Face aux Chrétiens

Jeudi à 20h40

Présenté par Frédéric Mounier ou Dominique Gerbaud.

Émission créée en 1997 par le quotidien La Croix en partenariat avec le réseau des Radios chrétiennes francophones (RCF) et Radio Notre-Dame, Face aux chrétiens est le forum politique des médias chrétiens. Chaque semaine une personnalité de la vie politique, économique, sociale, intellectuelle ou religieuse est interrogée pendant une heure par les journalistes représentants les rédactions partenaires, offrant une véritable mise en perspective de l'actualité.

Face aux Chrétiens
Les vidéos de l'émission
  • Jeudi 16 mars 2017

    Gérard Longuet

    Gérard Longuet
    Gérard Longuet, proche de François Fillon, ancien ministre de la Défense et sénateur de la Meuse, est l´invité de « Face aux chrétiens », émission organisée par La Croix, KTO, RCF et Radio Notre Dame. Interrogé sur les démêlés de François Fillon avec la justice, Gérard Longuet regrette que le juge n´ait pas pris le temps nécessaire à l´examen du dossier et défend bec et ongles François Fillon. « Je ne l´ai jamais vu associé à un seul scandale de la Vè République. La seule faiblesse de François Fillon c´est sans doute d´avoir considéré qu´un homme politique pouvait vivre comme un cadre supérieur en utilisant les moyens du Parlement au service de sa vie personnelle et professionnelle qui ne font qu´un tout. La difficulté, c´est où mettre la frontière quand vous êtes un homme politique et qu´on vous demande d´être disponible à tout moment. » Evoquant le programme du candidat de la droite et du centre, l´ancien ministre de la Défense souligne le courage de François Fillon lorsqu´il avait dit qu´il était à la tête d´un Etat en faillite car « il n´est plus possible d´envoyer la facture à l´Etat, aux collectivités locales, à la Sécurité sociale, parce que cette facture tue le seul facteur d´espérance qu´est l´investissement. » Gérard Longuet estime que le choix n´est plus entre le libéralisme et le colbertisme. « Nous sommes la génération de l´épreuve de vérité. La vraie rupture sera de choisir entre une société dirigiste ou une société de confiance. Il faut que le pouvoir politique renonce à tout diriger. Il doit faire confiance à des acteurs aussi simples que les collectivités locales, les familles, les entreprises, les associations. Et je soutiens un homme politique dès lors qu´il accepte d´être modeste et qu´il prône une société de confiance où on dit aux gens qu´ils sont capables de réussir par eux-mêmes. » Gérard Longuet explique la percée d´Emmanuel Macron par « une usure du système, un étouffement. Il y a un phénomène de génération et dans une France qui doute d´elle-même, le fait d´être jeune et de n´avoir rien fait est un avantage, mais ce n´est pas une condition suffisante pour rassurer, surtout lorsque vous rassemblez tout et son contraire. » Tout en soulignant qu´il se sent plus près de Macron que de Marine Le Pen, Gérard Longuet dit que l´ancien ministre de l´Economie « fera du Hollande plus jeune, plus souriant, avec une dialectique plus fine, parfois dangereusement paradoxale, mais il ne s´attaque pas à l´essentiel qui est que le ratio entre actifs et non-actifs s´est dégradé en France et la dépense publique est une réponse de facilité. »
  • Jeudi 9 mars 2017

    Thierry Mandon

    Thierry Mandon
    Proche de Benoît Hamon, le Secrétaire d´Etat à l´Enseignement supérieur et à la Recherche, Thierry Mandon, est l´invité de « Face aux chrétiens » émission organisée par La Croix, KTO, RCF et Radio Notre Dame. Interrogé sur le bilan de François Hollande, Thierry Mandon estime que « on retiendra l´idée d´un quinquennat imprévu marqué par des événements qu´il n´était pas possible d´anticiper comme la crise grecque qui s´est avérée comme une crise de l´Europe et le terrorisme et les guerres liées aux intégrismes qui ont bousculé l´agenda des priorités. On retiendra deux mesures : un transfert massif d´argent en direction des entreprises financé par une augmentation des impôts des particuliers. On ne souhaitait pas le faire, ce fut un choix politique qui a un coût politique : la baisse de popularité du Président. Mais François Hollande a été un grand homme d´Etat qui a fait face à la réalité économique et à la situation internationale. » Thierry Mandon reconnait que la France devra sortir de cette forme de monarchie républicaine pour donner plus de place aux citoyens. « Face à la revendication de plus de participation de la société et au fait que les citoyens soient plus cultivés et ont plus de moyens de s´informer grâce au numérique, la structure actuelle du pouvoir en France est obsolète. Je crois qu´un président de la République qui prétend à lui tout seul régler tous les problèmes, être le super-commandant en chef du pays, est condamné au suicide politique. Le Président doit se concentrer sur l´activité internationale, sur trois ou quatre priorités nationales et laisser le gouvernement gouverner, et il faut une réforme institutionnelle pour cela. » Le Secrétaire d´Etat se dit opposé au cumul de mandats, y compris avec une activité professionnelle et il reconnait que le parti socialiste traverse une crise grave. « La vie politique sera organisée autour de deux pôles : une gauche de gouvernement et une droite de gouvernement. C´est intangible. Le parti socialiste a besoin d´une rénovation profonde de son contenu, de son fonctionnement et surtout de la façon de concevoir la démocratie. Le parti socialiste a été pensé, bâti à une moment où on croyait qu´il fallait des gens intelligents pour diriger une société qui elle-même avait besoin de déléguer à des gens brillants, l´organisation du pays. Ce temps est révolu. Il faut trouver des formes interactives entre des partis, des leaders et la société. La crise du parti socialiste renvoie à la crise de la représentation car les citoyens ne veulent plus déléguer les affaires publiques, ils veulent des formes plus partagées d´exercice du pouvoir. »
  • Jeudi 2 mars 2017

    Pierre Larrouturou

    Pierre Larrouturou
    Pierre Larrouturou, fondateur et porte-parole du parti Nouvelle Donne, l´un des « petits candidats » à la présidentielle, est l´invité de « Face aux chrétiens » émission organisée par La Croix, KTO, RCF et Radio Notre Dame. Interrogé sur la situation de François Fillon, Pierre Larrouturou estime que « c´est une étape supplémentaire dans l´effondrement, dans le pourrissement de notre vie politique. Plus que jamais on aurait besoin d´un projet solide. Plus que jamais les Français espèrent quelque chose de nouveau et à chaque fois c´est la même déception et on sent bien que cela peut finir pas s´effondrer et on peut connaître le chaos. On espérait un vrai débat de fond. Pour François Fillon il y a la présomption d´innocence, mais il se trouve qu´il avait fait des tonnes sur le Général de Gaulle qui n´avait jamais été mis en examen et que si lui était mis en examen il arrêterait immédiatement la campagne. La loi ne l´oblige pas à cesser, mais vu ce qu´il a dit, il devrait la renoncer. Mais le plus grave c´est la façon dont il attaque la justice. » Sur le vote à la présidentielle, Pierre Larrouturou craint qu´il y ait « un risque que les Français votent pour le moins pire. Au delà des questions économiques et sociales il y a une crise anthropologique, culturelle. Il y a une question d´identité : est-ce qu´on croit encore à la dignité de l´homme. On nous a appris à l´école que l´homme était un homo sapiens-sapiens et en fait on a l´impression qu´il n´est qu´un élément d´un rouage économique et du système de production. Il y a donc une vraie question anthropologique et les politiques, au lieu d´y répondre l´aggravent. » Pierre Larrouturou n´est pas optimiste. « Cela peut très très mal finir. La crise de 29 a fini dans la barbarie. En Europe on peut voir de notre vivant le chaos. Un vote Trump veut venir en Europe bientôt. Et entre la Chine et le Japon il y a une course au surarmement. Je ne crois pas à la révolution mais il faut que l´on dise aux citoyens : ne vous résignez pas, relevez la tête n´ayez pas peur. Que l´on soit de droite ou de gauche on voit tous qu´on peut aller à la catastrophe, alors prenons nos responsabilités, ne votons pas pour le moins pire. » Pour cela il estime qu´il faut que chacun de nous s´engage en politique. « Y compris chez les chrétiens, il faut mener une réflexion. Les chrétiens ont souvent peur de s´engager en politique, par peur de l´affrontement ou par modestie, mais ils ne doivent pas laisser les manettes à ceux qui ont échoué depuis 30 ans. »
  • Jeudi 23 février 2017

    Jean-Christophe Lagarde

    Jean-Christophe Lagarde
    Jean-Christophe Lagarde , le président de l´UDI est l´invité de « Face aux chrétiens » émission organisée par La Croix, KTO, RCF et Radio Notre Dame. Interrogé sur le ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron, Jean-Christophe Lagarde dit y voir une cohérence et une incohérence. « Une cohérence car il a voté en 2012 pour François Hollande et il poursuit dans la même trajectoire. Après tout c´est respectable, il a choisi un chemin qui a conduit à notre rupture et à la rupture avec son électorat. L´incohérence, c´est que quand on est centriste on ne choisit pas un homme, on choisit un projet. Ce sont les Bonapartistes qui choisissent un homme, ils croient qu´il y a un sauveur. Or ni Fillon, ni Macron, ni Hamon ne sont des sauveurs. Et François Bayrou choisit Macron alors qu´on ne connaît toujours pas le projet de Monsieur Macron. En réalité les électeurs de François Bayrou étaient déjà partis chez Emmanuel Macron, il a suivi ses électeurs et cela ne change donc pas la donne politique. » Jean-Christophe Lagarde reste favorable à la candidature de François Fillon « même s´il devait être mis en examen » car « la clôture des candidatures est le 17 mars et la droite et le centre n´auraient plus le temps d´avoir un autre candidat et cela garantirait l´élection de Madame Le Pen à l´Elysée. Et ce serait le pire qui puisse arriver à notre pays. » Les Républicains ont besoin de l´UDI. « Depuis dix ans, les Républicains ne gagnent plus les élections sans nous. Aux régionales il n´y a pas une victoire qui aurait été faite nous l´UDI. Au lieu d´avoir une situation de vassalisation, on a l´obligation d´un partenariat. Des partenaires ce sont deux familles politiques qui ne parlent, ne partagent pas tout, mais se mettent en accord sur l´essentiel et qui se retroussent les manches et se mettent ensemble pour qu´enfin une alternance soit possible. » Le président de l´UDI plaide pour «une Europe, efficace, stratégique, pas tatillonne, pas règlementaire et nous avons sur ce point un accord avec François Fillon. Et un désaccord total et absolu avec Madame Le Pen et Monsieur Mélenchon qui sont bien d´accord entre eux. Quand je vois le président des Etats-Unis souhaiter la destruction de l´Europe, je me dis que si j´étais Monsieur Trump, j´inventerais Madame Le Pen et Monsieur Mélenchon qui servent plus les intérêts des Etats-Unis et de la Chine que ceux de notre pays et ce n´est pas cela le vrai patriotisme et le vrai souverainisme. »
  • Jeudi 16 février 2017

    Nicolas Dupont-Aignan

    Nicolas Dupont-Aignan
    Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l'élection présidentielle, est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 16 février 2017. Dénonçant "l'omerta générale" de la classe politique, qui se comporte "comme des moutons au bord de la falaise", le député de l'Essonne estime que François Fillon, "en s'entêtant", "met en danger la droite". A ses yeux, "le vrai danger est Emmanuel Macron, le Hollande déguisé". Nicolas Dupont-Aignan se définit comme un candidat "anti- système modéré sans les excès du Front national". Sévère à l'encontre de l'Union européenne, Nicolas Dupont-Aignan dénonce : "Chaque année, nous donnons 21 milliards d'euros à Bruxelles, et nous n'en recevons que 13. Donc chaque année, les Français par leurs impôts donnent huit milliards à une organisation qui entretient la concurrence déloyale sur notre sol et qui subventionne nos concurrents". Le candidat à l'élection présidentielle envisage de récupérer cette somme pour augmenter les retraites les plus modestes.Estimant "criminel et proche de la haute trahison" l'accord signé par l'Europe avec le Canada, Nicolas Dupont-Aignan craint "la destruction des terroirs". Il apprécie en Donald Trump sa capacité à "défendre ses ouvriers". Et se différencie de Marine Le Pen par son "gaullisme réaliste et innovant".
  • Jeudi 9 février 2017

    Marion Maréchal-Le Pen

    Marion Maréchal-Le Pen
    Députée et porte-parole de Marine Le Pen pour la campagne présidentielle, Marion Maréchal Le Pen est l´invitée de l´émission « Face aux chrétiens » organisée par La Croix, KTO, RCF et Radio Notre Dame. Évoquant les ennuis de François Fillon elle déclare : « Ce qui pose problème c´est la question de la véracité de l´emploi fourni. Il y a un doute légitime car François Fillon est resté assez évasif sur le contenu. » Sur ce thème elle estime que la presse est moins sévère avec Emmanuel Macron. Marion Maréchal Le Pen précise que Marine Le Pen abrogera la nouvelle loi destinée à contrôler les sites anti-avortement. « Il faudra faire une véritable loi de santé publique avec pour objectif une baisse du nombre d´avortement. Il n´y a plus rien qui puisse justifier qu´il puisse y avoir un remboursement intégral et illimité de l´avortement. Il faut arrêter de prendre les femmes pour des enfants, il faut les responsabiliser. » Elle trouve les évêques français trop timorés sur cette question. « L´Eglise de France a une grande responsabilité dans la situation actuelle. Par exemple sur l´avortement où l´Eglise de France a renoncé à mener le combat. » Marion Maréchal Le Pen a confirmé que la loi Claes-Léonetti sur la fin de vie serait également revue pour revernir à l´ancienne version de la loi Léonetti, et que la loi Taubira sera également abrogée pour revenir à un Pacs élargi. « Mais nous ne démarierons pas les personnes homosexuelles qui se seront mariées. » Evoquant l´immigration, elle redit qu´elle fait une différence entre la charité individuelle qui s´impose à tout chrétien, et la charité politique. « Je dois d´abord la charité à ma famille et à mes compatriotes. »
  • Jeudi 2 février 2017

    François Bayrou

    François Bayrou
    François Bayrou, président du Modem et maire de Pau, est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 2 février 2017. " Je reste libre de ma décision" a insisté François Bayrou. Celui qui fut trois fois candidat à la présidence de la République attend la création d'espaces de rassemblement possibles. S'il "reconnaissait dans un des candidats des idées compatibles avec celles que je porte et s'il le reconnaissait lui- même, alors nous pourrions discuter entre esprits libres" affirme François Bayrou. Il est favorable à une telle éventualité, mais sévère à l'encontre d' Emmanuel Macron, " rallié à l'hypercapitalisme". " J'étais opposé au choix de François Fillon de faire de sa foi chrétienne une étiquette" a rappelé François Bayrou. "Chaque fois que vous transformez votre conviction personnelle en étiquette, vous exposez votre foi. Vos manquements, vos erreurs, vos dérives seront mises au débit de ce que vous avez de plus précieux" a-t-il affirmé. Face à la diffusion de la pratique de la GPA, en dépit de son opposition à la marchandisation et à l'instrumentalisation des corps féminins, François Bayrou veut être réaliste et ne souhaite pas refuser à ces enfants la reconnaissance. A ses yeux, " c'est une erreur de remettre ces problèmes sociétaux sur le métier à chaque élection. Car nous ne sommes pas là pour imposer aux autres ce qu'on croit."
  • Jeudi 26 janvier 2017

    Pascal Perrineau

    Pascal Perrineau
    Pascal Perrineau, politologue, est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 26 janvier 2017. Observateur attentif de l'extrême-droite, Pascal Perrineau constate que le FN séduit "41 % des ouvriers, 33 % des employés, 33 % des locataires de HLM, 35 % des chômeurs". Certes, ce parti reste "solitaire, sans alliances", mais il est désormais animé par une "réelle volonté d'arriver au pouvoir", favorisée par l'éclatement des gauches, dont François Hollande a été le "fossoyeur". Pascal Perrineau insiste sur les "nouvelles préoccupations" des électeurs. Par ordre de priorité : le terrorisme, le chômage, l'immigration et la protection sociale. Le tout sous un régime d'état d'urgence devenu permanent. Aux yeux de Pascal Perrineau, Emmanuel Macron est un "objet politique non identifié". Fruit du système politique et de la Hollandie, il s'en est émancipé. Les ralliements probables de caciques du PS vont-ils lui rendre service ? Sur les questions éthiques et morales, et aussi sur les thèmes régaliens, on est toujours en attente de ces propositions. Sachant que, pour sa part, François Bayrou risquant d'être victime du "Sortez les sortants", un réel espace centriste s'ouvre à Emmanuel Macron.
  • Jeudi 19 janvier 2017

    Vincent Peillon

    Vincent Peillon
    Vincent Peillon, candidat à la primaire de la gauche, est l'invité de "Face aux chrétiens" mercredi 18 janvier 2017. Se situant au centre d'un "socialisme de gouvernement", Vincent Peillon affirme qu'il n'a "jamais divisé". Il n'exclue pas, au second tour de la présidentielle, un "rassemblement allant d'Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon". Il ne souhaite pas que François Hollande "intervienne dans notre débat interne". Favorable à la proportionnelle intégrale, il constate : "Exclure le FN ne l'a pas fait baisser". Blessé par la polémique "lancée par la fachosphère" sur ses propos relatifs à une morale laïque qui devrait "arracher les enfants à leurs déterminismes", Vincent Peillon estime que "le déterminisme étant le contraire de la liberté", "l'école doit donner à chaque enfant les moyens de se forger ses propres convictions." Député européen, Vincent Peillon souhaite un "New deal" pour refonder l'Europe, qu'il estime en grave difficulté, voire à un risque de guerre. Pour cela, il pense qu'il "ne faut pas injurier l'Allemagne" et respecter le sérieux budgétaire. A ses yeux, "c'est la seule option".
  • Jeudi 12 janvier 2017

    Pierre Laurent

    Pierre Laurent
    Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 12 janvier 2017. Le secrétaire national du PCF a fait état de plusieurs divergences majeures entre son parti et les positions de Jean-Luc Mélenchon, notamment sur la politique fiscale, le financement de la protection sociale, les solutions à apporter à la crise européenne, et la transition énergétique. Sans oublier les oppositions tactiques dans certaines circonscriptions en vue des élections législatives. Pierre Laurent estime que, même si elles sont " confisquées, gâchées", "les ressources disponibles sont considérables", notamment au vu des dividendes distribués aux actionnaires, et de l'évasion fiscale. A ses yeux, "le temps est venu d'une nouvelle audace sociale". Constatant "l'impasse" actuelle où se trouve la construction européenne, Pierre Laurent souhaite, contrairement à Jean-Luc Mélenchon, une refondation solidaire de l'Europe sans s'en retirer : "Pour ne pas laisser d'espace à une explosion, au retour de nationalismes violents, voire à la guerre."