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Les AFC accompagnent KTO à Mexico

 KTOMag 160

 Article paru dans le N°160 de
KTOMag, le Journal des programmes de KTO.

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KTO vous fait vivre la Rencontre Mondiale des Familles (RMF) de Mexico en partenariat avec les Associations Familiales Catholiques (AFC).

Qu'attendent-elles de l'événement ?

KTOmag interroge Jean-Marie Andrès, vice-président des AFC.

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Que peut apporter un tel événement international aux familles catholiques ?

La Rencontre Mondiale des Familles (RMF) est une sorte de point d'appui, de lieu de ressourcement intellectuel et culturel. Une occasion de lever la tête, de sortir des soucis du monde, du quotidien ou de l'action militante de chaque association au niveau local. C'est plus la régularité de ce rendez-vous que l'originalité du thème de l'année qui est importante. Par ailleurs, le caractère international de l'échange met nos préoccupations de chrétiens français en perspective. La famille française est-elle originale ou pas ? Est-elle défaitiste, comme on le prétend parfois, ou pas ? Si je ne peux être présent cette année à Mexico, mais pour l'avoir vécu, je dois dire que la RMF nous aide à relativiser.

Qu'entendez-vous exactement en disant que la RMF nous aide à relativiser ?

Pour être plus précis, je dirais qu'il est important de montrer à quel point toutes les familles catholiques, bien que parfois très lointaines géographiquement, sont parfois très proches. A rester trop centrées sur elles-mêmes, les familles catholiques en France peuvent insensiblement être conduites soit au pessimisme, soit à un certain contentement, ce qui soit décourage, soit masque les combats qui restent à mener. Au contraire, regarder les autres familles du monde au travail, dans la joie ou la difficulté de leur effort ainsi que la fécondité progressive de leurs actions, notamment à l'occasion de la RMF, est une source non pour relativiser mais pour revitaliser notre vie de famille. Et KTO est un outil incroyable pour que les familles de France fassent un peu l'expérience de ces familles du monde et qu'elles en soient un peu changées.

En quoi rencontrer les représentants d'associations familiales de différentes régions du globe peut aider plus particulièrement les AFC ?

La famille suscite mille initiatives sous mille formes. Les associations qui aident la famille à travers le monde ont des finalités et des modes d'actions très divers. Pour les AFC, c'est donc l'occasion d'identifier des bonnes pratiques, des organisations et des modes d'actions qui sont féconds. C'est en même temps une occasion de partager nos analyses pour affiner nos pensées. C'est enfin une occasion pour retrouver des associations que nous connaissons mieux, les associations d'autres pays d'Europe notamment. Et puis nous avons l'occasion de rencontrer les représentants de différents dicastères du Vatican concernés par la famille, nous qui sommes sur le terrain. Il est essentiel pour les prélats de savoir qui sont les familles, quels sont leurs besoins, leurs demandes et leurs soucis.

La famille affronte-t-elle aujourd'hui de nouveaux défis ?

Disons que le défi du XXIe siècle n'est probablement pas d'explorer de nouvelles voies, mais plutôt de diffuser et de s'approprier les progrès énormes réalisés notamment grâce à Jean-Paul II. Nous fêtons le trentième anniversaire de l'encyclique Humanae vitae, qui demande à être réexpliquée pour en assurer une plus large appropriation. A ce titre, l'encyclique Deus caritas est est bien un renforcement de l'enseignement du XXe siècle. Pour citer l'exhortation apostolique Familiaris consortio, tout ou presque, reste encore à faire pour matérialiser dans les familles leur mission fondamentale « face à une société qui risque d'être de plus en plus dépersonnalisante et anonyme, et donc inhumaine et déshumanisante », du moins en Europe.

Est-ce cette mission qui guide, en France, l'attitude des AFC face aux nouvelles lois sur la bioéthique ?

L'actualité est en effet chargée avec la révision des lois de bioéthique. Il est question d'extension de la recherche sur l'embryon, de la procréation médicalement assistée aux couples de personnes homosexuelles ou encore de la procréation pour autrui. Les catholiques et plus largement tous ceux qui sont attentifs à l'enseignement de l'Eglise trouveront dans les discussions sur les lois de bioéthique une opportunité unique. Il ne s'agit pas seulement d'assurer la défense de leurs conceptions et le respect de leurs choix de vie, mais aussi de faire des propositions d'orientations. Il ne s'agit pas de constituer un ensemble d'autorisations ou d'interdictions, mais bien des orientations pour matérialiser et épanouir l'humanité dans sa richesse et sa grandeur, en particulier au moment où elle se trouve confrontée à des difficultés et des souffrances.

Quel message souhaitent exactement faire passer les AFC ?

Dans ce contexte à fort enjeu, les AFC veulent jouer pleinement leur rôle en contribuant à diffuser et expliquer l'enseignement de l'Eglise. En particulier, nous voulons que le grand public puisse « toucher du doigt » la réalité de la vie de l'embryon, la nécessité pour les enfants d'être élevés par un père et une mère ou encore le fait que la paternité et la maternité ne sont réelles que quand elles allient affection, intention et relation physique.
Sur ce sujet comme sur tant d'autres, nous souhaitons représenter à notre échelle les principes énoncés dans le Compendium de la doctrine sociale de l'Eglise. Comme tous les quatre ans, nous représentons la France lors de la RMF, mais nous jouons également notre rôle en Europe, où les associations se rencontrent plusieurs fois par an. De plus, nous allons à Rome tous les dix-huit mois. Il s'agit donc d'un travail toujours renouvelé.

Propos recueillis par Béatrice Côte de Soux