Face aux Chrétiens

Jeudi à 20h40

Présenté par Frédéric Mounier ou Dominique Gerbaud.

Émission créée en 1997 par le quotidien La Croix en partenariat avec le réseau des Radios chrétiennes francophones (RCF) et Radio Notre-Dame, Face aux chrétiens est le forum politique des médias chrétiens. Chaque semaine une personnalité de la vie politique, économique, sociale, intellectuelle ou religieuse est interrogée pendant une heure par les journalistes représentants les rédactions partenaires, offrant une véritable mise en perspective de l'actualité.

Face aux Chrétiens
Les vidéos de l'émission
  • Vendredi 16 février 2018

    Olivier Dartigolles

    Olivier Dartigolles
    Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste, est l'invité de l'émission Face aux chrétiens, jeudi 15 février. Alors que le gouvernement a mis en place des groupes de travail pour préparer une réforme de l'offre de soins, Olivier Dartigolles lance un cri d'alarme : "l´hôpital public est en train de crever", affirme-t-il, dénonçant "les fermetures de services, les fusions d'hôpitaux, la tarification à l'acte qui est une abomination et l'épuisement du personnel." Evoquant le cas de la fermeture d'une maternité dans son département des Pyrénées-Atlantiques, il demande "un moratoire sur les fermetures d'établissements et un plan de recrutement des personnels." Le porte-parole du Pcf critique le ministre de l'éducation. "On nous présente Jean-Michel Blanquer comme un technicien, un pragmatique, c'est en fait un vrai idéologue qui porte un projet régressif pour l'école (...) La réforme du bac mais aussi la sélection au lycée et à l'université organisent un tri social (...) les gamins des milieux populaires ne pourront plus accéder aux métiers de leur choix". Olivier Dartigolles revient sur l'intervention récente de l'armée turque dans le Nord de la Syrie, dans l'enclave d'Afrin ou des Kurdes ont été massacrés. "La France aurait dû élever le ton, élever la voix, parler fortement et clairement pour dire que cette répression n'a que trop duré. (...) Le silence de la France et de la diplomatie française est une honte."
  • Vendredi 9 février 2018

    Sylvain Maillard

    Sylvain Maillard
    Sylvain Maillard, député LREM est l'invité jeudi 8 février de l'émission Face aux Chrétiens. Le député de Paris est notamment revenu sur la réforme du statut de la fonction publique. Interrogé sur la décision de François De Rugy, président de l'Assemblée d'interdire notamment les signes religieux ostensibles en séance, Sylvain Maillard dit approuver ce choix : L'Assemblée "doit être un endroit de neutralité (...) On peut dire ce que l'on veut, c'est essentiel pour la démocratie, mais il faut une neutralité des tenues". Au delà des signes religieux, cette exigence vise l'attitude de certains députés de La France insoumise. L'Assemblée "ce ne peut être une foire médiatique (...) on est là dans un endroit politique pour faire de la politique." Une semaine après les annonces du premier ministre sur la réforme à venir de la Fonction publique, Sylvain Maillard estime "qu'il faut qu'on puisse sortir de cette idée de statut qui nous bloque (...) Je travaille 7-8 ans dans une administration puis je vais travailler dans une entreprise (...) C'est ça une carrière moderne au XXIè siècle." "Quand on est au service de l'Etat on a une mission de service publique et le statut doit assurer la bonne exécution de ce service. Il ne faut pas inverser les choses." "Faut-il promouvoir l'euthanasie ? Chacun peut avoir un avis" estime le député. La priorité est pour lui "de prendre le temps de voir si la loi Clayes-Leonetti est bien appliquée sur le terrain." Le états généraux de la bioéthique qui s'ouvrent doivent permettre cela et d'avoir un large débat estime-t-il. "A titre personnel je n'ai pas un avis tranché et mes collègues de la commission sociale n'ont pas un avis tranché (...) On a besoin de toute cette année 2018 pour avancer, se faire une intime conviction."
  • Vendredi 2 février 2018

    Jean Leonetti

    Jean Leonetti
    Le nouveau président du Conseil national des Républicains, Jean Leonetti, maire d´Antibes et ancien ministre est l´invité de « Face aux chrétiens », émission organisée en partenariat avec KTO, La Croix, Radio Notre Dame et RCF. Il dit avoir bien voulu prendre la présidence du Conseil national des Républicains parce que « Laurent Wauquiez accepte la diversité dans le débat. Nous aurons parfois des divergences, mais il n´y a pas qu´une maison dans la maison du père. » A la différence du président de son parti, il n´a pas demandé au ministre Gérald Darmanin de démissionner parce que « le temps médiatique n´est pas celui du politique. » L´ancien ministre s´est montré très critique avec la politique du gouvernement : « Macron c´est de la communication parfaite, avec un président jeune mais il continue à creuser les déficits et les impôts augmentent. Il y a des lois avec de beaux titres, mais c´est du cosmétique. La loi travail ne touche pas aux seuils et on a baissé la garde face au terrorisme. » Il souligne que le nouveau président ignore la province : « Il y a une méconnaissance des territoires, car quand on touche à l´impôt local il y a un appauvrissement au détriment du social. Il y a un marché de dupes avec les territoires. » Jean Leonetti s´est inquiété de la révision des lois de bioéthique. « Les deux tiers des arguments du CCNE, le Comité consultatif national d´éthique, sont défavorables à l´ouverture de la PMA, mais à la fin le CCNE dit que la société est prête et qu´on peut le faire. Mais le CCNE n´a pas à se mettre à la place des citoyens, il doit donner un avis éthique, pas celui du peuple. Même si 90% des Français sont pour qu´une femme loue son corps, moi je ne l´accepterai jamais. » L´ancien ministre qui a donné son nom à la loi Claeys-Leonetti a repris l´argument de Dominique Quinio, ancienne directrice de La Croix et membre du CCNE du risque d´une pente glissante sans fin, chaque fois qu´il y a un pas de franchi, on en demande un autre. « La théorie de la pente glissante est une réalité et à un moment il faut fixer des limites. Un homme ça s´empêche et par exemple on ne donne pas la mort aux plus vulnérables, même s´ils le demandent. Sinon on est dans une rupture de la solidarité et de la fraternité. »
  • Vendredi 26 janvier 2018

    Michel Sapin

    Michel Sapin
    Michel Sapin, ancien ministre de l'économie et des finances est l'invité de l'émission Face aux chrétiens, jeudi 25 janvier, l'occasion de lancer à un appel à l'unité au sein du parti socialiste et de juger la politique d'Emmanuel Macron. Michel Sapin revient sur la reconstruction du parti socialiste. Parmi les quatre prétendants pour l'instant déclarés pour prendre la tête du parti, il estime que deux sont sur la même ligne. "Stéphane le Foll et Olivier Faure pensent la même chose" affirme l'ancien ministre. Il lance un "appel à ce que le débat ne porte pas sur les personnalités (...) les postures." Evoquant un projet "social démocrate" ou un "socialisme de responsabilité", il estime "qu' il faut porter une ligne qui est majoritaire au sein du PS et qu'il faut le faire dans l'unité." Michel Sapin assure avoir "le plus grand désaccord" avec la politique fiscale du président Macron, non pas dans le domaine de la fiscalité des entreprises mais dans celle des personnes. "Le résultat de cette politique est que les plus faibles des plus faibles, en particulier les personnes âgées, vont être les perdants et que les plus riches des plus riches, les mégariches, vont être incroyablement gagnants (...) Il y a là quelque chose d'incompréhensible, d'absolument insupportable pour moi. C'est une politique d'inégalité". Au sujet de la politique européenne d'Emmanuel Macron, Michel Sapin salue l'énergie du président. "Je trouve qu'un de ses atouts majeurs, une de ses qualités majeures, est son enthousiasme européen, sa détermination à faire avancer le projet européen, sa capacité à prendre des risques dans ses propositions. La "quasi-totalité" de ces propositions, "étaient les nôtres", admet ce proche de François Hollande, "mais il le fait, dans un contexte différent, avec sa fougue, sa jeunesse, c'est une bonne chose."
  • Vendredi 19 janvier 2018

    Gilles Platret

    Gilles Platret
    Gilles Platret, porte-parole des Républicains et maire de Chalon-sur-Saône est l´invité de l´émission Face aux Chrétiens jeudi 18 janvier. Gilles Platret reconnaît que les critiques de la politique d´Emmanuel Macron sont actuellement « peu entendues » mais qu´elles finiront par payer. « Notre travail, compliqué, c´est de planter des jalons. C´est notre devoir républicain de dire notre analyse : on a d´une part un président très fort pour faire le buzz et d´autre part un président qui prend des mesures qui ne sont pas du tout à l´aune de ce qu´il dit, par exemple en matière d´immigration ». Pour le porte-parole LR, le retour du débat sur la laïcité s´explique par la présence de l´islam. « Une autre religion grandit dans notre pays qui n´a pas fait ce que l´Eglise catholique a fait il y a longtemps. Il y a dans l´islam une confusion faite régulièrement, presque consubstantielle aux texte de l´islam, qui ne sépare pas le public et le privé ». L´islam, affirme Gilles Platret, « ne fait pas cette séparation. Il faut que l´islam accepte cette révolution qu´il existe un espace public, qui est un espace de neutralité, où la loi de la république prime sur toute autre considération. » « L´erreur fondamentale, c´est la technocratie souligne Gilles Platret. Le discours de la Sorbonne qu´Emmanuel Macron a prononcé il y a quelques semaines nous fait peur car il répond aux problèmes par plus de technocratie. Il veut créer au moins une dizaine de nouvelles institutions. Nous, on croit en une Europe qui marche avec les Etats qui veulent avancer et qui protège. Une Europe à plusieurs cercles doit nous permettre de le faire. »
  • Vendredi 12 janvier 2018

    Jean-Louis Bianco

    Jean-Louis Bianco
    Jean-Louis Bianco, président de l´Observatoire de la laïcité est l´invité de l´émission Face aux chrétiens jeudi 11 janvier. Il revient sur les propos du président de la république qui, en décembre, aurait regretté une « radicalisation de la laïcité » lors d´une réunion avec les responsables des cultes. « Je ne dirais pas forcément comme ça car j´évite tout ce qui peut faire polémique » assure Jean-Louis Bianco. Mais, précise-t-il, « il y a une conception d´une laïcité d´interdiction qui m´inquiète et qui inquiète l´observatoire (...) Une partie de ceux qui s´expriment au nom de la laïcité visent à interdire, en contradiction avec la Déclaration des droits de l´homme qui garantit la liberté d´expression ». Jean-Louis Bianco trouve « dangereuse » une tendance à la « neutralisation de l´espace public ». L´ancien secrétaire général de l´Elysée de 1982 à 1991 est interrogé sur le lien entre le style du président Macron et celui de Mitterrand. « Il y a une similitude même si le contexte est totalement différent » remarque Jean-Louis Bianco. Emmanuel Macron a, selon lui, « une forte conscience des symboles et de la responsabilité du président de la république et, en ce sens, il y a une parenté, un héritage avec François Mitterrand. » Ancien député des Alpes des Hautes-Provence, Jean-Louis Bianco s´inquiète des conséquences que pourraient avoir le nouveau plan loup. « Le loup est un animal prodigieusement intelligent mais il n´est plus en voie de disparition » estime-t-il. Dans certains territoires comme les Alpes de Haute-Provence, « l´espèce en voie de disparition n´est plus le loup mais le berger ».
  • Vendredi 5 janvier 2018

    Jack Lang

    Jack Lang
    Le président de l´Institut du Monde Arabe, Jack Lang, ancien ministre socialiste de la Culture et de l´Education est l´invité de « Face aux chrétiens » émission en partenariat avec KTO, La Croix, Radio Notre Dame et RCF. Jack Lang se félicite du succès de l´exposition « Chrétiens d´orient » qui se tient jusqu´au 14 janvier à l´IMA. « Cette exposition est un message pour le monde arabe, on y apprend par exemple que le Coran a pu être imprimé en langue arabe par l´entremise d´une imprimerie de chrétiens. » «Si cette exposition a pu être organisée c´est grâce au mécénat qui est utile sinon je fermerais les portes de l´IMA.» Mais il ajoute « il y a une progressive accoutumance des esprits à cette domination du mécénat sur le financement public dans beaucoup de domaines de la culture, de l´éducation. Mais la France c´est la France qui a une tradition étatique et je ne voudrais pas que cette exigence de service public soit remise de en cause. » L´ancien ministre socialiste s´est montré fort élogieux à l´égard du nouveau président de la République. « Sa méthode est excellente. Il a une volonté d´agir, de construire, de transformer profondément les choses. Il ne fait d´annonce que lorsqu´il est prêt, il travaille, il consulte et associe des intelligences diverses. Il n´improvise pas et ne se précipite pas. » Evoquant le drame des migrants et leur intégration en France, Jack Lang souligne que la France devrait être plus accueillante. « Ces personnes qui ont subi les pires humiliations, violences, tortures, je les admire. J´ai envie de les prendre dans mes bras. Rien n´est plus beau que les Évangiles et les Évangiles nous incitent à accueillir les migrants. Ils nous disent que l´on devrait donner à manger, accueillir ces personnes qui ont franchi des déserts et des mers, cet autre qui vient de l´étranger. C´est à la fois une tradition chrétienne et une tradition française. » Il ajoute qu´à titre personnel il « aime lire les Évangiles. Le personnage de Jésus me touche énormément. On aurait tout intérêt à se plonger dans les Évangiles car la politique devrait être un message d´amour. »
  • Vendredi 22 décembre 2017

    Mgr Olivier Ribadeau Dumas

    Mgr Olivier Ribadeau Dumas
    Monseigneur Olivier Ribadeau Dumas, porte-parole de la conférence épiscopale, est l´invité de l´émission Face aux Chrétiens jeudi 21 septembre. Sur la question de la laïcité, Monseigneur Ribadeau Dumas salue la volonté de dialogue avec les cultes manifestée par la nouvelle majorité. « Il y a une volonté d´écouter et d´entrer en dialogue » constate le porte-parole qui a récemment eu l´occasion d´être reçu avec les responsables de la conférence épiscopale dans le cadre de l´instance de dialogue entre Matignon et l´Eglise catholique. « J´ai été frappé par la qualité d´écoute et le pragmatisme manifesté pour résoudre des difficultés auxquelles nous sommes confrontés » a salué Monseigneur Ribadeau Dumas. Concernant l´islam qui cherche à trouver sa place en France, «l´Eglise a un rôle à jouer » estime Monseigneur Ribadeau Dumas, au regard notamment de son histoire. «Nous sommes passés par différentes étapes. La loi de 1905, cela a été dure. Mais l´Eglise ne s´est pas seulement accommodée, elle a trouvé sa place, elle tenu son rôle.» Il revient selon lui aux catholiques de «questionner nos amis musulmans. Dites-nous ce qui est au coeur de l´islam et ce qui ne l´est pas. On doit les aider à faire ce travail sur leur propre tradition comme nous avons eu l´occasion de le faire.» Revenant sur la situation internationale, le porte-parole des évêques de France critique la décision du président américain d´installer son ambassade à Jérusalem, jugeant que cela va « raviver une situation difficile ». « Il ne faut pas ajouter une goutte d´huile sur un feu en train de brûler. Nous savons que la situation est explosive ». Monseigneur Ribadeau Dumas estime encore que « toute déclaration ou toute action qui envenime le débat est contreproductive ».
  • Vendredi 15 décembre 2017

    Laurence Vichnievsky

    Laurence Vichnievsky
    Laurence Vichnievsky, députée Modem du Puy-de-Dôme et vice présidente de la commission des lois de l´Assemblée nationale, est l´invitée de « Face aux chrétiens » jeudi 14 décembre 2017. Ancienne militante écologiste, Laurence Vichnievsky estime que le respect de l´état de droit commande une évacuation de la ZAD préalable à toute décision. A titre personnel, Laurence Vichnievsky est favorable au réaménagement de l´aéroport actuel : « Il serait plus cher de construire que de réaménager. » Favorable à la PMA pour les couples de femmes, mais pas à la GPA, Laurence Vichnievsky estime que « les hommes et les femmes ne sont pas constitués de la même manière : les hommes ne peuvent pas porter d´enfants. Il y a des limites à ce qu´on peut concevoir. » Rappelant le rôle déterminant du Modem dans la victoire d´Emmanuel Macron, Laurence Vichnievsky «croit aux alliances de projet, fondées sur un soutien vigilant » face à la majorité présidentielle»
  • Vendredi 8 décembre 2017

    François de Rugy

    François de Rugy
    Francois de Rugy, président de l´Assemblée nationale, est l´invité de « Face aux chrétiens » jeudi 7 décembre 2017. François de Rugy est-il toujours écologiste ? « Je suis pour le pragmatisme et l´efficacité en matière d´écologie, comme pour le fonctionnement de l´Assemblée nationale, tout comme pour la dépense publique, pour la santé, le logement, l´éducation... » a affirmé le président de l´Assemblée nationale. Très attaché, dans tous ces domaines, à la fixation d´objectifs, qui doivent toujours être évalués sans cesse, François de Rugy est apparu très déterminé sur l´ensemble des chantiers mis en oeuvre pour la rénovation de l´Assemblée : introduction de la proportionnelle, réduction d´un tiers des députés, contrôle strict des dépenses. Partant du constat de l´existence de la PMA, François de Rugy estime que, conformément à l´engagement d´Emmanuel Macron, la PMA doit être ouverte aux femmes célibataires et en couple homosexuel. En revanche, à ses yeux, la GPA n´est pas et ne sera pas à l´ordre du jour. Attaché à la laïcité, François de Rugy estime qu´à l´instar de ce qu´a fait le catholicisme il y a un siècle, l´islam doit « entamer une transition laïque », évitant toute instrumentalisation politique.