Angelus

Tous les dimanches à 12h00, le Pape s’adresse à la foule sur la Place Saint-Pierre de Rome. La prière de l’Angélus, récitée par le Pape, est précédée d’une allocution du Saint-Père. Retransmis et traduit en direct par KTO.

Angelus

Angélus du 22 juillet 2018 / Angelus

Diffusé le 22/07/2018 / Durée : 20 minutes Nous écrire
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  • Dimanche 15 juillet 2018

    Evangéliser sobrement : Angélus du 15 juillet 2018

    Evangéliser sobrement : Angélus du 15 juillet 2018
    En cette 15ème semaine du temps ordinaire, le Saint-Père a commenté l´Évangile selon Saint-Marc (6, 7-13) quand Jésus appela les Douze pour les envoyer en mission, deux par deux, «une sorte de stage», affirme le Pape, «pour apprendre ce qu´ils seront appelés à faire après la résurrection, avec la puissance de l´Esprit Saint». Jésus ne manque pas de donner des consignes au Douze alors qu´ils sont au tout début de leur activité missionnaire. Le Pape s´arrête ainsi sur «le style missionnaire» dans sa catéchèse. La mission a un centre, Jésus Le disciple missionnaire a, avant tout, un centre de référence, qui est la personne de Jésus. Le récit l´indique en utilisant une série de verbes qui ont Jésus pour sujet. Ainsi la motivation et les actions des Douze «semblent irradier d´un centre», explique le Pape, dans leurs actions missionnaires est reproposée la présence et l´oeuvre de Jésus. «Cela montre que les apôtres n´ont rien de propre à annoncer, ni des capacités propres à démontrer, mais ils parlent et agissent en tant qu´envoyés, messagers de Jésus».Cet épisode évangélique concerne tous les baptisés là où ils vivent, et non pas uniquement les prêtres, poursuit François. Et pour eux aussi «cette mission est authentique seulement lorsqu´elle part de son centre immuable qu´est Jésus». François rappelle qu´il ne s´agit pas de «l´initiative de fidèles individuels, ni de groupes, ni même de grands rassemblements, mais c´est la mission de l´Église unie de manière inséparable à son Seigneur. Aucun chrétien n´annonce l´Évangile de manière propre, mais uniquement lorsqu´il y est invité par l´Église qui a en reçu le mandat du christ en personne». Évangéliser sans appuis, ni faveurs La seconde caractéristique du style missionnaire est «un `visage´ qui consiste en la pauvreté des moyens». Son équipement répond à un critère de sobriété. Les Douze reçoivent l´ordre de ne rien prendre d´autre que leur bâton pour la route, pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture, souligne l´Évangile. «Le Maître les veut libres et légers, sans appuis ni faveurs, sûrs uniquement de l´amour de celui qui les envoie, forts uniquement de Sa Parole qu´ils viennent annoncer». Le bâton et les sandales sont les attributs des pèlerins, parce qu´ainsi sont les messagers du Seigneur. «Ce ne sont pas des managers tout puissants, des fonctionnaires inamovibles, ou des divas en tournée». De ce visage, découle également de la façon dont le message va être reçu. Le Pape avertit les missionnaires : il peut arriver de n'être ni accueillis ni écoutés. «Cela aussi est pauvreté : l´expérience de l´échec». L´histoire de Jésus, qui fut rejeté et crucifié, préfigure le destin de son messager, explique le Pape qui rappelle cependant que «c´est seulement si nous restons unis à Lui, mort et ressuscité, que nous réussissons à avoir le courage de l´évangélisation». Le Pape a enfin prié la Vierge Marie, première disciple et missionnaire de la Parole de Dieu, pour qu´elle aide l´ensemble des fidèles à répandre dans le monde le message de l´Évangile, avec «une allégresse humble et radieuse, au-delà de tout rejet, de toute incompréhension ou tourment ». Saluts Après la prière de l´Évangile, le Pape a salué les pèlerins de son diocèse, d´Italie et des différentes parties du monde : les familles, les groupes paroissiaux, les associations. Il a en particulier salué les soeurs du Très Précieux Sang de Monza, les novices des Filles de Marie auxiliaire, et les jeunes polonais du diocèse de Pelpin qui participent à un cours d´exercices spirituels à Assise.
  • Dimanche 8 juillet 2018

    "La grâce de Dieu surprend ..."Angélus du 8 juillet 2018

    "La grâce de Dieu surprend ..."Angélus du 8 juillet 2018
    S´appuyant sur l'Évangile du jour (Marc 6, 1-6), le Pape a rappelé comment les habitants de Nazareth passèrent de l´émerveillement à l´incrédulité à l´écoute des enseignements du Christ. Un changement d´attitude qui s´est opéré dès lors qu´ils apprirent que celui qui prêchait n´était que ce «simple charpentier, fils de Marie» qu´ils avaient vu grandir. Pour ces Galiléens, Jésus est d´abord charpentier, «il n'a pas étudié», mais pourtant «il prêche mieux que les scribes et fait des miracles», souligne François, didactique. Hélas, poursuit le Pape, «au lieu de s'ouvrir à la réalité, les habitants de Nazareth sont scandalisés, car selon eux, Dieu est trop grand pour s'abaisser à parler par la voix d´un homme aussi simple». Jésus devient alors pour eux «le scandale de l'Incarnation», «l'événement choquant d'un Dieu fait chair, qui pense, travaille, agit, aime, mange et dort comme un homme»... «Le Fils de Dieu bouscule tous les schémas humains: ce ne sont pas les disciples qui lavèrent les pieds du Seigneur, mais le Seigneur qui lavait les leurs», devenant ainsi cause de scandale et d'incrédulité, affirme le Saint-Père, «à toutes les époques, même aujourd'hui». Ce renversement fait par Jésus nous engage donc tous aujourd´hui «à une vérification personnelle et communautaire», car il peut arriver à tous de nourrir des préjugés qui nous empêchent de saisir la réalité. Et c´est justement le Seigneur qui invite à adopter au contraire une attitude d'écoute humble et d'attente docile, «car la grâce de Dieu se présente souvent de manière surprenante, qui ne correspond pas à nos attentes». «Dieu ne se conforme pas aux préjugés», a insisté le Souverain pontife depuis la fenêtre du Palais apostolique. L´importance de la foi prend ici tout son sens. Pour le Saint-Père, «beaucoup de baptisés vivent comme si le Christ n'existait pas, répétant les gestes et les signes de la foi, sans parvenir à une réelle adhésion à la personne de Jésus et de son Évangile», a-t-il déploré, souhaitant de tout son coeur que Dieu parvienne «à dissoudre en chacun la dureté de coeur et l´étroitesse des esprits».
  • Dimanche 1 juillet 2018

    Jésus est source de vie pour qui lui fait confiance : Angélus du 1er juillet 2018

    Jésus est source de vie pour qui lui fait confiance : Angélus du 1er juillet 2018
    «Sur la route du Seigneur, tout le monde est admis» : le Pape François, lors de l´angélus ce dimanche, a souligné que pour avoir accès au coeur de Jésus il faut sentir le besoin d´être guéri et s´en remettre à lui.Le Pape François, avant de réciter la prière de l´angélus, a commenté l´Évangile de ce dimanche 1er juillet, 13e dimanche du temps ordinaire. Il est revenu sur Jaïre et sur la femme qui avait des pertes de sang qui, tous deux, demandent, chacun à leur manière, de guérir, l´un sa fille, l´autre ses problèmes de santé. Pour le Saint-Père, les deux récits abordés dans l´Évangile de ce dimanche, n´ont qu´un seul thème : «la foi». Ils montrent aussi que Jésus est «source de vie», qu´il redonne la vie «à qui se fie pleinement de Lui». Jaïre et la femme ne sont pas des disciples de Jésus, pourtant, «ils sont exaucés par leur foi». C´est pourquoi, souligne François, «nous sommes tous admis sur la route du Seigneur». S´en remettre à Jésus «Personne ne doit se sentir un intrus, un abuseur, ou quelqu'un qui n´a pas le droit», précise le Pape. «Pour avoir accès à son coeur, il n´y a qu´une exigence : ressentir le besoin de guérison et s´en remettre à Lui». François précise bien que c´est Jésus qui va chercher la femme dans la foule, ayant senti que quelqu´un l´avait touché dans un but bien précis. «Jésus les tire de l´anonymat, les libère de la peur de vivre et d´oser». «Il le fait par un regard et avec une parole qui les remet en chemin après tant de souffrances et d´humiliations», poursuit le Pape qui appelle les fidèles à «apprendre et à imiter ces paroles qui libèrent et ces regards qui restituent, à qui en est privé, l´envie de vivre».Craindre le coeur endurci Ce récit évangélique montre l´imbrication également des thèmes de la foi et de la vie nouvelle que Jésus vient nous offrir. «Devant Lui, la mort physique est comme un sommeil : il n´y a pas de raison de désespérer». Mais «il y a une autre mort», précise aussitôt le Pape, «qui est à craindre : celle du coeur endurci par le mal». Malgré tout, «même le péché, pour Jésus, n´a jamais le dernier mot parce qu´Il nous a apporté la miséricorde infinie du Père. Et même si nous sommes tombés, sa voix tendre et forte nous parvient : "Je te le dis : lève toi"».
  • Vendredi 29 juin 2018

    La confession de Pierre : Angélus du 29 juin 2018

    La confession de Pierre : Angélus du 29 juin 2018
    Dans sa courte catéchèse, l´évêque de Rome est revenu sur l´Evangile du jour, en St Matthieu, celui de la «confession de Pierre» ; un «épisode fondamental pour notre vie de foi», au cours duquel Jésus interroge ses disciples à propos de son identité. «Au dire des gens, qui est le Fils de l´homme ?», «Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je?», demande le Seigneur. Avec ces deux questions, «Jésus semble nous dire qu´une chose est de suivre l´opinion courante, une autre est de Le rencontrer et de s´ouvrir à son mystère : c´est là qu´on découvre la vérité », a affirmé le Saint-Père. «L´opinion commune contient certes une réponse vraie, mais partielle. Pierre, et avec lui l´Eglise d´hier, d´aujourd´hui et de toujours, répond la vérité : `Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !´». Au cours des siècles, observe encore le Souverain Pontife, «le monde a défini Jésus de plusieurs façons» : tantôt comme un grand prophète , un maitre de vie, tantôt comme un révolutionnaire, ou un rêveur. Au milieu de toutes ces hypothèses, se distingue la confession de Pierre, homme plein de d´humilité et de foi: Jésus est Fils de Dieu. «C´est cela la nouveauté que la grâce allume dans le coeur de celui qui s´ouvre au mystère de Jésus: la certitude, non mathématique, mais encore plus forte, plus intérieure d´avoir rencontré la source de la Vie». Voilà bien l´expérience du croyant, qui n´est pas le fruit de son mérite, mais qui vient de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit.La réponse de Jésus est, elle aussi, pleine de Lumière : «Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l´emportera pas sur elle». «C´est la première fois que Jésus prononce la parole Eglise : et Il le fait, en exprimant tout son amour pour elle » (...). C´est la nouvelle communauté de l´Alliance, non plus basée sur la descendance et la Loi, mais sur la foi en Lui, Jésus, Visage de Dieu»Au terme de l´Angélus, le Pape a salué les nouveaux cardinaux qu´il a créés hier, les nouveaux archevêques métropolitains nommés dans l´année, présents à Rome, et toutes les personnes venues les accompagner. LIRE AUSSI Le Pape François reçoit une délégation du patriarcat de Constantinople 28/06/2018 Le Pape François reçoit une délégation du patriarcat de Constantinople Le Saint-Père a également mentionné la délégation du Patriarcat oecuménique de Constantinople. «Cette présence est un signe du chemin de communion et de fraternité, qui grâce à Dieu, caractérise nos Eglises», a-t-il conclu..
  • Dimanche 24 juin 2018

    La Famille sanctuaire de la vie : Angélus du 24 juin 2018

    La Famille sanctuaire de la vie : Angélus du 24 juin 2018
    Dans l´Évangile selon saint Luc cité par le Pape François depuis la fenêtre du palais apostolique, l'annonce de la naissance de Jean-Baptiste laisse Zacharie incrédule «parce que les lois naturelles ne le permettaient pas». Ainsi apparait que «Dieu ne dépend pas de notre logique et de nos capacités humaines limitées», a souligné François ce dimanche 24 juin. Tout l'événement de la naissance de Jean-Baptiste est donc entouré d'un joyeux sentiment «d'étonnement, de surprise et de gratitude» que le Pape assimile «au mystère de la naissance». Martelant l´importance de ces sentiments de joie, d´étonnement, de surprise et de gratitude, véritables «âmes de la foi», le Souverain pontife a loué toutes les variables de l´existence humaine «qui ne peuvent être ni prévues ni contrôlées». Et ce, malgré une époque qui a tendance à tout planifier, a-t-il relevé. «Plus on en sait et plus l´on reste étonné et fasciné!», s´est donc réjoui le Saint-Père, car «la vie d'une personne dépasse toujours nos modèles et nos propres attentes»: elle est «don de Dieu». Enfin, le Pape a surtout appelé chacun à demeurer toujours plus conscients «que dans la génération d'un enfant, les parents agissent comme des collaborateurs de Dieu». Chaque parent est ainsi porteur d'une «mission sublime qui fait de chaque famille un sanctuaire de la vie». Ces paroles du Pape François sur l'importance de la vie, de la conception à la naissance, résonnent tout particulièrement en ce 24 juin, veille de deux jours de congrès sur la bioéthique mondiale à l'Académie pontificale pour la vie. Ces travaux présidés par Mgr Vincenzo Paglia, président de cette académie pontificale, pencheront sur le rôle de l'éducation dans les problématiques de bioéthique, ainsi que sur «la santé maternelle et infantile».
  • Dimanche 17 juin 2018

    Rester ancré en Dieu : Angélus du 17 juin 2018

    Rester ancré en Dieu : Angélus du 17 juin 2018
    Le Pape invite à toujours rester ancrés en Dieu. En ce onzième dimanche du temps ordinaire, le Pape François a commenté l´Evangile du jour (Mc, 4, 26 à 34) : «C´est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères». Avant la prière de l´Angélus en ce dimanche 17 juin, le Pape François a commenté les paraboles utilisées par Jésus pour parler aux foules du Règne de Dieu et des dynamismes de sa croissance. Dans la première parabole, le Règne de Dieu est comparé «à la croissance mystérieuse de la semence, qu´on jette sur le terrain, qui bourgeonne et croît » pour produire finalement une récolte, indépendamment des soins donnés par l'homme. Une image pour montrer que, comme la semence, le Règne de Dieu «fait irruption dans le champ du monde» et «se développe seul, grâce à sa propre force et selon des critères qui ne sont pas humainement déchiffrables». «Parfois l´histoire, avec ses vicissitudes et ses protagonistes, semblent aller dans le sens inverses des desseins du Père céleste qui veut pour tous ses fils la justice, la fraternité et la paix ». Cependant, poursuit le Saint-Père, ces périodes doivent être vécues comme des «saisons», en demeurant certains que le Règne de Dieu croît «de manière mystérieuse et surprenante, révélant la puissance cachée de la petite semence, et sa vitalité victorieuse». Parfois, nos histoires personnelles ou sociales «semblent marquer le naufrage de l´espérance», mais le Pape invite à «rester confiant en l´action discrète mais puissante de Dieu». Ainsi, il ne faut pas se laisser abattre dans les moments sombres et difficiles, mais rester «ancrés en Dieu, à sa présence toujours salvatrice». Une croissance imprévisible et surprenante Dans une seconde parabole, Jésus compare le Règne de Dieu à une graine de moutarde. «C´est une graine toute petite, et pourtant elle se développe de telle manière qu´elle devient la plus grande de toutes les plantes du potager: une croissance imprévisible et surprenante» précise le Saint-Père. Il appelle chacun à s´ouvrir avec plus de générosité aux plans de Dieu, individuellement ou en communauté. «Il faut faire attention aux petites et grandes occasions de faire le bien que le Seigneur nous offre, en nous laissant nous impliquer dans ses dynamiques d´amour, d´accueil et de miséricorde envers chacun.» Pour conclure, François rappelle que c´est la prise du conscience du fait d´être des «instruments petits et faibles dans les mains de Dieu», qui permet d´accomplir de grandes choses. Prière pour le Peuple Vénézuélien Après la prière de l'Angélus, le Pape a évoqué la béatification samedi 16 juin dans la capitale du Venezuela de Mère Carmen Rendíles Martínez, fondatrice de la congrégation des Siervas de Jesus de Venezuela: «une fidèle disciple du Seigneur» qui, au siècle dernier, «a servi avec amour dans les paroisses, les écoles et auprès des plus démunis». Il a demandé aux fidèles de confier leurs prières pour le peuple vénézuélien à l'intercession à la nouvelle bienheureuse. Manifestant sa préoccuption pour la situation dramatique des populations du Yémen, le Pape a également appelé à la communauté internationale pour qu'elle parvienne à convaincre les parties prenantes au conflit à s'assoir à la table des négociations pour éviter que la situation n'empire. Il a récité avec la foule un Ave Marie pour le Yémen. En perspective de la prochaine Journée mondiale des réfugiés, le Pape a aussi dit espérer que les Etats impliqués dans les consultations onusiennes sur les migrations puissent adopter d'ici la fin de l'année, avec reponsabilité et humanité, le Pacte mondial sur les réfugiés ainsi que celui pour une migration sûre, organisée et légale. Il invite également chacun à un moment de rencontre avec les migrants, car c'est dans le «respect réciproques» que se trouve la solution à tant de problèmes.François a rappelé que c'était la fête des pères pour lesquels ils faut prier.
  • Dimanche 10 juin 2018

    Angélus du 10 juin 2018

    Angélus du 10 juin 2018
    Jésus a été confronté à deux types d´incompréhension comme nous le relate l´Évangile de ce dimanche 8 juin: celle des scribes et celle de ses proches. Celle des scribes est de loin la plus pernicieuse car ces experts de la Loi et en Écritures Saintes ont été envoyés à la rencontre de Jésus pour le discréditer aux yeux de tous. Pour cela, ils l´accusent d´être possédé par le démon. «Jésus a en effet soigné beaucoup de malades, et ils veulent faire croire que ce n´est pas avec l´Esprit Saint, mais avec celui du malin», explique François. Jésus se défend et rétorque que ces scribes blasphèment, peut-être sans le savoir, commettant ainsi «l´unique péché impardonnable, parce qu'il part d'une fermeture du coeur à la miséricorde de Dieu qui agit en Jésus». Nul n´est épargné par cette tentation de jalouser la bonté des autres. Cette malice nous pousse ainsi à détruire la réputation d´autrui, et cela peut aller jusqu´à semer le désordre et la confusion au sein des familles et de la société. François nous incite ainsi, si nous nous rendons compte que nous sommes victimes de cette tentation, à nous confesser. L´incompréhension de sa famille Autre incompréhension sur laquelle est revenu le Saint-Père, celle des membres de la famille de Jésus. La vie itinérante du Christ leur apparait comme «une folie». Jésus se montre en effet très disponible pour les autres, et principalement pour les malades et les pécheurs, à tel point qu´il en oublie de manger. «Jésus était ainsi, explique François: d´abord les gens, servir les gens, aider les gens, enseigner aux gens guérir les gens. Il était pour les gens», insiste le Pape. «Jésus a créé une nouvelle famille, non plus basée sur les liens naturels, mais sur la foi en Lui, sur son amour qui nous accueille et nous unit entre nous, dans l'Esprit Saint», poursuit le Pape. Nulle insulte à sa famille, précise François. En déclarant que celui qui accomplit la volonté de Dieu est son frère ou sa mère, Jésus adresse des paroles de reconnaissance à sa mère, «la disciple parfaite qui a obéi en tout à la volonté de Dieu». À l´issue de la prière de l´angélus, le Pape a adressé une message au diocèse d´Agen en France, où se tient ce dimanche la béatification de mère Marie de la Conception, née Adèle de Batz de Trenquelléon, la fondatrice de la Congrégation des Filles de Marie Immaculée. «Louons le Seigneur pour cette fille qui Lui a consacré sa vie ainsi qu´à ses frères» a déclaré le Pape avant de demander à la foule d´applaudir la nouvelle bienheureuse.
  • Dimanche 3 juin 2018

    Eucharistie de la Nouvelle Alliance : Angélus du 3 juin 2018

    Eucharistie de la Nouvelle Alliance : Angélus du 3 juin 2018
    «Chaque fois que nous célébrons l'Eucharistie, à travers ce sacrement si sobre et solennel, nous faisons l'expérience de la Nouvelle Alliance, qui réalise pleinement la communion entre Dieu et nous», a d´emblée assuré le Souverain pontife. Par la logique de l´Eucharistie, «nous sommes assimilés au Christ, nous recevons son amour en nous, non pas pour le garder jalousement, mais pour le partager avec les autres», a-t-il poursuivi. Par conséquent, la fête du Corpus Domini est «un mystère d'attraction pour le Christ». Son sacrifice nous enseigne à devenir plus accueillants et disponibles pour ceux qui sont en quête de compréhension, d'aide, d'encouragement, et ceux qui sont marginalisés et seuls, a souligné François. La présence de Jésus vivant dans l'Eucharistie devient alors, selon le Pape, «une porte ouverte entre le temple et la rue», «entre la foi et l'Histoire», «entre la cité de Dieu et la cité de l'homme». Enfin, le Saint-Père a rappelé combien cette solennité de la Fête-Dieu, selon son acception française, exprimait «une piété eucharistique populaire» par les nombreuses processions du Saint-Sacrement, dans de nombreux pays. Le Pape, lui-même, participera à la procession du Saint-Sacrement à Ostie, près de Rome, à partir de 18h00 ce dimanche 3 juin, «comme le fit le Bienheureux Paul VI il y a 50 ans».
  • Dimanche 27 mai 2018

    Trinité, mystère d'un Dieu Amour (Angélus du 27 mai 2018)

    Trinité, mystère d'un Dieu Amour (Angélus du 27 mai 2018)
    En cette Solennité de la Sainte Trinité, que l´Eglise célèbre le dimanche suivant la Pentecôte, nous sommes invités à contempler le «mystère d´un Dieu qui ne cesse de nous créer, de nous racheter et de nous sanctifier» Le chrétien fait partie d'un peuple. Saint Paul à son tour nous parle du désir de Dieu d´être appelé Père, et même «Papa», «avec la confiance totale d´un enfant qui s´abandonne dans les bras de celui qui lui a donné la vie». L´action de l´Esprit-Saint en nous, rappelle en outre l´apôtre, fait que «Jésus ne se réduit pas à un personnage du passé, mais que nous le sentons proche, (...) et nous expérimentons la joie d´être des enfants aimés de Dieu». Et c´est justement «grâce à sa présence et à la force de son Esprit, que nous pouvons réaliser avec sérénité la mission qu´Il nous confie: annoncer et témoigner à tous de l´Evangile (...La fête de la Sainte Trinité, Dieu Un et Trine, nous fait contempler «le mystère d´un Dieu qui ne cesse de nous créer, de nous racheter, de nous sanctifier (...) et qui donne, à chaque créature qui l´accueille, de refléter un rayon de sa beauté, de sa bonté et de vérité».)» Ce Dieu-Amour a choisi de marcher avec l´humanité et de former un peuple qui soit bénédiction pour toutes les nations, et pour chaque personne. «Le chrétien n´est pas une personne isolée, il appartient à un peuple. On ne peut être chrétien sans une telle appartenance et communion. Nous sommes un peuple ; le peuple de Dieu», a martelé le Pape avant d´invoquer l´aide maternelle de la Vierge Marie, afin que les croyants puissent témoigner de l´Amour du Père , du Fils et de l´Esprit.. Prière pour l'Afrique Au terme de l´Angélus, le Pape a évoqué la béatification, advenue samedi, à Piacenza (Italie) de Soeur Leonella Sgorbati, assassinée par des islamistes en Somalie le 17 septembre 2006. «Sa vie dépensée au service de l´Evangile et des pauvres, comme son martyre, représentent un gage d´espoir pour l´Afrique et le monde entier». «Prions ensemble pour l´Afrique, pour qu´il y ait la paix», a ensuite lancé le Saint-Père, enjoignant la foule rassemblée à réciter un «Ave Maria» pour le continent, avant d´invoquer la Vierge Marie sous le vocable de «Notre-Dame de l´Afrique».