2020-10-06 CONFÉRENCE DU MARDI

06/10/2020

L’icône moderne et profane est la glorification paradoxale d’une individualité promue symbole d’un groupe. Pourtant les icônes écrites par les iconographes russes et ukrainiens démontrent l’inverse. Le singulier renvoie dans son unicité à une fraternité universelle. Lorsqu’un peintre d’icône russe représente la figure des princes Boris et Gleb, qui furent canonisés au Moyen Age pour avoir pris sur eux la violence de leur frère aîné, ne cherche-t-il pas à rappeler que la paix est le bien commun le plus précieux ? Lorsqu’un peintre d’icône ukrainien transforme des caisses de munition en icône de la Mère de Dieu, n’appelle-t-il pas à placer la prière au-dessus de toute autre considération ? Ce travail de la société civile en faveur de la paix a-t-il des chances de pousser les chrétiens à dépasser les peurs et à s’engager en faveur de la paix ? Avec Alexis Struve, Archiprêtre de l’Eglise orthodoxe ; Anna Canter, artiste plasticienne, co-fondatrice du Centre Anne de Kiev ; Grégoire Aslanoff, chargé de cours d’histoire de l’art chrétien à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge ; Antoine Arjakovsky, co-directeur du département de recherche Politique et Religions du Collège des Bernardins. Enregistré le 14 janvier 2020 au Collège des Bernardins (Paris).

Hors-Série

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