Face aux Chrétiens

Jeudi à 20h40

Présenté par Frédéric Mounier ou Dominique Gerbaud.

Emission créée en 1997 par le quotidien La Croix en partenariat avec le réseau Radios Chrétiennes de France (RCF) et Radio Notre Dame, Face aux chrétiens est le forum politique des médias chrétiens. Chaque semaine une personnalité de la vie politique, économique, sociale, intellectuelle ou religieuse est interrogée pendant une heure par les journalistes représentants les rédactions partenaires, offrant une véritable mise en perspective de l'actualité.

Face aux Chrétiens

Stanislas Guerini / Face aux Chrétiens

Stanislas Guerini, nouveau député LREM de Paris, et cofondateur du mouvement "En Marche", est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 22 juin 2017. Lui-même issu du secteur privé, ayant démissionné pour accéder à l'Assemblée, Stanislas Guerini estime qu'il faut clarifier les pratiques anciennes, les conflits d'intérêts. Pour autant, il restera attentif à rendre la vie publique attractive pour les salariés ou dirigeants du privé. Favorable au dialogue social dans l'entreprise, Stanislas Guerini souligne l'injustice de la législation sociale actuelle, notamment à propos des indemnités de licenciement ". L'arbitraire de leur montant crée un "véritable droit de vie ou de mort pour les PME", alors que les grandes entreprises s'en accommodent. Stanislas Guerini estime que le dialogue social doit être "toujours plus proche du terrain, et du consensus." Stanislas Guerini estime que la nouvelle version du projet de loi antiterroriste, amendé par le Conseil d'Etat, ne menace pas les libertés publiques. Et il insiste sur la nouvelle dimension européenne que doit prendre la lutte contre le terrorisme international.

Diffusé le 22/06/2017 / Durée : 52 minutes Nous écrire
Les prochains "Face aux Chrétiens" sur KTO
  • 29/06/2017 20:40 : Face aux Chrétiens
  • 29/06/2017 21:02 : Face aux Chrétiens
  • 29/06/2017 21:24 : Face aux Chrétiens
Les vidéos de l'émission
  • Vendredi 16 juin 2017

    Danielle Simonnet

    Danielle Simonnet
    Danielle Simonnet, porte-parole de la France Insoumise et candidate FI aux élections législatives à Paris, est l'invitée de "Face aux chrétiens" jeudi 15 juin 2017. Danielle Simonnet estime qu'il faut défendre "de nouveaux droits humains fondamentaux, dont le droit au suicide". Favorable à la libéralisation des comportements éthiques, la porte-parole de la France Insoumise est en revanche vigoureusement opposée à toute libéralisation du Code de travail, " qui doit protéger les individus". Opposée au projet gouvernemental visant à inclure dans le droit commun une partie des mesures imposées par l'état d'urgence, Danielle Simonnet estime que la lutte contre le terrorisme nécessite, certes, de lutter contre l'islam politique "qui n'est jamais modéré", mais ne doit jamais donner lieu à des "abus antidémocratiques".Estimant "grave et problématique" la position de François Bayrou, Garde des Sceaux, mis en cause pour le statut des salariés du Modem, Danielle Simonnet défend l'instauration d'un referendum révocatoire pour les élus. En cours de mandat, ceux-ci pourraient être révoqués par une pétition ou un referendum.
  • Jeudi 8 juin 2017

    Julien Dray

    Julien Dray
    Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, est l'invité de "Face aux chrétiens" le jeudi 8 juin 2017. La majorité pléthorique promise à LREM est, aux yeux de Julien Dray, un vrai danger pour les projets d'Emmanuel Macron : "Les nouveaux députés, inexpérimentés et peu représentatifs des diversités, vont alimenter une chambre d'enregistrement. Ces novices risquent de lâcher prise assez rapidement". Il faut "éviter la panique" face à la déroute annoncée, a dit Emmanuel Macron. Même s'il n'est "pas en dépôt de bilan", le PS "doit retrouver une colonne vertébrale idéologique". Et travailler d'ici la fin de l'année à sa refondation, car " le socialisme de gouvernement ne disparaitra pas". Attentif à la concentration des pouvoirs voulus par Emmanuel Macron, Julien Dray craint que la "task force" anti-terroriste voulue par l'Elysée ne devienne une "instance opaque hors de tout contrôle judiciaire." Il se méfie d'une "fuite en avant où l'affichage prime sur l'efficacité".
  • Jeudi 1 juin 2017

    Marielle de Sarnez

    Marielle de Sarnez
    Marielle de Sarnez, ministre des affaires européennes et candidate Modem aux élections législatives à Paris, est l'invitée de "Face aux chrétiens" jeudi 1er juin 2017. Confrontée, dans le cadre de son mandat de députée européenne, à un signalement pour l'emploi présumé fictif d'une attachée parlementaire, par Sophie Montel, élue FN elle-même condamnée pour emploi fictif, Marielle de Sarnez a évoqué une "tentative d'enfumage par le FN", un "amalgame extrêmement dangereux pour la démocratie". Marielle de Sarnez rappelle qu'elle a porté plainte pour dénonciation calomnieuse, et précise que ses avocats ont remis au procureur plus de 200 pièces justificatives prouvant la légalité de l'emploi mis en cause. La ministre des affaires européennes estime que les incertitudes liées à Donald Trump ouvrent la voie à un "moment historique" pour l'Europe, notamment dans le domaine de la défense. Attentive à la "réconciliation des Français avec l'Europe, qui doit les protéger", Marielle de Sarnez estime que l'Europe "doit garantir sa propre sécurité", songer à la "mutualisation de ses industries d'armement", tout en conservant, en dépit du Brexit, une relation serrée avec la Grande-Bretagne sur les questions de sécurité. Soucieuse que l'Europe soit "à armes égales" avec le reste du monde, la ministre des Affaires européennes estime urgent de mettre en place de "véritables politiques communes, respectées par tous, harmonisant notamment l'impôts sur les sociétés, réformant la directive sur les travailleurs détachés, renforçant ses frontières communes, refondant une politique migratoire."
  • Vendredi 26 mai 2017

    Monseigneur Pascal Gollnisch

    Monseigneur Pascal Gollnisch
    Monseigneur Pascal Gollnisch , le directeur général de l´oeuvre d´Orient est l´invité de « Face aux chrétiens », émission organisée par La Croix, KTO, RCF et Radio Notre Dame. Durant l´émission, Monseigneur Gollnisch dénonce les discriminations que vivent les chrétiens dans un certain nombre de pays musulmans et regrette que le président américain n´ait pas évoqué la question de la liberté religieuse lorsqu´il était en Arabie saoudite. Le directeur général de l´oeuvre d´Orient demandent aux Français notamment lorsqu´ils font du tourisme dans ces pays d´orient d´aller « à la rencontre de ces chrétiens pour mieux les comprendre. C´est en orient que la vie monastique a commencé. » Il est difficile de chiffrer le nombre de chrétiens qui ont quitté leur pays au cours des dernières années et Monseigneur Gollnisch pense qu´environ 80% de ceux qui se sont installés en France resteront. « Cela dépendra de la situation dans leur pays d´origine. Peut-être seront-ils plus nombreux car l´islamisme radical recule dans beaucoup de pays. Prenons le cas de l´Egypte et de la Tunisie, ce sont les musulmans égyptiens et tunisiens qui ont mis dehors les islamistes. Dans beaucoup de pays, la population musulmane pour une bonne part ne veut pas d´un projet islamiste fondamentaliste, djihadiste. » Evoquant la situation des chrétiens qui, en Syrie, ont parfois choisi le camp de Bachar Al Assad, Mgr Gollnisch explique que ces chrétiens n´avaient souvent pas d´autres choix, que la situation peut encore évoluer. « Il faut reconsidérer notre action sur la Syrie. Arrêtons les combats et donnons la parole au peuple syrien. L´avenir des chrétiens n´est pas une sorte de bulle, indépendamment des peuples eux-mêmes. Et souvenons-nous que la liberté religieuse, celle d´avoir une religion et de pouvoir en changer n´existe qu´au Liban. » Evoquant la situation de ces chrétiens d´orient en France, Mgr Pascal Gollnisch pense que « 80 % vont rester en France. Pour encourager le retour dans leur pays, il faudra évaluer les conditions dans lesquelles ils vont rentrer. »
  • Vendredi 19 mai 2017

    Cédric Villani

    Cédric Villani
    Cédric Villani, mathématicien et candidat "La République en Marche" aux élections législatives dans l'Essonne, est l'invité de "Face aux chrétiens", jeudi 18 mai 2017. Se définissant comme "ni droite, ni gauche, ni centre", Cédric Villani, titulaire de la Médaille Fields, se félicite de la composition du nouveau gouvernement, avec plusieurs ministres experts dans leur domaine de compétence. Il constate, sur le terrain de sa conscription, une sympathie et un appétit pour cette "recomposition qui est vraiment en marche. Nous changeons de logiciel". Attentif à la dimension éthique des avancées scientifiques, Cédric Villani estime que la question éthique doit être partie intégrante des formations initiale et continue, y compris dans le domaine, devenu sensible, des algorithmes. L'autonomie, la souplesse, la déconcentration, la reconnaissance de l'expertise des acteurs locaux doivent être des priorités. Agnostique et membre de l'Académie pontificale des sciences, le mathématicien se félicite de la grande ouverture d'esprit et du très haut niveau scientifique de cette Assemblée. Il constate que l'encyclique écologique du pape François a eu un très grand retentissement au sein des communautés scientifiques.
  • Jeudi 11 mai 2017

    Jérôme Fourquet

    Jérôme Fourquet
    Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique de l'IFOP, est l'invité de "Face aux chrétiens" le jeudi 11 mai 2017. Depuis 20 ans, l'Ifop analyse l'évolution du vote catholique. Jerôme Fourquet constate un "réveil identitaire", notamment sur les questions de société (éthique, migrants). Déjà, aux Régionales 2015, 25% des pratiquants avaient voté FN. A la présidentielle, un quart des électeurs de François Fillon, dont de nombreux catholiques, ont voté en faveur de Marine Le Pen, manifestant ainsi une "radicalisation du monde catholique". Au-delà de la grande fracture qui divise le pays entre " les gagnants et les perdants de la mondialisation", Jérôme Fourquet insiste sur "l'insécurité culturelle" qui touche de nombreux Français, notamment certains catholiques. L'inquiétude porte sur les flux migratoires, le contrôle des frontières, les incertitudes sur l'identité. Attentif aux " manifestations préventives" qui ont suivi l'élection, Jérôme Fourquet n'exclut pas un "été chaud", mais constate, depuis longtemps, que "65 à 70 % des Français souhaitent que tout le monde se mette autour de la table", selon une formule politique "à l'allemande". Cette hypothèse pourrait favoriser l'émergence d'une majorité présidentielle à l'issue des législatives.
  • Jeudi 4 mai 2017

    Nicolas Bay

    Nicolas Bay
    Nicolas Bay, secrétaire général du Front national, est l'invité de "Face aux chrétiens", jeudi 4 mai 2017. Confirmant sa volonté d'interdire les signes religieux dans tout l'espace public, Nicolas Bay envisage de définir par décret d'application une liste des signes religieux ostentatoires. Puis de faire verbaliser tous ceux qui ne respecteront pas cette règle. Reportant l'application de sa réforme des retraites " à quelques mois, voire un ou deux ans après l'élection", le secrétaire général du FN estime qu'elle devra être conditionnée au retour à l'emploi et à la reprise de la natalité. Voulant "utiliser à plein les mesures rendues possibles par l'état d'urgence", Nicolas Bay souhaite expulser l'ensemble des fichés S étrangers vers leurs pays d'origine : "Nous obtiendrons l'accord de ces derniers par des accords bilatéraux. Nous disposons à leur égard de moyens de pression."
  • Vendredi 28 avril 2017

    Sylvie Goulard

    Sylvie Goulard
    Sylvie Goulard, députée européenne et soutien d'Emmanuel Macron, est l'invitée de "Face aux chrétiens", jeudi 27 avril 2017. Interrogée sur le "Tous sauf Macron" lancé par la " Manif pour tous", Sylvie Goulard s'est inquiétée du niveau du débat politique : "Personne ne peut choisir un président de la République sur un seul point de son programme." A ses yeux, les réseaux sociaux sont l'objet d'attaques propageant de fausses nouvelles : "Emmanuel Macron n'est en aucun cas favorable à l'autorisation de la GPA". Se déclarant disposée à travailler avec une majorité présidentielle élargie "jusqu'à, par exemple, Alain Juppé", Sylvie Goulard estime indispensable de "sortir des oppositions tranchées, des postures" pour construire un "contrat avec la nation" sur, notamment, l'éducation, la transition énergétique, la lutte contre le terrorisme, et la lutte contre les inégalités. Interrogée sur le message de l'épiscopat français en vue de l'élection présidentielle, Sylvie Goulard y voit deux points essentiels. Tout d'abord l'accent mis sur l'accueil des réfugiés et l'ouverture au monde, "qui sont des exigences de l'Evangile". Et d'autre part, la priorité donnée à l'Europe, "qui est un héritage chrétien". Sur ces deux points, Sylvie Goulard estime que " "Le programme de Marine Le Pen ne va pas dans le sens de l'Evangile". En ce sens, Sylvie Goulard apprécie que les évêques s'adressent aux fidèles en "catholiques adultes".
  • Vendredi 21 avril 2017

    Laurent Bigorgne

    Laurent Bigorgne
    Laurent Bigorgne, directeur de l'Institut Montaigne, est l'invité de "Face aux chrétiens" jeudi 20 avril 2017. A la veille du premier tour, le directeur de l'Institut Montaigne voit le corps électoral comme un "kaléidoscope cassé en quatre blocs" : une France des villes, peuplée de jeunes actifs, plutôt favorables à Emmanuel Macron ; une France rurale et notable plutôt acquise à François Fillon ; une France périurbaine délaissée qui se tourne vers Marine Le Pen, et une France des exclus qui votera pour Jean-Luc Mélenchon. "L'enjeu du futur président sera d'être capable de rassembler et de dépasser ces clivages". Convaincu que "la liberté de commercer assure la paix entre les nations", Laurent Bigorgne estime que "les populistes affaiblissent économiquement les populations qu'ils vont flatter". Laurent Bigorgne estime que, "face aux trois candidats de la dépense qui nous emmènent en terre inconnue", Emmanuel Macron et François Fillon incarnent, chacun à leur manière, une réorientation de la fiscalité vers une nouvelle compétitivité, au prix d'une réduction du train de vie de l'Etat.
  • Vendredi 7 avril 2017

    Richard Ferrand

    Richard Ferrand
    Proche d´Emmanuel Macron, le député du Finistère Richard Ferrand, Secrétaire général du mouvement En Marche !, est l´invité de « Face aux chrétiens » émission organisée par La Croix, KTO, RCF et Radio Notre Dame. Interrogé sur la baisse de Macron dans les sondages, il dit ne percevoir « ni d´euphorie, ni de coup de mou dans la campagne d´Emmanuel Macron. Nous avons quatre mille initiatives en France chaque semaine, un programme suffisamment riche et il n´est pas nécessaire d´avoir des initiatives intempestives. Nous devons rester conquérants, convaincants et pédagogues pour convaincre les Français qu´Emmanuel Macron est le prochain président de la République dont nous avons besoin ». Richard Ferrand assure que la présidence Macron sera très différente de la présidence Hollande. « Emmanuel Macron a démissionné parce qu´il avait des divergences de fond avec la politique menée par le président Hollande. Il a pris l´initiative de créer un mouvement, il a proposé un rassemblement de personnes d´origines différentes et veut porter un profond renouvellement des pratiques et des usages. Tout cela est radicalement différent de ce que nous venons de vivre. » Le Secrétaire général de En Marche ! veut, avec Emmanuel Macron, promouvoir ce qu´il appelle « un pragmatisme radical où il faudra libérer plus, pour protéger mieux. Le travail doit rapporter plus. Il faut aussi reconnaître un droit à l´erreur. A partir du moment où l´on n´est pas de mauvaise foi, il faut passer d´une administration de sanctions à une administration de conseils. » Sur les questions de société Emmanuel Macron ne reviendra pas sur la loi concernant la fin de vie et sur la laïcité il veut « rester dans la cadre apaisée de la loi de 1905, ne pas faire une loi sur le voile ou sur le burkini qui est avant tout une affaire d´ordre public et qui relève des municipalités. »