Né à la fin du XVème siècle au Portugal, saint Jean de Dieu mène une vie d'aventurier, avant de se convertir. Tour à tour berger, soldat, tailleur de pierre, il finit par entendre un jour un sermon de Jean d'Avila. Cette prédication le bouleverse, et sa conversion est si forte qu'il se met, selon la tradition, à traverser la ville nu. Il est considéré comme un fou, et est enfermé dans l'hôpital Real, avec les aliénés et les mendiants.
Il prend alors la résolution de s'occuper de ces personnes en détresse. Sous la conduite de Jean d'Avila, qui devient son directeur spirituel, ils fondent un hôpital, d'où naitra un ordre hospitalier au service des malades : les Frères de la Charité.
Il est le patron des malades, des hôpitaux, des infirmiers et infirmières.
Dépouillée de tout face à Dieu
Cette figure inspirante nous interroge : quelle est la vie intérieure de ces personnes gravement handicapées, qui n'ont parfois pas l'usage de la parole ? Comment la communication est-elle possible ?
C'est à cette question qu'essaie de répondre humblement le réalisateur Bruno Aguila dans le documentaire "Mère du Désert" (Coproduction Merapi / KTO). Il a suivi Claire, une jeune femme lourdement polyhandicapée. Comme ces femmes mystiques qui vivaient dans le désert, elle vit dépouillée de tout, face à Dieu. Elle est une "mère du désert".