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Fin de vie : les réactions après le vote à l'Assemblée nationale

Publié le 26/02/2026

Les députés ont adopté ce mercredi 25 février, en seconde lecture, la proposition de loi sur la fin de vie, votée à 299 voix contre 226. Si ce vote marque une étape législative majeure, il suscite une vive levée de boucliers chez les acteurs du soin et la Conférence des évêques de France, qui dénoncent un « basculement anthropologique » et un manque de garde-fous.

Les députés se sont exprimés mercredi 25 février en faveur de la proposition de loi sur l'euthanasie et le suicide assisté. Un vote marqué par « une majorité étroite » que dénonce la SFAP (Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs) et une « précipitation » choquante selon Alliance VITA, « alors que le système de santé est en crise et que les Français attendent avant tout un accès équitable aux soins, en particulier les soins palliatifs ».

Un résultat qui, selon la SFAP, « souligne la profondeur des divergences au sein de la représentation nationale sur une question qui engage des choix éthiques fondamentaux, la pratique médicale et la protection des personnes les plus vulnérables ».

L'alerte de la Fondation Lejeune

En parallèle, la Fondation Lejeune alerte sur les risques majeurs que présente le texte de ce second vote, dont « tous les amendements visant à introduire des "garde-fous" au dispositif euthanasique ont systématiquement été rejetés et dénigrés ». Elle met en garde également sur la confusion dangereuse qui brouille « les limites entre soins palliatifs et euthanasie » et « l'aggravation de la pression sur les personnes vulnérables ».

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« Profonde opposition » de la Conférence des évêques de France

Dans un communiqué publié ce vendredi 27 février, la Conférence des évêques de France exprime sa « profonde opposition » : « Légaliser l’aide à mourir ne relève pas d’un simple ajustement technique du droit : il s’agit en réalité d’un basculement anthropologique qui modifie en profondeur les repères de la société. »

Elle a toutefois salué l’adoption du texte sur les soins palliatifs, « condition indispensable pour garantir le soulagement de la douleur et l’accompagnement digne de toute personne en fin de vie ».

Le parcours législatif du texte n'est cependant pas terminé et les débats se poursuivront au Sénat à partir du 1er avril.

Regards chrétiens sur la fin de vie