Auteur français majeur mais méconnu, Léon Bloy (1846-1917) naît d’un père franc-maçon et d’une mère catholique dévote. Doté d’un esprit très indépendant parfois indiscipliné, il vivra toute son existence dans l’indigence matérielle. Mais il gardera jusqu'à sa mort un amour jaloux pour sa seule richesse sa foi retrouvée en 1869 après sa rencontre avec l’écrivain Jules Barbey d’Aurevilly. S’il tire de la guerre de 1870 ses premiers romans publiés, sa carrière d’écrivain ne décolle pas. Par contre sa foi, que les épreuves font grandir, occupe la première place. Ses écrits s’en ressentent où il justifie tout à travers un plan divin sans pour autant tomber dans le créationnisme. Léon Bloy écrit avec la même obstination qu’un orpailleur non à la recherche d’or mais du sens caché de toute chose. Hors de cet absolu tout est paradoxe, absurdité, non-sens. Il déroute, dérange casse les codes sociaux d’une bourgeoisie triomphante. Son style est inclassable, certains critiques vont jusqu’à lui reconnaître le génie d’avoir inventé une langue. La gauloiserie rabelaisienne frôle le mysticisme le plus pur, le catastrophisme croise l’exaltation, la transcendance habite la déréliction.

Prophète de la miséricorde et "des vrais pauvres" selon le pape François, « mystique de la douleur », que nous dit cet écrivain, dont c’est le centenaire de la mort, sur l’époque actuelle ? En quoi son héritage est si riche d’enseignement ?

En diffusant le documentaire « Léon Bloy, pèlerin de l’absolu » à 20h40, KTO veut rendre hommage à cet homme de lettres dont la notoriété a souffert de son intransigeance à vivre de sa foi. 

Léon Bloy, le pèlerin de l'absolu, Documentaire inédit, diffusé à 20h40 et à revoir ensuite ici