TÉMOIGNAGES

Que faire lorsque l'enfant ne vient pas ? Retrouvez ci-dessous les témoignages de couples qui ont été confronté à la PMA : 

Enfant né de PMA : Les défis de la construction personnelle 


En France, quelques 25.000 enfants naissent chaque année d’une procréation médicalement assistée. La PMA englobe de multiples techniques, parmi lesquelles l’insémination artificielle avec le sperme d’un donneur (IAD). Quelles conséquences sur les enfants nés de PMA ? Comment se construire lorsqu’on ne connaît pas son passé ? Comment à son tour mener une vie familiale apaisée ? Analyse et points de repères dans Vies de famille.

Comment le refus de la PMA est-il perçu par l'entourage ? 


Pour les couples ayant des difficultés à concevoir un enfant, le recours à la procréation médicalement assistée (PMA) est presque systématiquement proposé par les médecins. Certains décident néanmoins de ne pas le faire, que ce soit pour des raisons éthiques ou pour préserver leur couple d´un accompagnement médical trop lourd à porter... Pourtant personnel, ce choix peut susciter l´incompréhension dans l´entourage amical ou familial, voire même cristalliser les tensions. Comment les surpasser ? Quelle attitude adopter ?

PMA : quels critères de discernement ? 


Devant la difficulté à concevoir un enfant, de nombreux couples font appelle à la Procréation Médicalement Assistée (PMA). L'Agence de la biomédecine, organisme public qui gère ce domaine en France, recense environ 150.000 tentatives par an pour 25.000 naissances, soit 3% des naissances d´enfants. Les techniques sont variables : de la Fécondation In Vitro (FIV) à l'Insémination Artificielle (IA) avec le sperme du conjoint ou provenant d´un donneur anonyme, toutes posent de sérieuses questions éthiques. Alors, quels critères de discernement pour les couples ?

Dire "non" à la PMA : quels renoncements ? 


Malgré un faible taux de réussite - entre 20 et 30% selon les statistiques -, la PMA peut cependant être perçue par les couples comme « la » solution pour concevoir un enfant. Pourtant, certains couples décident d´y renoncer. S'en suit alors un chemin d´acceptation et de deuil : deuil de l´enfant espéré, d´une vie de famille « normale », d´une grossesse, de la paternité...  Comment vivre cette période et quels renoncements pour les couples ?

ÉVENEMENTS & CONFÉRENCES

Veillée de prière pour la vie 2018

 

Comme chaque année, les diocèses d´Île-de-France organisent à Notre-Dame de Paris une grande Veillée de prière pour la vie. L´ensemble des évêques confient les uns et les autres dans la prière pour oeuvrer toujours plus en faveur du respect de la vie humaine (début et fin de vie, handicap, exclusion des plus faibles, des plus âgés, des malades...). Cette année, la 10e Veillée de prière pour la vie introduite par Mgr Michel Aupetit et présidée par Mgr de Moulins Beaufort a une dimension particulière, en raison des débats liés aux États généraux de la bioéthique et à la révision des lois qui suivra.

Etats généraux de la bioéthique : entrez dans le débat !


Soirée de conférence donnée le mercredi 18 avril 2018 à l'Université Catholique de Lyon. Introduction sur les enjeux éthiques majeurs des États généraux par le père Thierry Magnin, recteur de l´Université catholique de Lyon. Quelques positions clés de l´Église catholique dans les débats de société par Mgr Pierre d´Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail "Bioéthique" de la Conférence des Evêques de France. Questionnement par des experts de la société civile, débat avec l´assemblée et conclusion du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.


Soirée bioéthique en la paroisse Saint-Léon de Paris

 

Le jeudi 3 mai 2018, Mgr Aupetit, archevêque de Paris, et le professeur Emmanuel Sapin, Chef de Service en Chirurgie Infantile et Néonatale au CHU de Dijon, ont donné une conférence sur le thème : "Embryon et période anténatale : recherche et thérapeutique - l´homme en danger ?". KTO retransmet l´événement à la veille de la Veillée de prière pour la vie à Notre-Dame de Paris. Il est impératif de se former alors que les États généraux de la bioéthique ont ouvert un débat sur la révision des lois bioéthiques.

Cycle de conférences organisé par l'association Alliance Vita :

Conserver & progresser

Avec Blanche Streb, Pierre-Yves Gomez, François-Xavier Pérès et Tugdual Derville

être présent

Avec Valérie Boulanger, François-Xavier Bellamy, Caroline Roux et Tugdual Derville

Se donner le temps

Avec Caroline Roux, Martin Steffens, Xavier Mirabel et Tugdual Derville
 

Vivre avec son temps

Avec Tugudal Derville, henri de Soos, Blanche Streb et Damien Desjonquères

DÉBAT & ACTUALITÉS

Angélus du 24 Juin 2018
La Famille, sanctuaire de la vie


Au cours de la prière dominicale de l'Angélus, le pape a appelé chacun à demeurer toujours plus conscients «que dans la génération d'un enfant, les parents agissent comme des collaborateurs de Dieu». Chaque parent est ainsi porteur d'une «mission sublime qui fait de chaque famille un sanctuaire de la vie». Ces paroles du Pape François sur l'importance de la vie, de la conception à la naissance, résonnent tout particulièrement en ce 24 juin, veille de deux jours de congrès sur la bioéthique mondiale à l'Académie pontificale pour la vie. 
 

Actualités - Juillet 2018
Belgique : vers une sortie de l'avortement du Code Pénal ? 


Constance du Bus, collaboratrice à l'Institut Européen de Bioéthique à Bruxelles est sur le plateau du journal d'actualité A La Source pour expliquer les enjeux du vote sur l´avortement qui a lieu mercredi 4 juillet 2018 à la Commission justice de la Chambre de Bruxelles. Les députés votent pour la sortie de l'IVH du Code Pénal. De nombreuses voix, l´Eglise de Belgique en tête, se font entendre pour s'opposer à un tel retrait. 

 

 

Février 2018 
Etats Généraux de la bioéthique : les débats citoyens 


Les débats citoyens,  dans le cadre des États Généraux de la Bioéthique,  ont lieu un peu partout en France. Nous avons souhaité nous rendre à l´un d´entre eux, à Rennes, pour mieux comprendre comment cela se passe. 

Janvier 2018
Les français et la bioéthique : un sondage qui fait débat


Avant le lancement des Etats Généraux de la Bioéthique, Guillaume Goubert de La Croix et Antoine Pasquier de Famille Chrétienne échangent sur le sondage publié le 3 janvier par La Croix.

Janvier 2018
Les enjeux des Etats Généraux : interview de Tugdual Derville


Interview vidéo de Tugdual Derville, délégué général d'Alliance Vita

Sans Langue de Buis
Dialogue avec Mgr d'Ornellas

Conférence des évêques de France de Novembre 2017
Mgr Pontier : "l'enfant est un don"

INTERVIEWS

Tugdual Derville : "Il faut entrer en résistance"

Interview de février 2018

KTO - Les Etats-Généraux de la bioéthique sont lancés le 18 janvier. Quels en sont les enjeux pour notre pays ? Et pour les catholiques ?

Tugdual Derville - Ces États généraux sont un processus participatif organisé par le Comité consultatif national d’éthique avant la révision de la loi. Derrière le mot bioéthique, c’est la façon de concevoir la vie humaine qui est en jeu. À partir des techniques artificielles de procréation, un marché mondial de la PMA et de la recherche sur l’embryon s’est développé. La France a avalisé la plupart de ces techniques, dès sa première loi bioéthique, en 1994, tout en résistant à ce marché, avec plus ou moins de fermeté. Il ne faut pas être naïf : chaque révision de la loi a avalisé de nouvelles dérives. La recherche sur l’embryon humain a été initialement interdite en France, puis interdite « avec dérogation », puis autorisée de façon prétendument encadrée...

En 2018 arrive l’offensive de la « PMA pour toutes », c’est-à-dire la conception d’enfant avec donneur de sperme anonyme pour les femmes seules ou vivant ensemble. Exit le père ! L’étape suivante serait la GPA (mères porteuses), pour le moment proscrite. Certes, de nouveaux sujets nécessitent qu’on y réfléchisse pour protéger l’humanité. Je pense à l’intelligence artificielle et aux « big data »; les bases de données médicales peuvent contribuer à nous protéger mais aussi menacer notre liberté… Cependant, rouvrir sans-cesse le débat bioéthique, c’est abandonner les repères durables. Verser la « fin de vie » dans ces débats où prévaut le relativisme éthique serait donc dangereux. Les catholiques appuient au contraire leur réflexion sur un socle cohérent et rationnel : le respect de la vie et de la dignité humaine, à tous les stades de l’existence. Ce respect ne devrait pas se discuter.

Sur ces problématiques éthiques, la société française semble prête à accepter des évolutions que l’on peut considérer comme des transgressions inédites. Que dire ? Que faire ?

À nous de rappeler que la mission du politique n’est pas de se soumettre aux émotions collectives manipulées par de petits groupes à fort impact médiatique, mais de servir le bien commun, c’est-à-dire celui de chacun et de tous. Ces transgressions bafouent l’intérêt des plus fragiles (notamment les enfants). Elles touchent aussi à l’intégrité de l’humanité future. Avec la technique du CRISPR-Cas 9 (sorte de ciseau génétique), la Chine conçoit déjà des embryons humains génétiquement modifiés… Au Mexique est né le premier bébé à trois parents génétiques. Des chercheurs travaillent sur un utérus artificiel. On joue avec le feu.

"Nous devons apprendre à témoigner d’un mode de vie alternatif, marqué par l’humble et courageux respect du plus petit."

Il faut entrer en résistance et défendre l’altérité homme-femme dans l’engendrement, la valeur de la maternité et de la paternité, et la famille fondée sur la fidélité sexuelle, précieux écosystème pour l’épanouissement durable de l’être humain. La France peut et doit résister à l’utilitarisme anglo-saxon. Quant à nous, nous devons apprendre à témoigner d’un mode de vie alternatif, marqué par l’humble et courageux respect du plus petit.

Dans ce contexte particulier, Alliance Vita organise son Université de la Vie, cycle de formation en quatre soirées largement ouvertes à tous. Pourquoi cette proposition ? Et qu’attendez-vous du relais de ces soirées par KTO ?

Ouverte à tous (chrétiens ou pas), ces soirées permettent de mieux comprendre ces enjeux pour agir efficacement. Rester seul, c’est être démuni avec le risque d’être manipulé. Dans 140 salles, nous rassemblons les personnes de bonne volonté pour former les consciences sur ces sujets qui nous concernent tous. Chacun peut devenir un relais d’information autour de lui pour appeler le plus grand nombre au bon sens. Beaucoup de ceux qui se disent pour la « PMA pour toutes » sont vite convaincus de son injustice quand on les invite à se situer « du côté de l’enfant » privé de toute référence paternelle… Qu’une partie de nos soirées soit relayée par KTO nous donne la chance de toucher beaucoup plus de personnes. Les plus fragiles ont tant besoin d’avocats !

 

Mgr d'Ornellas : "J'ai été frappé par l'ignorance et la confusion dans certaines question"

Interview d'avril 2018

KTO : Quel regard portez-vous actuellement sur le déroulement des États généraux de la bioéthique partout en France, organisé par le Conseil national consultatif d’éthique ?

Mgr Pierre d’Ornellas : Cela me semble inégal. Ce sont les Espaces éthiques régionaux qui mettent en oeuvre les débats. Ceux-ci sont parfois de grande qualité et d’autres apparaissent comme orientés. Par ailleurs, certaines Régions sont pauvres en débats alors que d’autres sont plus riches. Plusieurs départements n’ont aucun débat. La participation ne me paraît pas très importante sauf pour les deux sujets de société : la PMA pour toutes les femmes et la fin de vie. Pour les autres sujets, les citoyens semblent ne pas voir les enjeux. Ces États généraux 2018 de bioéthique seront-ils de grands États généraux ? J’en doute. Pourtant, ils abordent des sujets importants comme la génomique, nos données de santé, l’intelligence artificielle...

Les militants en faveur de l’euthanasie sont très actifs. Cela vous inquiète-t-il ?

Le CESE, qui est représentatif de la société française, a rendu un avis à ce sujet. Or son ignorance du soin et de l’éthique du soin est patente. Cela a été amplement souligné. Lorsque j’ai été auditionné, j’ai été frappé par l’ignorance et la confusion dans certaines questions. Il me semble que l’ignorance soutient en grande partie la militance dont vous parlez. Si les gens savaient vraiment en quoi consiste le soin en fin de vie, alors ils auraient moins peur et ils militeraient pour forcer l’État à prendre des décisions urgentes pour développer les soins palliatifs et diffuser une large information. Est-ce que l’État serait sourd à cette urgence ? À première vue, il semblerait qu’il n’a pas pris la mesure des enjeux du vieillissement et de la science du soin palliatif. Pourtant celle-ci a montré son savoir-faire même si elle doit encore progresser. Ce serait un honneur pour la France de donner l’exemple en promouvant une qualité du soin et de l’accompagnement qui soulagent le mieux possible les souffrances. La non promotion de ces soins engendre ce militantisme vers l’euthanasie qui sera toujours une défaite.

Êtes-vous satisfait de la mobilisation des diocèses, et plus généralement des catholiques, sur les enjeux bioéthiques : fin de vie, PMA, GPA, intelligence artificielle ?

Il est frappant de constater le grand nombre de diocèses qui organisent des rencontres et des débats. C’est bien. Contrairement à ce que disent certains médias, la participation des catholiques me semble digne et respectueuse. Je milite à la fois pour le dialogue honnête intellectuellement et pour que les catholiques – comme tous les citoyens – participent aux États généraux en exprimant leurs souhaits argumentés en vue du monde de demain, qui sera celui des jeunes d’aujourd’hui. D’ailleurs, dès que ceux-ci sont informés, ils refusent ce monde artificiel de la technique à tout va. Ils veulent un monde de relations humaines qui ont du sens. Je l’ai plusieurs fois constaté devant des auditoires de centaines de Terminales.

Comment rendre efficaces les contributions des catholiques ?

En allant sur le site des États généraux et en y déposant leurs pensées réfléchies. Pour cela, qu’ils prennent le temps de s’informer, de réfléchir à la meilleure manière de respecter la dignité humaine et d’exercer le soin vis à- vis des plus fragiles, que ce soit en début, au milieu ou en fin de vie. En relevant aussi les incohérences, par exemple face à un État tenté d’organiser une filiation sans institution paternelle. À moins d’être incohérent, c’est impossible d’arriver juridiquement à une égalité entre deux réalités – le couple hétérosexuel et le couple homosexuel – qui, dans le réel, ne sont pas identiques !

Dans notre culture ambiante en mal de repères, où les catholiques peuvent-ils puiser la force de leur engagement (concernant la bioéthique) ?

Dans l’enseignement de l’Église sur la grandeur et la beauté inouïes de l’être humain, qui est d’une grande richesse. Dans les fiches de bioéthique de la Conférence des évêques de France, qui sont une aide. Dans les rencontres organisées ici où là par les diocèses. Enfin et surtout, dans leur amour pour l’autre et pour sa dignité de personne, amour reçu de Dieu, amour qui pousse à porter témoignage avec douceur et respect, quelle que soit l’issue des États généraux et des débats législatifs. Cela fait plus de 2000 ans que ce témoignage porte du fruit, même quand les lois civiles sont injustes. Ce témoignage est d’autant plus vital qu’une soif de spirituel et de vie vraiment humaine est entrain de percer la carapace technologique à laquelle nous nous sommes tous habitués sans nous en rendre compte. D’ailleurs, la science (la vraie) montre de plus en plus que l’homme est plus beau et plus complexe que toute vision simplement technique. Les chrétiens ont un bel avenir : ils ont un tel trésor dans les mains ! Un trésor qu’est toute personne et que manifeste le plus fragile à ceux qui savent voir. Dès lors pourquoi ne pas s’engager pour que l’État promeuve une société où, avec une vraie compassion, on prend soin les uns des autres dans une vraie solidarité, où les techniques soient des servantes pour tous, en particulier les plus fragiles, et non des reines qui nous gouverneraient malgré nous ?