Sorj Chalandon : « La prière, c'est comprendre l'épreuve envoyée »
Un an dans la rue pour comprendre ce que vivre veut dire : jusqu’où peut-on aller pour toucher le réel ? Sorj Chalandon revient sur une expérience radicale qu’il raconte dans « Le Livre de Kells » (Grasset) : une année passée au plus près de la pauvreté, de la solitude et de l’épreuve, à 17 ans. Un choix qui bouleverse, et qui l’a confronté à l’essentiel. Au fil de l’entretien, il évoque ce que cette immersion a changé en lui, et ce qu’elle révèle de notre rapport aux autres. « La prière, c’est arriver à comprendre l’épreuve envoyée », confie-t-il, comme une clé pour traverser ce qu’il a vécu. Sa foi prend racine dans le concret, dans la rue, dans la rencontre. Il parle avec émotion de saint Jean-Marie Vianney, dont il garde une image sur lui, comme un repère. « Le curé d’Ars me rappelle la rue, la pauvreté, le copain et la misère », dit-il, faisant dialoguer spiritualité et réalité brute. Un témoignage rare, sans détour, qui donne envie de découvrir comment une plongée dans l’extrême peut éclairer autrement la foi, la fraternité et le sens de l’épreuve.
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Le Pape Saint Léon le Grand
Le premier pape portant le prénom de Léon, celui du pontife actuel, fut l’un des plus importants de l’histoire de l’Église. À Rome, alors qu’il n’est que simple diacre, son combat contre les pélagiens le fait connaître des papes saint Célestin Ier et Sixte III. Devenu pape le 29 septembre 440, il fait de la reconnaissance de la primauté de l’évêque de Rome son cheval de bataille, obtenant un rescrit de l’empereur Valentinien III, qui lui accorde en outre la pleine juridiction sur tout l’Occident. Pour mettre fin à l’hérésie monophysite, il envoie son célèbre « Tome » approuvé unanimement au concile de Chalcédoine (451) : « Pierre a parlé par l’intermédiaire de Léon » s’écrie un père conciliaire montrant par là son indéniable magistrature morale sur l’ensemble de l’Église. Courageux, cet homme d’action et de prière, négocie avec Attila en 452 pour épargner Rome du pillage, recommence, quelques années plus tard, avec le roi vandale Genséric, lui faisant promettre de ne pas incendier la ville, ni commettre de massacre. Il meurt le 10 novembre 461 et repose à Saint-Pierre. De ses écrits, il reste cent quarante-trois lettres et quatre-vingt-seize sermons ; il est possible qu’il ait contribué aux prières des Sacramentaires léonin et gélasien. Le pape Benoît XIV l’a déclaré docteur de l’Église. Sa fête est fixée au 10 novembre. Le Pape Léon le Grand - Episode 3. Série (10 x 30 mn) Docteurs de l’Église - Une production EWTN 2024 - Réalisée par Doug Keck et Peter Gagnon (VOSTFR)
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7e dimanche de Pâques A - 1ère lecture
Marie-Noëlle Thabut lit et commente la 1re lecture du 7e dimanche de Pâques, année A : lecture des Actes des apôtres 1,12-14.