Les migrants, Sans Langue de Buis

En direct vendredi 22 septembre à 20h40

LE CONTEXTE

Le 15 août dernier, le pape François signait sa lettre pour la 104e Journée mondiale du migrant et du réfugié – journée qui a lieu chaque année en janvier. Une signature le jour de l’Assomption, commentait-il, parce que Marie « a fait elle même l’expérience de la dureté de l’exil ». C’est dire combien le sort des migrants lui importe ; c’est en appeler principalement à l’Évangile, dans un domaine qui polarise les politiques publiques en Europe. Ces paroles du pape, après de nombreux gestes, provoquent des réactions nombreuses et contradictoires, y compris parmi les catholiques, déjà très partagés sur ces questions compliquées. Voilà pourquoi KTO doit ouvrir un espace de débat, et permettre d’interpeller leurs évêques. C’est tout le programme de l’émission Sans langue de buis qui entame avec ce sujet, sa seconde saison.

" Ces paroles du pape, après de nombreux gestes, provoquent des réactions nombreuses et contradictoires"

Juillet 2013 : Lampedusa

Rappelons-nous : pour son premier voyage, le 8 juillet 2013, François avait choisi l’île de Lampedusa, entre la Sicile et la Tunisie. « Ces immigrés morts en mer », « ma pensée y est revenue continuellement comme une épine dans le cœur. J’ai alors senti que je devais venir ici aujourd’hui pour prier, pour poser un geste de proximité, mais aussi pour réveiller nos consciences. S’il vous plaît, que cela ne se répète pas ! ». Le pape voulait dénoncer la « mondialisation de l’indifférence » et le modèle de société qui y conduit, ce qu’il nommait la «  culture du bien-être ». En novembre 2014, le Saint-Père s’adressait particulièrement aux Européens et à leurs gouvernants, devant leur parlement de Strasbourg. Non seulement la Méditerranée ne devait pas rester un « grand cimetière  », mais l’Europe doit refonder son projet, se souvenir de son fondement spirituel, construire « un nouvel humanisme », « intégrant comme elle l’a toujours fait ».

Il vint ensuite à Lesbos, en avril 2016. Accompagné de Bartholomée, le patriarche orthodoxe de Constantinople, et Ieronymos, l’archevêque orthodoxe d’Athènes, il lança un nouvel appel à l’accueil généreux des réfugiés, en demandant davantage qu’un simple sauvetage, et notamment  : «  d’étendre l’asile temporaire » et d’octroyer « le statut de réfugié à ceux qui sont éligibles ». Son avion ramena au Vatican douze réfugiés syriens musulmans, dont six mineurs. De retour de Suède où il avait posé de nouveaux gestes œcuméniques, certaines paroles du pape en réponse à une journaliste semblèrent, pour certains, apporter des bémols, parce qu’il évoqua « la prudence des gouvernants », la nécessité de tenir compte des capacités d’un pays à intégrer. Mais il insistait sur l’ouverture du cœur… Puis François créa à la curie un nouveau dicastère (ministère) pour le développement humain intégral, et en son sein une section en charge des réfugiés et migrants, section dont il se réserva la direction directe.

Les 21 propositions du pape

Ses « 21 propositions » en vue de la 104e Journée mondiale du migrant et du réfugié constituent donc une étape de plus de cette impulsion majeure du pontificat. Le Pape y promeut un accueil large, généreux et légalement organisé des migrants, demandant très concrètement le développement d’entrées sûres et légales  » dans les pays de destination : notamment par « l’octroi de visas humanitaires », des corridors humanitaires, de « faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale », de permettre l’accès de tous au travail, la liberté de mouvement et l’accès à l’instruction comme à l’assistance sanitaire, la nationalité pour tous les enfants à la naissance et ceux qui peuvent faire valoir une longue présence dans le pays, sans supprimer leur propre identité culturelle.

Il est légitime de débattre

Il le sait, ces mots interviennent dans un contexte d’attentats commis au nom de l’islam, souvent par des migrants ou fils de migrants apparemment « intégrés »  ; dans un contexte aussi où les peuples s’interrogent sur leur identité, où des institutions européennes refusent de parler de racines chrétiennes, etc. Entre la tentation du repli et celle de l’utopie, y-a-t-il une voie à la fois réaliste et évangélique ? Il est légitime de s’interroger et de débattre, en vérité, sans langue de buis. Il est plus qu’utile d’avoir l’occasion d’interpeller l’Église. La plupart de nos évêques sont confrontés très concrètement à la question des migrants dans leur diocèse ; ils y ont réfléchi, ils agissent, vous pourrez interroger l’un d’eux le 22 septembre en direct sur KTO.

VIDÉOS RELATIVES

 

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L'ÉMISSION

Autour d’une thématique chaque mois, plusieurs chrétiens font part de leurs questions ou de leurs expériences à un évêque invité sur le plateau de KTO. L’évêque, en pasteur, échange avec eux sans langue de buis, et partage ses réflexions pour les aider à vivre leur foi au quotidien..

Un dialogue pastoral libre autour des grandes problématiques de notre société et des communautés chrétiennes, animé par Etienne Loraillère.

 

Emissions précédentes :

Les jeunes et la pagaille dans l'EgliseLes vocations sacerdotalesLa vie spirituelle des prêtresLa pédophilieL'engagement des chrétiens en politiqueL'avortementNos racines chrétiennesFace au terrorismeAmoris Laetitia

 

Posez vos questions à cette adresse : sanslanguedebuis@ktotv.com

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Emissions précédentes

Les jeunes et la pagaille dans l'Eglise

Sans Langue de Buis du 23 juin 2017.

Mettez la pagaille ! Le Pape François ne cesse de le répéter aux jeunes. Mais concrètement, quelle place les jeunes ont-ils réellement dans l’Eglise ? Un questionnaire mis en ligne par le Vatican invite tous les jeunes à travers le monde à prendre la parole, et de nombreux groupes répondent actuellement à la consultation pour préparer le Synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel à Rome en octobre 2018.

Pour apporter sa contribution, KTO invite des jeunes à prendre la parole : étudiants, responsables d’aumôneries, jeunes professionnels. Et ça décoiffe ! Avec leur franc-parler, ils dialoguent avec Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque auxiliaire de Lyon, sur ce qu’ils veulent apporter à l’Eglise et ce qu’ils en espèrent, leurs joies mais aussi les résistances auxquelles ils se heurtent.

Un échange pastoral sans langue de buis, qui permet de découvrir la vitalité de la foi des jeunes catholiques en France, déterminés à faire bouger l’Eglise et sur qui repose l’évangélisation de toute une génération.

Les vocations sacerdotales

Sans Langue de Buis du 12 mai 2017.

Comment naît le désir de devenir prêtres aujourd’hui chez les jeunes générations ? Quelle responsabilité l’Eglise porte-t-elle dans l’éveil des vocations sacerdotales et le discernement ? Dans un contexte de crise de la foi en France, et de baisse régulière du nombre d’ordinations, les évêques mais aussi les prêtres, les familles et l’ensemble des communautés chrétiennes, doivent-ils changer leur regard et leur pratique sur les vocations et l’appel ?

Des séminaristes, des responsables de séminaires et des fidèles laïcs échangent avec Mgr Jean-Philippe Nault, évêque de Digne, Riez et Sisteron. Un dialogue pastoral qui assume les tensions de ces dernières années, sans oublier la joie de voir l’engagement des nouveaux prêtres.

La vie spirituelle des prêtres, sans langue de buis

Sans Langue de Buis du 7 avril 2017.

L’Eglise s’interroge-t-elle suffisamment sur la vie spirituelle de ses prêtres ? Si elle peut sembler paradoxale, la question n’est pas si saugrenue devant le défi de nourrir la vie spirituelle des autres, la réalité de nos modes de vie, et la solitude parfois… Pas plus qu’un autre, le prêtre n’est protégé du risque de noyer sa vie dans les tracasseries du quotidien.

Des prêtres, mais aussi des fidèles laïcs, échangent avec Mgr Eric Aumônier, évêque de Versailles. Un dialogue pastoral sur un sujet rarement abordé, et pourtant crucial pour la vitalité spirituelle de l’Eglise catholique.

 

La pédophilie

Sans Langue de Buis du 3 mars 2017.

Comment lutter davantage contre la pédophilie et les abus sexuels ? L’Eglise et les évêques ont-ils agit comme ils le devaient face à ces actes horribles qui détruisent souvent la vie d’enfants et d’adultes ? Les scandales de pédophilie de ces derniers mois n’ont laissé personne indifférent. Comment les prêtres, les fidèles, vivent-ils ces affaires sous forte pression médiatique ?

L’affaire Preynat à Lyon, l’élément déclencheur, a poussé l’Eglise catholique en France à prendre de nouvelles directives extrêmement fermes. Cela a conduit aussi à la mise en place de cellules d'écoute dans les diocèses pour que les victimes puissent se manifester et être accueillies. La plupart signalent des cas anciens. Certaines interrogent la manière dont les situations ont été gérées dans les diocèses.

Sur le plateau de KTO, des chrétiens concernés par la pédophilie et la lutte contre les abus sexuels dialoguent sans langue de buis avec Mgr Olivier Leborgne, évêque d'Amiens : Véronique (membre de la cellule d'écoute du diocèse d'Orléans et ancienne victime), le Dr Walter Albardier (psychiatre, médecin coordinateur au TGI de Paris), le Père Alexandre Gérault (secrétaire du conseil presbytéral du diocèse de Rouen, curé de la paroisse Saint-Paul du Mesnil - Plateau de Boos), et avec la participation par téléphone de François Devaux (président de l'association lyonnaise La Parole Libérée).

 

L'engagement des chrétiens en politique

Sans Langue de Buis du 10 février 2017.

Dans le contexte électoral actuel, l´identité religieuse affirmée par des candidats dont François Fillon a suscité de nombreux commentaires critiques. Que révèlent-ils ? Quelle place pour les catholiques dans la vie politique ?

Sur le plateau de KTO, des catholiques engagés débattent avec le Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris. La laïcité muselle-t-elle l'expression publique de ses convictions ? Comment dépasser la posture ou le rôle de donneur de leçon, souvent inaudible ? L'articulation de la foi et de l'action politique au quotidien signifie-t-elle soumission de l'une à l'autre ? Pourquoi l'Eglise encourage-t-elle les catholiques à s'engager en politique ? Quels sont les enjeux et les champs d'action prioritaires ?...

 

L'avortement, sans langue de buis

Sans Langue de Buis du 6 janvier 2017.

La campagne présidentielle, mais aussi le vote du délit d'entrave numérique à l'IVG, a replacé l'avortement au centre des débats en France. Près de 220 000 interruptions volontaires de grossesses sont pratiquées chaque années, soit un avortement pour trois naissances. Que dit l'Eglise catholique à propos de l'IVG ? Comment réagir quand les catholiques sont dénigrés ou ridiculisés pour leur défense des enfants à naître ? Pourquoi le Pape François a t-il souhaité faciliter le pardon pour l'avortement ? Quelles paroles pour les femmes en détresses ? Mgr Guy de Kérimel, évêque de Grenoble-Vienne, répond en direct aux questions de plusieurs chrétiens engagés, sans langue de buis. Pour aller plus loin...

Nos racines chrétiennes, sans langue de buis

Sans Langue de Buis du 2 décembre 2016

Face à la perte des repères, face aussi à l´islam politique et son bras armé qu´est le terrorisme, la question de l´identité refait surface avec son lot d´angoisses et de crispations. Les politiques l´ont bien senti. La problématique des racines chrétiennes de notre pays refait surface, sans pour autant freiner le travail des idéologues qui voudraient nous couper de ces racines au nom de la modernité, de la nouveauté.Qu´est-ce qu´un évêque a-t-il à répondre sur la question de l´héritage chrétien ? Faut-il renouer avec ces racines chrétiennes, et comment ? Dans l´émission mensuelle Sans Langue de Buis, Etienne Loraillère reçoit Mgr Pierre d´Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo.

 Face au terrorisme, sans langue de buis

Sans Langue de Buis du 4 novembre 2016

Dans un contexte marqué par la menace terroriste et un an après les attaques de Daesh à Paris, Mgr Dominique Lebrun est l´invité de l´émission Sans langue de Buis. L´archevêque de Rouen répond aux questions des chrétiens en plateau, de proches de victimes d´attentat, de chrétiens engagés dans l´éducation ou encore dans le dialogue interreligieux, notamment avec l´islam. Comment faire face au terrorisme et gérer la peur ? Est-il possible de pardonner ? Quels enjeux pour les chrétiens et la société ? Sans Langue de Buis, Mgr Lebrun reviendra également sur la portée du martyre du Père Jacques Hamel, assassiné dans l´église Saint-Etienne-du-Rouvray en août dernier.

 Amoris Laetitia, sans langue de buis

Sans Langue de Buis du 14 octobre 2016

Le Cardinal canadien Marc Ouellet répond aux questions autour de l´exhortation apostolique Amoris Laetitia du pape François. Ce texte publié après les deux synodes sur la famille de 2014 et 2015 a suscité des controverses au sein de l´Eglise catholique. Sur le plateau de KTO, le préfet de la Congrégation pour les Evêques (Vatican) dialogue sans langue de buis avec des couples et des prêtres engagés dans la préparation au mariage à partir d´expériences concrètes.