Charlemagne et Rome
Charlemagne a été couronné, à Rome, le 25 décembre de l’an 800 par le pape Léon III. Carolus Magnus a pris alors le titre d’ « empereur des Romains ». Cet événement majeur de l’époque médiévale suscite de nombreux questionnements sur les liens entre la papauté et l’empire ainsi que les relations avec le pouvoir impérial à Byzance, en Orient. Pour en parler Christophe Dickès reçoit Marie-Céline Isaïa, Professeur d’histoire médiévale à l’université Lyon 3, et Warren Pezé, Maître de conférences à l’université Paris-Est.
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Le départ de la belle-fille
Quelle tristesse de ne pouvoir se remettre en cause ! Ce point aveugle est le signe qu’on n’arrive plus à se mettre à la place des autres. La référence à soi-même est devenue un mouvement centripète, alimenté de défense, de peurs, et peut-être d’orgueil ou d’égoïsme. L’autre n’existe plus. Nous l’avons soit annexé, soit ignoré, en tous cas, mis hors du paysage familier. Certains disent que chacun de nous a ses propres points aveugles, et qu’ils se cachent derrière les illusions, la dernière étant la plus dangereuse : croire que nous n’en avons plus.
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Le Calvaire
Qu’est-ce qui est le plus surprenant dans cette crucifixion de l’artiste coréen Unbo : que l’on ne retrouve pas les codes habituels du Calvaire ou qu’au contraire on les retrouve trop ? L’exotisme ou la très grande familiarité ? Depuis le XVIe siècle, la réflexion sur l’inculturation du christianisme a apporté des réponses variées. Si les oeuvres les plus anciennes tentent une inculturation totale, au point qu’un oeil occidental est parfois incapable de distinguer entre une oeuvre chrétienne et une oeuvre issue des religions locales, la seconde vague missionnaire du XIXe siècle eut plutôt tendance à exporter les productions occidentales sans chercher à les accommoder au contexte oriental. Le XXe siècle aboutit généralement à une sorte de moyen terme où l’iconographie n’est pas modifiée en profondeur. C’est bien le cas ici. Entrons dans l’image...