Face aux Chrétiens

Jeudi à 20h40

Présenté par Frédéric Mounier ou Dominique Gerbaud.

Émission créée en 1997 par le quotidien La Croix en partenariat avec le réseau des Radios chrétiennes francophones (RCF) et Radio Notre-Dame, Face aux chrétiens est le forum politique des médias chrétiens. Chaque semaine une personnalité de la vie politique, économique, sociale, intellectuelle ou religieuse est interrogée pendant une heure par les journalistes représentants les rédactions partenaires, offrant une véritable mise en perspective de l'actualité.

Face aux Chrétiens
Les vidéos de l'émission
  • Vendredi 26 janvier 2018

    Michel Sapin

    Michel Sapin
    Michel Sapin, ancien ministre de l'économie et des finances est l'invité de l'émission Face aux chrétiens, jeudi 25 janvier, l'occasion de lancer à un appel à l'unité au sein du parti socialiste et de juger la politique d'Emmanuel Macron. Michel Sapin revient sur la reconstruction du parti socialiste. Parmi les quatre prétendants pour l'instant déclarés pour prendre la tête du parti, il estime que deux sont sur la même ligne. "Stéphane le Foll et Olivier Faure pensent la même chose" affirme l'ancien ministre. Il lance un "appel à ce que le débat ne porte pas sur les personnalités (...) les postures." Evoquant un projet "social démocrate" ou un "socialisme de responsabilité", il estime "qu' il faut porter une ligne qui est majoritaire au sein du PS et qu'il faut le faire dans l'unité." Michel Sapin assure avoir "le plus grand désaccord" avec la politique fiscale du président Macron, non pas dans le domaine de la fiscalité des entreprises mais dans celle des personnes. "Le résultat de cette politique est que les plus faibles des plus faibles, en particulier les personnes âgées, vont être les perdants et que les plus riches des plus riches, les mégariches, vont être incroyablement gagnants (...) Il y a là quelque chose d'incompréhensible, d'absolument insupportable pour moi. C'est une politique d'inégalité". Au sujet de la politique européenne d'Emmanuel Macron, Michel Sapin salue l'énergie du président. "Je trouve qu'un de ses atouts majeurs, une de ses qualités majeures, est son enthousiasme européen, sa détermination à faire avancer le projet européen, sa capacité à prendre des risques dans ses propositions. La "quasi-totalité" de ces propositions, "étaient les nôtres", admet ce proche de François Hollande, "mais il le fait, dans un contexte différent, avec sa fougue, sa jeunesse, c'est une bonne chose."
  • Vendredi 19 janvier 2018

    Gilles Platret

    Gilles Platret
    Gilles Platret, porte-parole des Républicains et maire de Chalon-sur-Saône est l´invité de l´émission Face aux Chrétiens jeudi 18 janvier. Gilles Platret reconnaît que les critiques de la politique d´Emmanuel Macron sont actuellement « peu entendues » mais qu´elles finiront par payer. « Notre travail, compliqué, c´est de planter des jalons. C´est notre devoir républicain de dire notre analyse : on a d´une part un président très fort pour faire le buzz et d´autre part un président qui prend des mesures qui ne sont pas du tout à l´aune de ce qu´il dit, par exemple en matière d´immigration ». Pour le porte-parole LR, le retour du débat sur la laïcité s´explique par la présence de l´islam. « Une autre religion grandit dans notre pays qui n´a pas fait ce que l´Eglise catholique a fait il y a longtemps. Il y a dans l´islam une confusion faite régulièrement, presque consubstantielle aux texte de l´islam, qui ne sépare pas le public et le privé ». L´islam, affirme Gilles Platret, « ne fait pas cette séparation. Il faut que l´islam accepte cette révolution qu´il existe un espace public, qui est un espace de neutralité, où la loi de la république prime sur toute autre considération. » « L´erreur fondamentale, c´est la technocratie souligne Gilles Platret. Le discours de la Sorbonne qu´Emmanuel Macron a prononcé il y a quelques semaines nous fait peur car il répond aux problèmes par plus de technocratie. Il veut créer au moins une dizaine de nouvelles institutions. Nous, on croit en une Europe qui marche avec les Etats qui veulent avancer et qui protège. Une Europe à plusieurs cercles doit nous permettre de le faire. »
  • Vendredi 12 janvier 2018

    Jean-Louis Bianco

    Jean-Louis Bianco
    Jean-Louis Bianco, président de l´Observatoire de la laïcité est l´invité de l´émission Face aux chrétiens jeudi 11 janvier. Il revient sur les propos du président de la république qui, en décembre, aurait regretté une « radicalisation de la laïcité » lors d´une réunion avec les responsables des cultes. « Je ne dirais pas forcément comme ça car j´évite tout ce qui peut faire polémique » assure Jean-Louis Bianco. Mais, précise-t-il, « il y a une conception d´une laïcité d´interdiction qui m´inquiète et qui inquiète l´observatoire (...) Une partie de ceux qui s´expriment au nom de la laïcité visent à interdire, en contradiction avec la Déclaration des droits de l´homme qui garantit la liberté d´expression ». Jean-Louis Bianco trouve « dangereuse » une tendance à la « neutralisation de l´espace public ». L´ancien secrétaire général de l´Elysée de 1982 à 1991 est interrogé sur le lien entre le style du président Macron et celui de Mitterrand. « Il y a une similitude même si le contexte est totalement différent » remarque Jean-Louis Bianco. Emmanuel Macron a, selon lui, « une forte conscience des symboles et de la responsabilité du président de la république et, en ce sens, il y a une parenté, un héritage avec François Mitterrand. » Ancien député des Alpes des Hautes-Provence, Jean-Louis Bianco s´inquiète des conséquences que pourraient avoir le nouveau plan loup. « Le loup est un animal prodigieusement intelligent mais il n´est plus en voie de disparition » estime-t-il. Dans certains territoires comme les Alpes de Haute-Provence, « l´espèce en voie de disparition n´est plus le loup mais le berger ».
  • Vendredi 5 janvier 2018

    Jack Lang

    Jack Lang
    Le président de l´Institut du Monde Arabe, Jack Lang, ancien ministre socialiste de la Culture et de l´Education est l´invité de « Face aux chrétiens » émission en partenariat avec KTO, La Croix, Radio Notre Dame et RCF. Jack Lang se félicite du succès de l´exposition « Chrétiens d´orient » qui se tient jusqu´au 14 janvier à l´IMA. « Cette exposition est un message pour le monde arabe, on y apprend par exemple que le Coran a pu être imprimé en langue arabe par l´entremise d´une imprimerie de chrétiens. » «Si cette exposition a pu être organisée c´est grâce au mécénat qui est utile sinon je fermerais les portes de l´IMA.» Mais il ajoute « il y a une progressive accoutumance des esprits à cette domination du mécénat sur le financement public dans beaucoup de domaines de la culture, de l´éducation. Mais la France c´est la France qui a une tradition étatique et je ne voudrais pas que cette exigence de service public soit remise de en cause. » L´ancien ministre socialiste s´est montré fort élogieux à l´égard du nouveau président de la République. « Sa méthode est excellente. Il a une volonté d´agir, de construire, de transformer profondément les choses. Il ne fait d´annonce que lorsqu´il est prêt, il travaille, il consulte et associe des intelligences diverses. Il n´improvise pas et ne se précipite pas. » Evoquant le drame des migrants et leur intégration en France, Jack Lang souligne que la France devrait être plus accueillante. « Ces personnes qui ont subi les pires humiliations, violences, tortures, je les admire. J´ai envie de les prendre dans mes bras. Rien n´est plus beau que les Évangiles et les Évangiles nous incitent à accueillir les migrants. Ils nous disent que l´on devrait donner à manger, accueillir ces personnes qui ont franchi des déserts et des mers, cet autre qui vient de l´étranger. C´est à la fois une tradition chrétienne et une tradition française. » Il ajoute qu´à titre personnel il « aime lire les Évangiles. Le personnage de Jésus me touche énormément. On aurait tout intérêt à se plonger dans les Évangiles car la politique devrait être un message d´amour. »
  • Vendredi 22 décembre 2017

    Mgr Olivier Ribadeau Dumas

    Mgr Olivier Ribadeau Dumas
    Monseigneur Olivier Ribadeau Dumas, porte-parole de la conférence épiscopale, est l´invité de l´émission Face aux Chrétiens jeudi 21 septembre. Sur la question de la laïcité, Monseigneur Ribadeau Dumas salue la volonté de dialogue avec les cultes manifestée par la nouvelle majorité. « Il y a une volonté d´écouter et d´entrer en dialogue » constate le porte-parole qui a récemment eu l´occasion d´être reçu avec les responsables de la conférence épiscopale dans le cadre de l´instance de dialogue entre Matignon et l´Eglise catholique. « J´ai été frappé par la qualité d´écoute et le pragmatisme manifesté pour résoudre des difficultés auxquelles nous sommes confrontés » a salué Monseigneur Ribadeau Dumas. Concernant l´islam qui cherche à trouver sa place en France, «l´Eglise a un rôle à jouer » estime Monseigneur Ribadeau Dumas, au regard notamment de son histoire. «Nous sommes passés par différentes étapes. La loi de 1905, cela a été dure. Mais l´Eglise ne s´est pas seulement accommodée, elle a trouvé sa place, elle tenu son rôle.» Il revient selon lui aux catholiques de «questionner nos amis musulmans. Dites-nous ce qui est au coeur de l´islam et ce qui ne l´est pas. On doit les aider à faire ce travail sur leur propre tradition comme nous avons eu l´occasion de le faire.» Revenant sur la situation internationale, le porte-parole des évêques de France critique la décision du président américain d´installer son ambassade à Jérusalem, jugeant que cela va « raviver une situation difficile ». « Il ne faut pas ajouter une goutte d´huile sur un feu en train de brûler. Nous savons que la situation est explosive ». Monseigneur Ribadeau Dumas estime encore que « toute déclaration ou toute action qui envenime le débat est contreproductive ».
  • Vendredi 15 décembre 2017

    Laurence Vichnievsky

    Laurence Vichnievsky
    Laurence Vichnievsky, députée Modem du Puy-de-Dôme et vice présidente de la commission des lois de l´Assemblée nationale, est l´invitée de « Face aux chrétiens » jeudi 14 décembre 2017. Ancienne militante écologiste, Laurence Vichnievsky estime que le respect de l´état de droit commande une évacuation de la ZAD préalable à toute décision. A titre personnel, Laurence Vichnievsky est favorable au réaménagement de l´aéroport actuel : « Il serait plus cher de construire que de réaménager. » Favorable à la PMA pour les couples de femmes, mais pas à la GPA, Laurence Vichnievsky estime que « les hommes et les femmes ne sont pas constitués de la même manière : les hommes ne peuvent pas porter d´enfants. Il y a des limites à ce qu´on peut concevoir. » Rappelant le rôle déterminant du Modem dans la victoire d´Emmanuel Macron, Laurence Vichnievsky «croit aux alliances de projet, fondées sur un soutien vigilant » face à la majorité présidentielle»
  • Vendredi 8 décembre 2017

    François de Rugy

    François de Rugy
    Francois de Rugy, président de l´Assemblée nationale, est l´invité de « Face aux chrétiens » jeudi 7 décembre 2017. François de Rugy est-il toujours écologiste ? « Je suis pour le pragmatisme et l´efficacité en matière d´écologie, comme pour le fonctionnement de l´Assemblée nationale, tout comme pour la dépense publique, pour la santé, le logement, l´éducation... » a affirmé le président de l´Assemblée nationale. Très attaché, dans tous ces domaines, à la fixation d´objectifs, qui doivent toujours être évalués sans cesse, François de Rugy est apparu très déterminé sur l´ensemble des chantiers mis en oeuvre pour la rénovation de l´Assemblée : introduction de la proportionnelle, réduction d´un tiers des députés, contrôle strict des dépenses. Partant du constat de l´existence de la PMA, François de Rugy estime que, conformément à l´engagement d´Emmanuel Macron, la PMA doit être ouverte aux femmes célibataires et en couple homosexuel. En revanche, à ses yeux, la GPA n´est pas et ne sera pas à l´ordre du jour. Attaché à la laïcité, François de Rugy estime qu´à l´instar de ce qu´a fait le catholicisme il y a un siècle, l´islam doit « entamer une transition laïque », évitant toute instrumentalisation politique.
  • Vendredi 1 décembre 2017

    Arnaud de Belenet

    Arnaud de Belenet
    Le sénateur La République En Marche, de Seine-et-Marne, Arnaud de Belenet, est l´invité de « Face aux chrétiens » émission organisée par La Croix, KTO, RCF et Radio Notre Dame. Interrogé sur les relations entre le pouvoir central et les communes, il a assuré que « aucune commune de perdra de recettes avec la taxe d´habitation qui était un impôt injuste. Nous allons substituer une fiscalité locale juste et pérenne qui redonnera de l´autonomie aux communes. » Il s´est félicité de la décision d´organiser les élections européennes au niveau national « ce qui permettra de faire du sujet européen un vrai enjeu national. » Arnaud de Belenet a comparé la situation actuelle à celle de 1958. « En Marche a appelé toutes les bonnes volontés, comme en 1958, à dépasser le cadre partisan et à travailler pour que les réformes soient prises. Au début, l´adhésion venait plus de la gauche, mais aujourd´hui c´est assez équilibré avec ceux qui viennent du centre-droit. Nous avons une dynamique au service d´un projet de transformation du pays. » Arnaud de Belenet a insisté sur ce point : « Les réformes envisagées ne reposent pas sur des calculs politiciens et partisans. Nous mettons les jeux de clans de côté et c´est l´intérêt national qui prévaut.» Le sénateur LREM de Seine-et-Marne a expliqué qu´il était favorable à la PMA pour « éviter la commercialisation », en revanche il se dit « farouchement opposé à la GPA car il s´agit là de la commercialisation du corps de la femme. » Lors de la révision des lois bioéthiques, il se prononcera pour une modification de la loi Claeys-Léonetti pour permettre ce qu´on appelle couramment le suicide assisté.
  • Vendredi 24 novembre 2017

    Marc Fesneau

    Marc Fesneau
    Marc Fesneau est jeudi 23 novembre l´invité de l´émission Face aux Chrétiens. Le député du Loir-et-Cher et président du groupe Modem à l´Assemblée nationale est revenu notamment sur les questions de laïcité. Au sujet des polémiques sur les crèches de Noël dans les mairies il critique à la fois une vision sectaire de la laïcité et une posture identitaire de certains élus. Marc Fesneau n´est « pas d´accord » avec l´AMF de François Baroin qui avait dit « qu´il fallait retirer une crèche installée historiquement. » Il critique aussi les élus qui veulent en installer une là où elle n´existait pas. « On est sur des attitudes qui essaient d´instrumentaliser le fait religieux ». Concernant la décision de la Société générale d´exclure le Front national, Marc Fesneau accuse le parti de Marine Le Pen de jouer les martyres. « On ne va pas victimiser à l´excès le Front National car c´est arrivé à tous les partis. Il est arrivé au Modem qu´une banque lui demande de fermer ses comptes » assure Marc Fesneau. Il se déclare pour la création d´une « banque de la démocratie » pour « mettre à l´abri les partis des banques qui ont un droit de vie et de mort ». Alors qu´une mission parlementaire travaille sur la question de l´universalité des allocations familiales et que le gouvernement dit ne pas avoir de tabou sur le sujet, Marc Fesneau affirme que le Modem est pour le maintien de ce principe. « Je ne sais pas distinguer ce qu´est un enfant de riche et un enfant de pauvre. Dans les deux cas, c´est une richesse pour la Nation. »
  • Vendredi 17 novembre 2017

    Maël de Calan

    Maël de Calan
    Maël de Calan, candidat à la présidence des Républicains, est l´invité de « Face aux chrétiens » jeudi 16 novembre 2017. Favorable au principe de la primaire, Maël de Calan estime que ce serait « une erreur mortelle » de faire du futur président de LR le candidat à la présidentielle. A ses yeux, une primaire permet d´associer la droite et le centre pour avoir la certitude d´avoir un candidat au second tour. Favorable à une « réécriture partielle de la loi Taubira pour aller dans le sens de l´adoption simple », Maël de Calan se dit opposé à la PMA. Se disant « conservateur modéré alliant prudence et optimisme » , il estime qu´ « un enfant a besoin d´un père et d´une mère » et que « la main du législateur doit trembler lorsqu´on touche un fondement anthropologique de l´humanité. » Rappelant que son concurrent Laurent Wauquiez a changé d´avis à plusieurs reprises sur l´Europe, Maël de Calan a fustigé la présence au Parlement européen de personnalités anciennes de la droite telles que Rachida Dati, Michelle Alliot-Marie, Nadine Morano : « On sape délibérément les conditions de notre influence ». Il confirme l´impératif européen qui figure dans la Charte des valeurs des Républicains.