Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, les chanoines représentent bien plus que la caricature d’ecclésiastiques oisifs que leur prête un Boileau : ils assurent la prière chorale, administrent les biens du chapitre, gouvernent le diocèse pendant les vacances épiscopales et servent de conseil à l’évêque et parfois même, lui tiennent tête. Cette semaine, l’émission Au risque de l’histoire explore les missions assurées par les chanoines à l’époque moderne, à Notre-Dame de Paris comme ailleurs : financement de la liturgie, de la musique, de l’entretien de la cathédrale et participation active à la vie intellectuelle, et politique de leur ville, en parallèle d’une pratique de la charité pour les plus vertueux. Supprimés brutalement par la Révolution en 1790, les chapitres renaîtront sous le Concordat de 1801, sous une forme transformée : le canonicat deviendra une dignité honorifique récompensant les prêtres méritants, tandis que l’on donnera au chapitre une fonction renouvelée. Pour ce deuxième volet consacré aux chanoines, Christophe Dickès reçoit Ségolène de Dainville-Barbiche, conservateur général honoraire du patrimoine, et François Hou, docteur en histoire.
Le journaliste Christophe Dickès, et ses invités se penchent sur des moments-clés de l'Histoire de l'Eglise, pour en exposer, de manière aussi claire que précise, les enjeux et les faits.
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