Pâques, liturgies et théologie
Fêter Pâques simultanément chez les catholiques et les orthodoxes ? Lors de son voyage en Turquie, fin novembre 2025, le pape Léon XIV a déclaré que l’Église catholique était ouverte à la recherche d’une solution oecuménique permettant une célébration commune de la résurrection du Seigneur. Il l’a fait à l’occasion du symposium « Nicée et l’Église du troisième millénaire : vers l’unité catholique-orthodoxe ». Cette année-là a coïncidé avec le 1700¿ anniversaire du concile de Nicée (325), dont l’objectif premier était déjà d’unir une Église divisée, et les chrétiens ont pu se réjouir de voir catholiques et orthodoxes célébrer Pâques le même dimanche. Un an après, le bibliste Régis Burnet consacre une émission aux dimensions liturgique et théologique de cette "fête des fêtes", en invitant Michel Stavrou, doyen de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, et le Frère Isaïa-Claudio Gazzola, moine de l’abbaye de Lérins et enseignant au Theologicum de Paris.
02:59
Face à la guerre : apprendre la paix en famille (2/3)
Face aux tensions et à la violence qui marquent l’actualité, il est essentiel, à la maison comme à l’école, d’aider les enfants à apprendre la paix dès le plus jeune âge. La famille est le premier lieu où l’on apprend la paix. Comme le souligne le pape François : « Dans chaque société, les familles engendrent la paix, parce qu’elles enseignent l’amour, l’accueil, le pardon, les meilleurs antidotes contre la haine, le préjugé et la vengeance qui empoisonnent la vie des personnes et des communautés. » (IXe rencontre mondiale des familles, 2018).
En apprenant à gérer leurs différences sans agressivité, les enfants deviennent de véritables acteurs de paix dans leur environnement quotidien. Comment aider les enfants à gérer leurs émotions face aux conflits ? Quelles méthodes favorisent l’apprentissage de la paix à la maison et à l’école ? Comment les enfants peuvent-ils devenir acteurs de paix au quotidien ? Comment leur apprendre que chacun, à sa mesure, peut contribuer à construire la paix ? Témoignage et points de repères avec le père Jérôme Maljean, aumônier militaire et responsable de l’initiation chrétienne pour le diocèse aux armées françaises.
03:06
Didier Decoin "Je suis tombé amoureux de la Bible"
Ecrivain majeur de la littérature française et figure incontournable du paysage culturel, Didier Decoin s’est livré dans Lumière intérieure à l’occasion de la parution du livre de Charles Desjobert (Le Cerf) consacré à Pier Giorgio Frassati, dont il signe la préface. Prix Goncourt et scénariste reconnu, il met ici sa plume au service d’une figure spirituelle qu’il admire pour la force de son engagement, son sens de la justice et la profondeur de sa foi "Je savais que Dieu existait et qu’il nous aimait tous". Dans cet entretien, il raconte ce qui l’a touché chez Frassati : la générosité, l’audace, la joie contagieuse et ce désir de vivre pleinement l’Évangile au quotidien. Il évoque aussi la modernité de ce jeune bienheureux italien, alpiniste, étudiant et militant social, dont la vie brève mais intense continue d’inspirer des générations. Didier Decoin parle de son travail de préfacier comme d’un acte de transmission : donner des mots pour éclairer un destin hors du commun, en faire entendre la voix aujourd’hui. Il partage sa propre réflexion sur la sainteté, non comme une posture lointaine, mais comme une manière de vivre debout, incarnée et proche des autres . Il revient également sur sa relation personnelle à l’écriture, ce lieu où se croisent imagination, vérité intérieure et quête de sens. À travers Frassati, c’est aussi sa propre vision de la foi et du courage qu’il laisse entrevoir.