« Ermite à Paris » : Jacqueline Kelen
Jacqueline Kelen se définit comme une « ermite en plein Paris », vivant dans le silence et consacrant ses journées à la lecture et à l’écriture. Écrivain, productrice d’émissions à France Culture pendant vingt ans, auteur d’une soixantaine d’ouvrages dont le nouveau « Les femmes inoubliables » (Cerf), elle s’est toujours intéressée à la spiritualité, et même aux spiritualités du monde, du point de vue de la quête intérieure, à la mystique qui apparaît comme un des ressorts universels de notre humanité. À travers une réflexion enrichie par Charles Péguy et les grands penseurs, elle s’interroge sur la crise du monde moderne nourrie de la perte du sens du sacré, l’oubli de notre verticalité spirituelle et la confusion entre liberté véritable et simple satisfaction des désirs. Son parcours personnel, marqué par une foi inébranlable et une passion pour la connaissance, révèle comment l’écriture devient un acte de témoignage de l’impérissable.
06:29
Philippes, une cité exceptionnelle à plus d'un titre
À quelques km du port de Néapolis et traversée par la via Egnatia, Philippes était au temps de Paul une cité romaine prospère, carrefour commercial entre l’Orient et l’Occident. C’est là, en Macédoine, que l’apôtre fit retentir pour la première fois l’Évangile sur le sol européen.
06:32
Les chanoines XVIe-XVIIIe
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, les chanoines représentent bien plus que la caricature d’ecclésiastiques oisifs que leur prête un Boileau : ils assurent la prière chorale, administrent les biens du chapitre, gouvernent le diocèse pendant les vacances épiscopales et servent de conseil à l’évêque et parfois même, lui tiennent tête. Cette semaine, l’émission Au risque de l’histoire explore les missions assurées par les chanoines à l’époque moderne, à Notre-Dame de Paris comme ailleurs : financement de la liturgie, de la musique, de l’entretien de la cathédrale et participation active à la vie intellectuelle, et politique de leur ville, en parallèle d’une pratique de la charité pour les plus vertueux. Supprimés brutalement par la Révolution en 1790, les chapitres renaîtront sous le Concordat de 1801, sous une forme transformée : le canonicat deviendra une dignité honorifique récompensant les prêtres méritants, tandis que l’on donnera au chapitre une fonction renouvelée. Pour ce deuxième volet consacré aux chanoines, Christophe Dickès reçoit Ségolène de Dainville-Barbiche, conservateur général honoraire du patrimoine, et François Hou, docteur en histoire.