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Les 50 ans des apparitions mariales d'Akita au Japon

Publié le 05/07/2023

Le 6 juillet 1973, la religieuse Agnès Sasagawa est témoin au Japon d'une première apparition de la Vierge Marie. S'ensuivront deux autres visions et 101 lacrimations observées sur la statue de la Vierge d’Akita.

L’histoire de ces apparitions débute un peu plus tôt. Le 12 juin, la religieuse de 42 ans atteinte de surdité voit d’abord « des êtres angéliques adorer l’Eucharistie » au sein du couvent dans lequel elle réside, dans le diocèse de Niigata. Après avoir reçu le don de stigmates à la main gauche, Agnès Sasagawa est donc témoin d’une première apparition de la Vierge Marie l’enjoignant à continuer ses prières. Cet événement sera rapidement suivi par la formation de stigmates et 101 lacrimations observées par plusieurs centaines de témoins sur la statue de la Vierge d’Akita entre 1973 et 1981. Sur la même période, de nombreux miracles sont aussi été constatés. D’après des analyses réalisées par le professeur Kaoru Sagisaka, le sang et les larmes prélevés sur la statue sont d’origine humaine.

Issue d’une famille traditionnelle du Japon, Agnès Sasagawa rencontre de nombreux problèmes de santé au cours de sa jeunesse. C’est par l’intermédiaire d’une infirmière qu’elle découvre le catholicisme et demande à se faire baptiser avant de devenir catéchiste. Devenue sourde à 25 ans, elle change de vie et entre chez les Servantes de l’Eucharistie à Yuzawada. C’est dans ce contexte que la religieuse voit apparaître la Vierge Marie.

Le 13 octobre 1973, cinquante-six ans après l’ultime apparition mariale de Fatima, la sœur Agnès Sasagawa est également témoin de sa dernière vision de la Vierge Marie. Le message délivré par la mère de Jésus s’inscrit d’ailleurs dans la continuité des paroles adressées aux jeunes bergers Lúcia dos Santos, Francisco Marto et Jacinta Marto qui ont vu cette dernière dans leur petite ville portugaise, en 1917. « Prie beaucoup le Rosaire. Moi seule peut encore vous sauver des calamités qui approchent », a notamment entendu Agnès Sasagawa, malgré sa surdité. « Les seules armes qui vous resteront, seront le Rosaire et le Signe laissé par mon Fils. Chaque jour, récitez les prières du Rosaire. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les Évêques et les Prêtres ».

En 1982, Agnès Sasagawa récupère totalement son audition. Deux ans plus tard, Monseigneur Jean Îto, évêque de Niigata, entérine la possibilité de vénérer Notre Dame d’Akita. Et en 1988, le futur pape Joseph Ratzinger (Benoît XVI), à l’époque préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, reconnaît officiellement au nom de l’Eglise catholique les 101 lacrimations.

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