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Affaire Bétharram : la réaction des évêques de France

Publié le 19/02/2025

Après les nouvelles révélations sur les violences, agressions sexuelles et viols commis à l'établissement scolaire Notre-Dame de Bétharram entre 1957 et 2004, la Conférence des évêques de France a publié un communiqué ce jeudi 20 février. La CEF y apporte son soutien aux victimes et appelle à mettre en place « un grand plan de protection des enfants ».

Dans les Pyrénées-Atlantiques, l’établissement privé Notre-Dame-de-Bétharram est visé par une vaste enquête sur des violences physiques et sexuelles commises sur des élèves de cette institution qui dépend de la congrégation religieuse des Pères du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram.

A ce jour, 132 plaintes ont été déposées, pour des violences datant de 1957 à 2004, et dont les premiers signalements remontent à 1996. La création d’un groupe Facebook d’anciens élèves en octobre 2023 a permis la libération de la parole sur cette affaire.

Face à ces « révélations alarmantes », la Conférence des évêques de France (CEF) a publié une déclaration jeudi 20 février pour apporter son soutien aux victimes. Les évêques français rappellent que ces violences « sont en contradiction avec l'esprit de l'enseignement catholique », et que de telles actions « font honte à l'humanité ».

La veille, la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) a demandé au gouvernement un audit de « tous les dispositifs d’alertes existants » dans les établissements scolaires et structures accueillant des enfants. Souhaitant suivre les recommandations de la CIIVISE, la CEF appelle à mettre en place « un grand plan de protection des enfants », et se dit prête à y participer « de toutes ses forces ».

Concernant le cas de l'établissement Notre-Dame de Bétharram, la CEF affirme « regretter que les contrôles prévus et les différentes inspections qui ont eu lieu, tant de la part de l’Éducation Nationale que de celle des structures de l’Enseignement catholique, sur une période de plus de cinquante ans, n’aient pas permis de mettre au jour la réalité inqualifiable que subissaient les enfants scolarisés au sein de cet établissement ».

Les évêques de France ont par ailleurs redit « sa confiance aux établissements de l’Enseignement catholique, diocésains ou congréganistes ».

Ce vendredi 21 février, une information judiciaire a été ouverte pour viol. Le suspect concerné est un ancien surveillant de l'établissement, né en 1965, qui était encore en fonction l’année dernière avant d’être écarté après l’ouverture de l’enquête judiciaire. Les deux autres hommes placés en garde à vue le 19 février ont été laissés libres en raison de la prescription des faits qui leur étaient reprochés.

 

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