Ce lundi 29 juin, les travaux de révision du projet de loi bioéthique ont repris à l'Assemblée Nationale. Même si le droit prévoit une révision des lois de bioéthique tous les 7 ans, de nombreuses voix s'opposent à la reprise du travail de bioéthique dès maintenant, alors que les urgences sont sanitaires et économiques. Certains y voient même une manœuvre politique.
Actuellement, en commission de l’Assemblée nationale, un débat en catimini -et dans l’urgence factice- en vue de la loi #bioéthique aboutit à des absurdités et à des injustices criantes.
De la part du gouvernement, dans le contexte #Covid, une telle programmation est lamentable.
Dans une tribune publiée dans le Figaro, l'archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit a appelé les députés à "remettre en cause ce projet injuste et inégalitaire pour se concentrer sur les vrais problèmes des Français."
Vers un droit à l'enfant ?
Lors de sa relecture du texte en janvier 2020, le Sénat avait tenu à y insérer la mention selon laquelle "nul n'a de droit à l'enfant". En commission spéciale, les députés de la majorité ont supprimé cet article, qui était pourtant une "disposition de bon sens" selon Xavier Breton, député LR de l’Ain.
Enfin, sur l'accès à la Procréation Médicalement Assistée, le Sénat avait supprimé sa prise en charge par l'assurance maladie pour toutes les femmes, ne réservant cette gratuité qu'aux demandes fondées sur des critères médicaux d'infertilité. Les députés examinent à nouveau ces différents points. Les travaux devraient se poursuivre jusqu'au jeudi 2 juillet.