Samedi 31 juillet 2010, Saint Ignace de Loyola
L'esprit des lettres

 

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Trois questions à Pierre Luc Séguillon

 

Pour vous le chroniqueur politique reconnu des grandes chaînes du PAF, quelles sont les raisons de votre implication dans l’animation d’un magazine littéraire, dédié au livre religieux sur KTO ?

J’avais trois raisons de m’impliquer dans l’animation de ce magazine littéraire : la sympathie que j’ai pour la chaîne KTO, la curiosité que je nourris pour les ouvrages littéraires ou philosophiques tout autant que pour les livres traitant de la politique ou de l’économie, l’intérêt que je porte aux questions philosophiques et religieuses.

 

Comment une émission avec les auteurs du livre religieux peut-elle surprendre dans le paysage audiovisuel contemporain ?

Nous vivons dans une société qui semble privée de repères. Les grandes idéologies sont mortes. L’utopie communiste est défunte. Le socialisme ne fait plus rêver. Nul n’attend son salut de libéralisme. Quant au mythe prométhéen du progrès, il souffre du risque écologique. La question religieuse ressurgit dans le débat public au risque de l’instrumentalisation. Ce qui serait surprenant serait qu’elle n’ait pas sa place dans le paysage audiovisuel.

 

Le livre et l’image, deux registres du savoirs en apparence opposable, offrent ils des points communs, des synergies, et lesquelles pour vous ?

Tout l’intérêt d’une émission littéraire à la télévision est, d’une part, de donner un visage et une voix à un auteur et, d’autre part, de lui offrir l’occasion d’expliquer les raisons pour lesquelles il a décidé d’écrire et la manière dont il a construit son œuvre. Le dialogue avec l’animateur, loin de se substituer à la lecture du livre, doit au contraire susciter la curiosité et l’envie de lire l’ouvrage. En l’occurrence, l’image joue le rôle de propédeutique à la lecture.

 

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