Au fil des dimanches de Carême, la Liturgie de l’Eglise nous propose d’être accompagnés par différentes figures évangéliques. Ce dimanche, elle met en valeur la figure de l’ « aveugle né » de l’Evangile selon Saint Jean. Fait rare, l’Eglise nous propose en lecture l’intégralité d’un chapitre de la Bible. L’Evangéliste nous y raconte l’histoire d’une guérison.
A ses disciples qui lui demandent si l’aveugle né n’est pas responsable de son propre malheur – une question qui nous habite tous – Jésus répond de manière étonnante : cette maladie est arrivée « pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui ». Et l’œuvre de Dieu, c’est précisément Jésus, qui guérit ce malade définitivement. C’est donc la joie qui domine ce dimanche du « Lætare – Réjouis-toi ! ».
Mais la guérison de l’aveugle né ne s’est pas faite magiquement. Car Jésus a d’une part, mis en jeu la liberté de cet homme en lui demandant d’aller se baigner à la Piscine de Siloë, et d’autre part fait de cet homme un de ses témoins avec les responsabilités que cela implique…