Face aux Chrétiens

Jeudi à 20h40

Présenté par Frédéric Mounier ou Dominique Gerbaud.

Émission créée en 1997 par le quotidien La Croix en partenariat avec le réseau des Radios chrétiennes francophones (RCF) et Radio Notre-Dame, Face aux chrétiens est le forum politique des médias chrétiens. Chaque semaine une personnalité de la vie politique, économique, sociale, intellectuelle ou religieuse est interrogée pendant une heure par les journalistes représentants les rédactions partenaires, offrant une véritable mise en perspective de l'actualité.

Face aux Chrétiens
Les vidéos de l'émission
  • Vendredi 20 avril 2018

    Jean-Marie Bockel

    Jean-Marie Bockel
    Jean-Marie Bockel, sénateur UDI du Haut-Rhin est l´invité de « Face aux chrétiens » jeudi 19 avril 2018. Elu local alsacien depuis plus de 20 ans, et « catholique assumé », JM Bockel reprend le mot du pape François appelant les Etats à la « prudence ». Car « la non gestion de l´immigration peut créer des îlots de chaos ». Sur le délit de solidarité, JM Bockel « respecte les engagements de certains envers nos frères en humanité », mais accepte la contradiction avec la politique que doit mener l´Etat. Même s´il soutient la réforme constitutionnelle, JM.Bockel constate que E. Macron « bouscule les corps intermédiaires » : « S´il met à mal le Parlement, ça se paiera un jour. » Même s´il convient volontiers que « nous devons balayer devant notre porte ». Positivement impressionné par le discours d´E. Macron aux Bernardins, et favorable à sa conception des relations avec les catholiques, JM Bockel se refuse à « considérer le droit à l´enfant comme seul critère du monde de demain ». Mais, pour se prononcer sur la PMA, il attend le débat parlementaire. Il estime que, tout en étant « accueillant envers le monde qui vient », il faut « éviter d´aller, même insidieusement, vers la GPA ».
  • Vendredi 13 avril 2018

    Amélie de Montchalin

    Amélie de Montchalin
    La député LREM Amélie de Montchalin est l'invitée de l'émission Face aux Chrétiens jeudi 12 avril. La députée de l'Essonne revient notamment sur la redistribution des fruits de la croissance économique. Après le discours des Bernardins du président Macron, Amélie de Montchalin s'exprime sur le sens du principe de séparation de la loi de 1905. "Ce qui est important, c'est que les religions ne cherchent pas deux choses : la survisibilité, une place dans l'espace public au-delà de ce qui est leur rôle (...) Et la surpolitisation. On ne fait pas de prosélytisme dans le débat politique" explique l'élue. A partir du moment où elles respectent ces règles "on peut dialoguer" explique la député qui poursuit : "il est vrai qu'à certains moments, certaines religions ou courants de ces religions ont dépassé ces limites". Revenant sur les bons chiffres de la croissance, la députée de la commission des finances exclue toute redistribution immédiate. "Il y a moins de déficit qui donne l'illusion qu'il y a un gâteau à redistribuer" assure Amélie de Montchalin qui précise le sens de la politique menée. "Ce qui est certain, c'est qu'on a fait des choix. Il y a des politiques très coûteuses qui n'ont pas l'impact attendu" précise-t-elle citant le logement social ou les emplois aidés. "On va continuer de faire des choix , investir dans l'éducation, l'enseignement supérieur, la recherche (...) On redistribue vers l'avenir. On met notre pays en capacité de préparer l'avenir. C'est comme ça qu'on redistribue." La député qui plaide avec d'autres parlementaires pour la création d'une instance d'évaluation économique à l'Assemblée explique : "Si on regarde la IVè et la Vè République, on est en minorité institutionnelle. Il faut qu'on sorte le Parlement de cette forme de tutelle et qu'on lui donne les moyens de travailler comme dans les autres démocraties avancées qui ont des offices d'évaluation, des unités de chiffrage, et qui travaillent de manière transpartisane. Mon objectif, c'est d'être crédible, d'arrêter le cirque. Dans les questions au gouvernement, le député se lève, pose sa question et pense avoir fait le travail. Ce n'est pas cela le travail parlementaire. Le travail, c'est le collectif pour être en situation de force vis à vis des administrations et du gouvernement."
  • Vendredi 6 avril 2018

    Virginie Calmels

    Virginie Calmels
    Virginie Calmels, première vice-présidente des Républicains est l'invité de l'émission Face aux Chrétiens, jeudi 5 avril. La première adjointe au maire de Bordeaux accuse notamment Emmanuel Macron, sur la réforme de la SNCF, de ne pas s'attaquer au vrai problème qui est celui du régime des retraites. Pour la N° 2 des Républicains, il y a "d'un côté Macron qui a plusieurs reprise s'est montré pro-européen béat, limite fédéraliste, et de l'autre les eurosceptiques Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon". LR se situe entre les deux, explique-t-elle "Nous sommes européen mais on est eurocritiques, On a des propositions à faire pour une autre Europe". Virginie Calmels commente la réforme de la SNCF qui "met énormément de gens dans la rue" et s'interroge : "Est-ce qu'elle traite des vrais problèmes de fond ? On parle du statut pour les cheminots futurs et, sur l'ouverture à la concurrence, on a l'impression que Mme Borne est en train de faire machine arrière." Virginie Calmels estime que la réforme ne traite pas le vrai problème des retraites des cheminots. "C'est un sujet majeur" dit-elle. La SNCF "ne peut vivre avec un régime des retraites qui grève son résultat de 3 milliards d'euros chaque année (...) Macron passe à côté du sujet principal"" dénonce-t-elle. La N° 2 des Républicains se méfie des sujets de société. "Pour la libérale que je suis, j'ai toujours dit que les questions sociétales sont un piège qui peut conduire à la division les familles politiques alors qu'elles ne sont pas l'essence d'un projet politique. Attention de ne pas tomber dans le piège" prévient -elle. Cela dit, elle reconnaît que sur la PMA ou la GPA, "nous devons prendre position". et que Les républicains vont parvenir "à une très large majorité" à une position qui est la sienne : Virginie Calmels rappelle son opposition ferme à la GPA et, sur l'ouverture de la PMA à tous, elle précise : "Mon sentiment aujourd'hui est que je n'y suis pas favorable. Il y a des lois de la nature sur la procréation et je n'ai pas envie que l'on joue aux apprentis sorciers. Pour les familles monoparentales ou les couples homosexuels, elle recommande "plutôt d'aller vers l'adoption" d'enfants.
  • Vendredi 23 mars 2018

    Jean-Christophe Lagarde

    Jean-Christophe Lagarde
    Le président de l´UDI, Jean-Christophe Lagarde, est l´invité de « Face aux chrétiens » émission organisée par La Croix, KTO, RCF et Radio Notre Dame. Interrogé sur la mise en examen de Nicolas Sarkozy il n´a pas voulu se mêler à ce qu´il appelle « le tribunal business médiatique » et attend le jugement pour le commenter. En revanche il a critiqué la grève à la SNCF alors que « la réforme est modeste, progressive et nécessaire. Il faut mettre en oeuvre la concurrence et un service public n´est pas nécessairement rendu par des entreprises publiques. » L´UDI qu´il préside fera de l´Europe son cheval de bataille, mais pas de l´Union européenne telle que nous la connaissons car « cette Europe-là s´est fourvoyée en axant toute sa politique sur la concurrence. L´Union européenne a érigé le culte de la libre concurrence mais elle n´a pas été construite pour se faire de la concurrence mais pour construire une grande puissance face aux Etats-Unis, à la Chine. » Lui qui se dit « Macron compatible » il considère la hausse de la CSG, comme une « erreur » car c´est une mesure « inéquitable et inefficace » et trouve regrette « la conception trop centralisée » du pouvoir. Il prend l´exemple de la baisse à 80 km/h sur les routes. Il préfèrerait « des mesures décentralisées prises par les comités départementaux de sécurité routière, avec des vitesses différenciées selon les routes et entre le jour et la nuit. » Jean-Christophe Lagarde s´est est pris à la France et aux alliés car « on laisse la Turquie massacrer nos alliés, les Kurdes, qui se sont battus et sont morts pour nous. J´aimerais que la France équipe et arme les Kurdes pour qu´ils se défendent contre les attaques aériennes turques. » Le président de l´UDI, qui avait voté en faveur du mariage pour les personnes homosexuelles, s´est dit opposé à une législation sur la PMA. « Il s´agit d´un acte médical et non pas social. »
  • Vendredi 16 mars 2018

    Pierre Gattaz

    Pierre Gattaz
    Le président du Medef Pierre Gattaz est l'invité, jeudi 15 mars, de l'émission Face aux chrétiens. Le patron des patrons approuve la méthode Macron et son recours aux ordonnances mais critique fermement l'idée de taxer les CDD. Pierre Gattaz distingue "deux dialogues social", celui au niveau de l'entreprise qui est "très bon" et celui, national, entre les partenaires sociaux. A ce niveau, le président du Medef estime que l'économie française a aujourd'hui besoin "d'innovation de rupture. Et dans le dialogue social national, on est mal armé pour faire de la rupture". Il juge ainsi que le président a eu raison, sur le code du travail de recourir à des ordonnances "qui vont dans le bons sens". Qu'il s'agisse de la formation, de l'apprentissage, il "faut aller plus vite, il faut aller plus fort. La France ne peut plus attendre (...) Il est bon qu'un gouvernement éclairé dise 'je reprends la main, je veux aller plus loin" estime Pierre Gattaz. "On n'est pas satisfait" déclare Pierre Gattaz au sujet des projets du gouvernement de taxer les entreprises qui recourent abusivement aux CDD. "Cela nous inquiète beaucoup. la vraie précarité, c'est la chômage, pas les CDD. Certaines branches ont besoin de ces CDD" estime-t-il citant l'exemple du secteur de l'événementiel. "Si nous commençons à taxer les CDD, c'est le coût du travail qui va augmenter. On va soit bloquer des gens pour les embauches soit développer le travail informel, le travail au noir. Nous pensons que c'est une mauvaise idée." Après la remise du rapport Nota-Renard qui propose d'intégrer dans le code civil la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux, Pierre Gattaz met en garde le gouvernement. "Je suis parfaitement d'accord avec la philosophie générale, je plaide au Medef pour un économie profitable mais profondément humaine et respectueuse de l'environnement. C'est un triptyque nécessaire pour aller loin. Mais ce que nous redoutons, c'est le changement de la loi. C'est dangereux car c'est donner l'occasion à des activistes environnementaux de saisir la justice pour nous faire condamner" prévient Pierre Gattaz qui estime que l'inscription du principe de précaution dans la constitution a déjà beaucoup porté préjudice aux entreprises.
  • Vendredi 9 mars 2018

    Geoffroy Didier

    Geoffroy Didier
    Geoffroy Didier, secrétaire général délégué Les Républicains, député européen et vice-président de la région Ile-de-France est l'invité de l'émission Face aux chrétiens, jeudi 8 mars. "Emmanuel Macron prend le problème à l'envers, c'est à la prison de s'adapter à la société et la société devient de plus en plus violente. On n'a pas d'autre choix que d'en construire plus" estime Geoffroy Didier qui dénonce le "renoncement" du président qui s'était engagé, durant la campagne présidentielle, à construire 15 000 nouvelles places et n'en propose désormais que 7000. Revenant sur les annonces du président de supprimer les peines de moins d'un mois de prison, il juge au contraire que "la prison est utile pour les courtes peines mais à une condition, c'est l'humanisation des conditions de détention". "En voulant vider les prisons et en renonçant à en construire certaines, il prend le problème à l'envers, il n'a rien compris" tranche le député européen. Sur la fin de vie, Geoffroy Didier rappelle qu'il y a aura "un débat parlementaire avec toutes ses finesses" au terme duquel il déterminera son choix. Mais, s'il reconnaît que la Loi Clayes-Léonetti a "fait avancer les choses" et s'il défend une clause de conscience pour les médecins, il se déclare favorable à une évolution de la loi. "Sur l'euthanasie, je suis personnellement favorable à ce qu'on aille plus loin (...) Il ne faut pas s'interdire d'avancer sur ce sujet qui n'est pas un sujet partisan mais sur lequel chacun a sa sensibilité."Commentant les réformes engagées par la majorité Geoffroy Didier voit dans celle de la SNCF "l'ADN d'un président qui se comporte plus comme un actionnaire que comme un citoyen. Il ne se met pas à la place de l'usager" analyse le vice-président de la région Ile-de-France. "Emmanuel Macron a du rentrer pour la première fois de sa vie dans une prison il y a quelques jours. Il ne doit pas souvent prendre le train. Il ne se rend pas compte de ce qu'est la galère dans les transports, des difficultés de logement (...) Sur toutes ces questions, il est totalement au-dessus, il ne se les est jamais posées. On a eu un président normal, on a maintenant un président paranormal. je voudrais juste qu'il redescende sur terre". Geoffroy Didier estime que la réforme de la SNCF, ce n'est pas d'abord "la question du statut des cheminots après-demain" mais que les "usagers ont besoin aujourd'hui de réformes immédiates".
  • Vendredi 2 mars 2018

    Manuel Valls

    Manuel Valls
    L´ancien Premier ministre est l´invité de « Face aux chrétiens » émission organisée par La Croix, KTO, RCF et Radio Notre Dame. Interrogé sur les premiers mois de présidence Macron, Manuel Valls reconnait que l´actuel président bénéficie d´une « crise de la social-démocratie qui arrive en fin de cycle. C´est un mouvement historique. Le parti socialiste en tant que tel est mort et si son seul slogan est de dire ni Macron, ni Mélenchon, il accélèrera ce phénomène. » Pour Manuel Valls, le clivage n´est plus entre la droite et la gauche, mais « entre le populisme et le progressisme, entre une vision autoritaire de l´exercice du pouvoir et la démocratie. Le populisme est le grand adversaire des démocrates. » Il redit que « la France a besoin des élus et doit s´appuyer sur des corps intermédiaires. » Concernant la réforme de la SNCF, il pense que le gouvernement peut utiliser les ordonnances et qu´il sera « loyal avec la majorité » mais il « souhaite que ces ordonnances soient le fruit d´un dialogue avec les partenaires sociaux. » Il réaffirme qu´il était urgent de voter une loi favorable à l´euthanasie, mais que cela devait se faire dans le respect des différents courants philosophiques et religieux de la société. Président d´une mission parlementaire sur l´avenir de la Nouvelle Calédonie, il dit qu´il souhaite que « La Nouvelle Calédonie reste dans la République française. Il y a un destin commun et une attente très forte d´une présence de la France dans cette région, notamment de l´Australie et de La Nouvelle Zélande. Mais il ne faudra humilier personne. » Interrogé sur la Corse, Manuel Valls se dit « opposé à ce que l´on mentionne la Corse dans la Constitution, car la Corse fait partie du territoire métropolitain et ce serait ouvrir la boîte de pandore car d´autres régions, au nom de leur histoire , pourraient le demander. Nous devons être très attentifs à l´unité du territoire et de la nation. Ne défaisons pas les vieux Etats-nations. »
  • Vendredi 23 février 2018

    Jean-Pierre Sueur

    Jean-Pierre Sueur
    Jean-Pierre Sueur, sénateur socialiste, est l'invité de l'émission Face aux Chrétiens jeudi 22 février. Le vice-président de la commission des lois critique notamment l'idée de réduire le nombre de parlementaires. Le sénateur du Loiret s'oppose au projet de l'exécutif de réduire le nombre d'élus. "Je suis en désaccord avec cette idée" affirme Jean-Pierre Sueur qui dénonce un antiparlementarisme. "Je n'aime pas qu'on utilise l'argument anti-élus. Ils gagnent beaucoup d'argent, ils ont des privilèges (...) On veut que les élus soient proches du terrain et je m'efforce de le faire. Mais croit-on vraiment que c'est en supprimant 100 ou 200 élus que l'on sera plus proche du terrain? "interroge Jean-Pierre Sueur. Jean-Pierre Sueur n'est pas d'accord avec la perspective de recourir aux ordonnances pour la SNCF. "Je n'ai jamais aimé les ordonnances. Je croix au parlement. On est dans une république où l'exécutif écrase le législatif. On nous dit 'ça ira plus vite' mais rien ne vaut le travail parlementaire" estime le sénateur qui appelle aussi le gouvernement à respecter les syndicats. "Il faut toujours du dialogue social". Ce qui se passe dans la Ghouta est "horrible" constate le sénateur qui dénonce les bombardements de Bachar al Assad. "J'espère vraiment qu'il sera jugé par la Cour pénale internationale le plus vite possible. Dans les zones bombardées "il y a surtout des opposants au régime qu'il veut réduire à néant. Il faut par tous les moyens empêcher cela " affirme Jean-Pierre Sueur.
  • Vendredi 16 février 2018

    Olivier Dartigolles

    Olivier Dartigolles
    Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste, est l'invité de l'émission Face aux chrétiens, jeudi 15 février. Alors que le gouvernement a mis en place des groupes de travail pour préparer une réforme de l'offre de soins, Olivier Dartigolles lance un cri d'alarme : "l´hôpital public est en train de crever", affirme-t-il, dénonçant "les fermetures de services, les fusions d'hôpitaux, la tarification à l'acte qui est une abomination et l'épuisement du personnel." Evoquant le cas de la fermeture d'une maternité dans son département des Pyrénées-Atlantiques, il demande "un moratoire sur les fermetures d'établissements et un plan de recrutement des personnels." Le porte-parole du Pcf critique le ministre de l'éducation. "On nous présente Jean-Michel Blanquer comme un technicien, un pragmatique, c'est en fait un vrai idéologue qui porte un projet régressif pour l'école (...) La réforme du bac mais aussi la sélection au lycée et à l'université organisent un tri social (...) les gamins des milieux populaires ne pourront plus accéder aux métiers de leur choix". Olivier Dartigolles revient sur l'intervention récente de l'armée turque dans le Nord de la Syrie, dans l'enclave d'Afrin ou des Kurdes ont été massacrés. "La France aurait dû élever le ton, élever la voix, parler fortement et clairement pour dire que cette répression n'a que trop duré. (...) Le silence de la France et de la diplomatie française est une honte."
  • Vendredi 9 février 2018

    Sylvain Maillard

    Sylvain Maillard
    Sylvain Maillard, député LREM est l'invité jeudi 8 février de l'émission Face aux Chrétiens. Le député de Paris est notamment revenu sur la réforme du statut de la fonction publique. Interrogé sur la décision de François De Rugy, président de l'Assemblée d'interdire notamment les signes religieux ostensibles en séance, Sylvain Maillard dit approuver ce choix : L'Assemblée "doit être un endroit de neutralité (...) On peut dire ce que l'on veut, c'est essentiel pour la démocratie, mais il faut une neutralité des tenues". Au delà des signes religieux, cette exigence vise l'attitude de certains députés de La France insoumise. L'Assemblée "ce ne peut être une foire médiatique (...) on est là dans un endroit politique pour faire de la politique." Une semaine après les annonces du premier ministre sur la réforme à venir de la Fonction publique, Sylvain Maillard estime "qu'il faut qu'on puisse sortir de cette idée de statut qui nous bloque (...) Je travaille 7-8 ans dans une administration puis je vais travailler dans une entreprise (...) C'est ça une carrière moderne au XXIè siècle." "Quand on est au service de l'Etat on a une mission de service publique et le statut doit assurer la bonne exécution de ce service. Il ne faut pas inverser les choses." "Faut-il promouvoir l'euthanasie ? Chacun peut avoir un avis" estime le député. La priorité est pour lui "de prendre le temps de voir si la loi Clayes-Leonetti est bien appliquée sur le terrain." Le états généraux de la bioéthique qui s'ouvrent doivent permettre cela et d'avoir un large débat estime-t-il. "A titre personnel je n'ai pas un avis tranché et mes collègues de la commission sociale n'ont pas un avis tranché (...) On a besoin de toute cette année 2018 pour avancer, se faire une intime conviction."