Alain Duhamel « je n'ai pas peur de la mort »
Après plus d’un demi-siècle au coeur du pouvoir politique français, que reste-t-il quand on a tout vu, tout entendu, tout interrogé ? Figure reconnue du journalisme politique, Alain Duhamel vient sur KTO, dans le magazine « Lumière Intérieure », présenter son ouvrage « Les Politiques, portraits et croquis » (L’Observatoire). Un livre de regards et de mémoire, où se dessinent les visages et les tempéraments de celles et ceux qui ont façonné la vie publique depuis 1970. Au fil de l’entretien, le journaliste revient sur les grands moments de sa carrière, sur ces face-à-face tendus avec les responsables politiques, où chaque mot compte. « Le débat, c’est le sel de la vie politique », affirme-t-il, fidèle à une conception exigeante de la confrontation des idées. Tel une page d’Histoire, il raconte les joutes, les silences, les instants où tout bascule presque imperceptiblement. À Bénédicte Delelis, il confie, toujours maître de ses propos qu’il choisit avec soin : « Je n’ai pas peur de la mort. Mais ce que je ne veux pas, c’est décliner ». Le travail a toujours été pour lui une ligne de vie, sa façon de se définir : « Ma vie s’arrêtera quand j’aurai fini de travailler ».
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Peut-on impunément blasphémer ?
En démocratie, il h’y a pas de législation sur le blasphème. La liberté d’expression autorise de se moquer, même de la religion. Ce qui est permis, n’en devient pas pour la cause, intelligent. Face à une plaisanterie qui moque ce qui est sacré, chacun a le droit de ne pas rire, de protester, voire de se mettre en colère. Par contre, toute violence de réaction est à proscrire, au nom de la loi des hommes, mais aussi de la logique de Dieu: si Dieu est Dieu, il n’a pas besoin de petits guerriers humains pour défendre son honneur. Ceci constituerait le suprême... blasphème. Une chronique avec le père Eric de Beukelaer.
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Haïti : servir malgré la violence
En Haïti, les gangs armés contrôlent désormais 80% de la capitale Port-au-Prince, semant la terreur parmi les civils. L’Église catholique, elle aussi directement touchée par les enlèvements, les assassinats et la fermeture de nombreuses paroisses, poursuit pourtant sa mission au service de la population.
Notre invité, le père Francklin Gracia s.p.s.j., membre de la Société des Prêtres de Saint-Jacques et originaire de l’archidiocèse de Port-au-Prince, témoigne de la foi qui persiste face aux multiples crises sécuritaires, politiques et humanitaires qui ravagent son pays.