Face aux Chrétiens

Jeudi à 20h40

Présenté par Frédéric Mounier ou Dominique Gerbaud.

Émission créée en 1997 par le quotidien La Croix en partenariat avec le réseau des Radios chrétiennes francophones (RCF) et Radio Notre-Dame, Face aux chrétiens est le forum politique des médias chrétiens. Chaque semaine une personnalité de la vie politique, économique, sociale, intellectuelle ou religieuse est interrogée pendant une heure par les journalistes représentants les rédactions partenaires, offrant une véritable mise en perspective de l'actualité.

Face aux Chrétiens

Adrien Quatennens / Face aux Chrétiens

Adrien Quatennens, député France Insoumise du Nord, est l´invité de « Face aux chrétiens » jeudi 12 octobre 2017. Répondant aux accusations d´islamo-gauchisme à l´encontre de France Insoumise, Adrien Quatennens estime que « le droit commun permet de s´attaquer au terrorisme ». A ses yeux, le combat contre l´islamisme est avant tout « un combat culturel pour une laïcité réelle» et ne « justifie en rien un état d´urgence ». Adrien Quatennens dit sa « grande inquiétude » devant la prolifération, en Europe, de revendications indépendantistes, dues selon lui aux politiques d´austérité antisociales. Il appelle à une « médiation politique ». Se déclarant « résolument opposé à la GPA et à la marchandisation du corps féminin », le député France Insoumise du Nord estime néanmoins que l´ouverture de la PMA relève de l´avancée des droits pour tous.

Diffusé le 13/10/2017 / Durée : 52 minutes Nous écrire
Les prochains "Face aux Chrétiens" sur KTO
  • 19/10/2017 20:40 : Face aux Chrétiens
  • 19/10/2017 21:02 : Face aux Chrétiens
  • 19/10/2017 21:24 : Face aux Chrétiens
Les vidéos de l'émission
  • Vendredi 6 octobre 2017

    Enrico Letta

    Enrico Letta
    Enrico Letta, l´ancien Premier ministre italien, désormais directeur de l´Ecole des affaires internationales de Sciences Po Paris est l´invité de « Face aux chrétiens », émission organisée par La Croix, KTO, RCF et Radio Notre Dame. Interrogé sur la volonté d´une partie de la Catalogne d´être indépendante, Enrico Letta regrette cette décision mais y voit « la peur des Catalans de perdre leur identité face à une mondialisation accélérée. » Il ajoute que « L´Europe doit se faire sinon nos pays ne seront que des petits pays. » Elle reste très attractive et « tous les parents du monde voudraient que leurs enfants soient élevés en Europe». Il souhaite que l´Europe en tire les leçons et qu´elle se concentre sur ce qui fait sa force : ses valeurs. « Les jeunes sont très attachés aux valeurs européennes. Je crois à une Europe qui sera une puissance des valeurs : l´interdiction de la peine de mort, la parité homme-femme, la laïcité de l´Etat, les droits sur le climat, les droits des travailleurs. Dans la moitié des pays du monde, ces valeurs ne sont pas appliquées. » Enrico Latta ne considère le Brexit comme une catastrophe pour l´Europe. « C´est même une chance pour l´Europe. Elle pourra harmoniser sa fiscalité alors que les Britanniques bloquaient tout ». L´ancien Premier ministre italien reconnaît que « le bilan de la politique migratoire est négatif car les Etats n´ont pas voulu déléguer au niveau européen des missions qu´ils considéraient comme régaliennes. A l´avenir, lorsqu´un pays sera débordé par une arrivée massive de migrants, il faudra un mécanisme automatique de répartition de ces migrants, sans discussion politique avec les pays. » Parmi les idées émises par le président Macron, Enrico Letta retient celle d´un « Erasmus élargi aux lycéens qui pourraient faire quatre ou cinq mois de leur temps de lycée dans un pays européen. » L´ancien Premier ministre qui interviendra lors des Semaines sociales de France (18 et 19 novembre à Paris) sur le thème « Quelle Europe voulons-nous ? » souhaite que l´Europe revoit son fonctionnement, qu´il y ait « une Europe à plusieurs vitesses autour du noyau dur de la zone euro, sinon on ne fera rien car la Pologne et la Hongrie bloqueront tout ce qui change. »
  • Vendredi 29 septembre 2017

    Pierre Laurent

    Pierre Laurent
    Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, est l´invité de « Face aux chrétiens » jeudi 28 septembre 2017. Attentif aux réactions syndicales contre les ordonnances, notamment du côté des fonctionnaires, Pierre Laurent estime que « ça va aller grandissant » . Face à cette vague, il estime que le PCF « doit entreprendre des changements importants et refonder sa capacité à accompagner les initiatives visant à transformer la société. » Quitte, éventuellement, pour le PCF, à changer de nom... « Les migrations vont faire partie du monde du XXI ème siècle » estime Pierre Laurent. Il appelle de ses voeux une « politique positive à l´échelle européenne », sachant qu´à ses yeux « ce sont les inégalités mondiales qui nourrissent les migrations. » Attentifs aux militants et électeurs communistes qui l´ont quitté pour le FN, Pierre Laurent estime que « l´avenir est à la reconstruction d´une société de développement social partagé pour tous, et pas les uns contre les autres ». Pour lui, l´adversaire à combattre n´est pas le migrant, mais « l´accumulation des richesses de plus en plus inégalitaire ».
  • Vendredi 22 septembre 2017

    Jean-Pierre Raffarin

    Jean-Pierre Raffarin
    Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre, est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 21 septembre 2017. Confiant dans la reconduction d'une majorité LR au Sénat, Jean-Pierre Raffarin manifeste une "bienveillance attentive" à l'égard de la politique du gouvernement, notamment sur le code du travail et sur les économies budgétaires. "Il ne faut pas abandonner la droite macroniste" dit-il, et "éviter la dérive à gauche du système Macron."Considérant qu'"un enfant a besoin d'un père et d'une mère", Jean-Pierre Raffarin regrette le retour du débat sur la PMA, et apprécie que le président de la république ait temporisé. Inquiet de "l'imprévisibilité" du président Trump, et de ses "provocations" devant l'ONU, Jean-Pierre Raffarin estime que la France doit aider Pékin et Washington à définir une position commune vis à vis de la Corée du Nord. A ses yeux, celle-ci est engagée, "depuis trois générations", dans une " stratégie défensive" face aux Etats-Unis. Emmanuel Macron ayant établi de bonnes relations avec Pékin et Washington, il pourrait jouer un rôle de facilitateur.
  • Vendredi 15 septembre 2017

    Yaël Braun-Pivet

    Yaël Braun-Pivet
    Yaël Braun-Pivet, députée LREM des Yvelines, présidente de la Commission des lois de l'Assemblée nationale, est l'invitée de "Face aux chrétiens" jeudi 14 septembre 2017. "Il ne faut jamais avoir peur de la concertation" a insisté Yaël Braun-Pivet, rappelant que le dossier de la PMA ne doit pas se traiter dans l'urgence. A ses yeux, "il s'agit d'une avancée dans la vie des femmes". Pour autant, rappelant qu'elle est elle-même, mère de cinq enfants, la présidente de la Commission des lois affirme qu'"aucun projet n'est sur la table du conseil des ministres". Issue d'une lignée de migrants, Yaël Braun-Pivet voit dans l'immigration une chance pour la France : "Nous ne pouvons pas dire qu'il faut se protéger des migrants". A ses yeux, l'excellence républicaine permet de mixer les cultures, d'avoir une ouverture sur le monde, tout en abordant cette problématique avec responsabilité. Récusant l'accusation selon laquelle le gouvernement voudrait intégrer l'état d'urgence dans le droit, la présidente de la commission des lois, qui examine en ce moment ce projet de loi, considère qu'il faut " sortir de l'état d'urgence, tout en adoptant une législation spécifique pour lutter contre la menace terroriste."
  • Vendredi 8 septembre 2017

    Florence Portelli

    Florence Portelli
    Florence Portelli, candidate à la présidence des Républicains, est l'invitée de "Face aux chrétiens" le jeudi 7 septembre 2017. Très opposée aux "grand-messes où l'on écoute la divine parole", Florence Portelli veut être, au sein de LR, la "candidate des militants" : "Il faut écouter les gens, rompre avec le fonctionnement extrêmement jacobin et vertical.". De même, Florence Portelli est très sévère vis à vis des "Constructifs" et des membres de LR ministres du président Macron, qu'elle assimile à des "traitres". Très éprouvée par les campagnes primaire et présidentielle qu'elle a menées jusqu'au bout avec François Fillon, son ancienne porte-parole fustige "l'orchestration" et le "complot" dont a été victime, à ses yeux, son candidat. "Mais je ne regrette rien !" a-t-elle conclu. Reconnaissant que la réforme "va dans le bon sens", Florence Portelli insiste sur "l'assassinat" des collectivités territoriales, devenues de la " chair à canon". Très opposée à la suppression de la taxe d'habitation, la maire de Taverny (Val d'Oise) souhaite que le gouvernement ne stigmatise pas les fonctionnaires, soit attentif aux bas salaires et au sort des jeunes seniors.
  • Vendredi 30 juin 2017

    Laurent Berger

    Laurent Berger
    Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, était l'invité de " Face aux chrétiens" jeudi 29 juin 2017. Certes favorable au dialogue social mis en oeuvre par le gouvernement, Laurent Berger est très attentif aux "deux millions" de Français qui restent "relégués dans la pauvreté, au bord du chemin". Il faut prévoir pour eux des mesures concrètes. Sinon, "le gouvernement perdra". Attentif à "casser une vision ringarde du syndicalisme", le secrétaire général de la CFDT, premier syndicat de France, souhaite "faire bouger la culture française de l'affrontement." Ferme sur le compte pénibilité, ouvert globalement à la concertation en cours, Laurent Berger insiste sur le rôle essentiel du syndicalisme, qui "a changé de visage". "Choqué" par les récents propos de Gérard Collomb fustigeant les associations qui viennent en aide aux migrants, Laurent Berger estime que "La France ne doit pas transiger sur ses valeurs". "Notre pays n'est pas à la hauteur sur l'accueil des migrants", a-t-il affirmé : "Les migrants doivent avoir accès à l'eau, au soin et aux repas."
  • Jeudi 22 juin 2017

    Stanislas Guerini

    Stanislas Guerini
    Stanislas Guerini, nouveau député LREM de Paris, et cofondateur du mouvement "En Marche", est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 22 juin 2017. Lui-même issu du secteur privé, ayant démissionné pour accéder à l'Assemblée, Stanislas Guerini estime qu'il faut clarifier les pratiques anciennes, les conflits d'intérêts. Pour autant, il restera attentif à rendre la vie publique attractive pour les salariés ou dirigeants du privé. Favorable au dialogue social dans l'entreprise, Stanislas Guerini souligne l'injustice de la législation sociale actuelle, notamment à propos des indemnités de licenciement ". L'arbitraire de leur montant crée un "véritable droit de vie ou de mort pour les PME", alors que les grandes entreprises s'en accommodent. Stanislas Guerini estime que le dialogue social doit être "toujours plus proche du terrain, et du consensus." Stanislas Guerini estime que la nouvelle version du projet de loi antiterroriste, amendé par le Conseil d'Etat, ne menace pas les libertés publiques. Et il insiste sur la nouvelle dimension européenne que doit prendre la lutte contre le terrorisme international.
  • Vendredi 16 juin 2017

    Danielle Simonnet

    Danielle Simonnet
    Danielle Simonnet, porte-parole de la France Insoumise et candidate FI aux élections législatives à Paris, est l'invitée de "Face aux chrétiens" jeudi 15 juin 2017. Danielle Simonnet estime qu'il faut défendre "de nouveaux droits humains fondamentaux, dont le droit au suicide". Favorable à la libéralisation des comportements éthiques, la porte-parole de la France Insoumise est en revanche vigoureusement opposée à toute libéralisation du Code de travail, " qui doit protéger les individus". Opposée au projet gouvernemental visant à inclure dans le droit commun une partie des mesures imposées par l'état d'urgence, Danielle Simonnet estime que la lutte contre le terrorisme nécessite, certes, de lutter contre l'islam politique "qui n'est jamais modéré", mais ne doit jamais donner lieu à des "abus antidémocratiques".Estimant "grave et problématique" la position de François Bayrou, Garde des Sceaux, mis en cause pour le statut des salariés du Modem, Danielle Simonnet défend l'instauration d'un referendum révocatoire pour les élus. En cours de mandat, ceux-ci pourraient être révoqués par une pétition ou un referendum.
  • Jeudi 8 juin 2017

    Julien Dray

    Julien Dray
    Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, est l'invité de "Face aux chrétiens" le jeudi 8 juin 2017. La majorité pléthorique promise à LREM est, aux yeux de Julien Dray, un vrai danger pour les projets d'Emmanuel Macron : "Les nouveaux députés, inexpérimentés et peu représentatifs des diversités, vont alimenter une chambre d'enregistrement. Ces novices risquent de lâcher prise assez rapidement". Il faut "éviter la panique" face à la déroute annoncée, a dit Emmanuel Macron. Même s'il n'est "pas en dépôt de bilan", le PS "doit retrouver une colonne vertébrale idéologique". Et travailler d'ici la fin de l'année à sa refondation, car " le socialisme de gouvernement ne disparaitra pas". Attentif à la concentration des pouvoirs voulus par Emmanuel Macron, Julien Dray craint que la "task force" anti-terroriste voulue par l'Elysée ne devienne une "instance opaque hors de tout contrôle judiciaire." Il se méfie d'une "fuite en avant où l'affichage prime sur l'efficacité".
  • Jeudi 1 juin 2017

    Marielle de Sarnez

    Marielle de Sarnez
    Marielle de Sarnez, ministre des affaires européennes et candidate Modem aux élections législatives à Paris, est l'invitée de "Face aux chrétiens" jeudi 1er juin 2017. Confrontée, dans le cadre de son mandat de députée européenne, à un signalement pour l'emploi présumé fictif d'une attachée parlementaire, par Sophie Montel, élue FN elle-même condamnée pour emploi fictif, Marielle de Sarnez a évoqué une "tentative d'enfumage par le FN", un "amalgame extrêmement dangereux pour la démocratie". Marielle de Sarnez rappelle qu'elle a porté plainte pour dénonciation calomnieuse, et précise que ses avocats ont remis au procureur plus de 200 pièces justificatives prouvant la légalité de l'emploi mis en cause. La ministre des affaires européennes estime que les incertitudes liées à Donald Trump ouvrent la voie à un "moment historique" pour l'Europe, notamment dans le domaine de la défense. Attentive à la "réconciliation des Français avec l'Europe, qui doit les protéger", Marielle de Sarnez estime que l'Europe "doit garantir sa propre sécurité", songer à la "mutualisation de ses industries d'armement", tout en conservant, en dépit du Brexit, une relation serrée avec la Grande-Bretagne sur les questions de sécurité. Soucieuse que l'Europe soit "à armes égales" avec le reste du monde, la ministre des Affaires européennes estime urgent de mettre en place de "véritables politiques communes, respectées par tous, harmonisant notamment l'impôts sur les sociétés, réformant la directive sur les travailleurs détachés, renforçant ses frontières communes, refondant une politique migratoire."