Marie-Noëlle Lienemann

17/10/2013

Marie-Noëlle Lienemann , sénatrice socialiste de Paris et ancienne ministre du logement, invitée de "Face aux Chrétiens", se livre à un panégyrique appuyé du pape François, "le dernier anticapitaliste". "Avec lui, je me sens bien", a-t-elle affirmé, se félicitant de sa proximité avec les pauvres : "Il a eu raison d’aller à Lampedusa."Préoccupée de la politique menée par le gouvernement socialiste, elle s’est prononcée pour des "nationalisations temporaires" dans certains secteurs stratégiques. Elle a par ailleurs affirmé sa position à la gauche du parti socialiste, sans pour autant songer à quitter la majorité, dont elle souligne l’étroitesse. Préoccupée par la montée des populismes, notamment au sein de l’électorat socialiste, elle demande à la social-démocratie européenne de construire un véritable projet alternatif, fondé sur la promotion d’un protectionnisme européen. Pour Marie-Noëlle Lienemann, la primaire socialiste à Marseille s’est déroulée correctement et Anne-Marie Carlotti a été "mauvaise joueuse" : "Il ne faut pas stigmatiser Samia parce qu’elle est élue des quartiers Nord."Enfin, à ses yeux, Manuel Valls "récolte ce qu’il a semé. Il n’aurait jamais du réveiller la polémique police-justice". Elle s’est inquiétée des conditions de l’expulsion de la jeune Leonarda, rappelant le souvenir des rafles d’enfants juifs pendant la guerre.

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