A Cormontreuil dans la périphérie de l’agglomération Rémoise vit une communauté d’une vingtaine de clarisses. Selon l’inspiration de leur fondatrice, Sainte Claire d’Assise, leur repas dépend de ce qu’elles reçoivent en aumônes chaque jour. Elles vivent dans de modestes pavillons à la lisière de la forêt signe de leur choix de la pauvreté.

Ce matin sœur Pascale-François cuisine carottes et poisson. Elle se souvient de la première fois où elle a tenté de préparer un repas, un jour où sa maman était absente. , sous le regard attendri de son père. « Pour une femme africaine, c´est important de savoir cuisiner, de savoir faire la fête, et ce n´est pas une question de quantité ! ». Aubergines, poivrons rutilants, persil hachés à la berceuse ou graines de fenouil torréfiées, carottes savoureuses ou fabrication des hosties, tout cela ne peut se faire que « dans la joie de l’Esprit ». Préparer un repas pour sœur Pascale-François, en fin de compte, « c´est donner son cœur ».