le faire sacrer à Reims légitime roi de France.
 
LA LEVEE DU SIEGE D'ORLEANS
Sous la conduite de Jeanne, les troupes royales rassemblées à Blois s'ébranlent en direction d'Orléans; elles y arrivent en avril 1429. Le 29 avril, Jeanne entre dans la ville
; après quelques assauts, les Anglais lèvent le siège le 8 mai. La jeune héroïne est auréolée du double prestige de la victoire et du courage, et veut gagner immédiatement Reims.
 
LE SACRE DU ROI A REIMS
Après avoir réduit les positions ennemies à Jargeau, sur le pont de Meung, à Beaugency et à Patay où elle écrase les troupes du général anglais John Falstof, Jeanne convainc le conseil royal à risquer une expédition vers Reims. Partie de Gien le 29 juin, la chevauchée du sacre se transforme rapidement en une simple promenade militaire : Troyes capitule le 10 juillet, Châlons-sur-Marne le 14 juillet, Reims le 16 juillet. Finalement, le 17 juillet, le sacre fait du « gentil dauphin » le légitime roi de France. L'acte décisif dès lors est accompli et le duc de Bedford, régent du royaume de France, aura beau faire sacrer deux ans plus tard à Paris le jeune Henri VI d'Angleterre, il ne pourra plus compter sur la fidélité des Français.
 
LE MARTYR DE JEANNE
Après le Sacre, la mission de "la Pucelle d'Orléans" paraît accomplie. A la tête d'une troupe de quelques milliers d'homme Jeanne se contente de donner des coups de main à Melun, Lagny, Senlis... Mais ses voix l'avertissent qu'elle sera bientôt capturée. C'est à Compiègne qu'elle tombe aux mains des troupes du duc de Luxembourg qui, après hésitation, et face aussi à la générosité de la rançon anglaise, livrera la captive à ces derniers. Elle sera enfermée dans les caves d'une des tours de garde du château de Rouen sous le contrôle du gouverneur Richard de Beauchamp, comte de Warwick. Elle est jugée par l'évêque de Beauvais, Mgr Pierre Cauchon, un partisan enthousiaste des bourguignons. Les règles du procès en Inquisition sont globalement respectées même si Jeanne n'a pas d'avocat. Pourtant elle se défend remarquablement avec des formules célèbres comme lorsque, à la question : « Êtes-vous en état de grâce ? », elle répond :« Si je n'y suis, Dieu m'y mette, et si j'y suis, Dieu m'y garde. » Après une abjuration extorquée au cimetière de Saint-Ouen, elle se rétracte et, considérée comme "relapse", est livrée par le tribunal de l'Inquisition aux "bras séculiers" de l'autorité civile pour être condamnée à mort. Les Anglais décident de la brûler sans attendre. Face à une foule peu à peu gagnée à sa cause, elle meurt dans les flammes en prononçant plusieurs fois le nom de Jésus les yeux fixés sur une croix qu'on lui tend. Pour éviter que ses partisans ne gardent de reliques, le comte de Warwick donne l'ordre de jeter les cendres de Jeanne dans la Seine.
 
LA REHABILITATION
Après une première enquête sans suite en 1452, Jeanne va faire, à la demande de sa mère, l'objet d'un procès de réhabilitation. Commencé en décembre 1455 à Rouen, poursuivi dans tous les lieux où a vécu Jeanne et pendant lequel 115 témoins au total sont interrogés, ce procès se termine par la sentence de réhabilitation prononcée solennellement le 7 juillet 1456 dans la grande salle du palais archiépiscopal de Rouen sous la présidence de l'archevêque de Reims, Jean Juvénal des Ursins.