Mère Adèle de Batz de Trenquelléon : l'élan missionnaire

 

Fondatrice de la branche féminine des Marianistes, Mère Adèle de Batz de Trenquelléon sera béatifiée le 10 juin prochain à Agen. Pour mieux la connaître, KTO vous propose de découvrir son histoire pendant les quatre jours précédant sa béatification : un parcours détonant raconté par sœur Marie-Laurence, provinciale des Marianistes.  

QUATRE JOURS POUR DÉCOUVRIR MÈRE ADÈLE DE BATZ : 

Soeur Marie-Laurence :  Adèle de Batz de Trenquelléon est née dans le Lot-et-Garonne, peu avant la prise de la Bastille. Issue d’une famille noble, son enfance et son adolescence sont marquées par les événements politiques de l’époque.

Elle connaît l’exil en Espagne et au Portugal. Elle fait sa première communion à Saint-Sébastien. Passionnée de Jésus-Christ, sa confirmation est une étape. Avec une amie, elle fonde « La Petite Société » : une association de prière, de soutien mutuel dans la foi et de projets missionnaires sous la conduite de Marie. Elle se développe rapidement et rencontre ce que le père Chaminade a créé à Bordeaux. Les deux groupes ont des points communs. « La Petite Société » s’y associe et tous travaillent à faire connaître, aimer et servir Jésus Christ en faisant alliance avec Marie. De ces groupes naissent un institut séculier, un institut religieux féminin : les Filles de Marie et un institut religieux masculin : la Société de Marie.

Soeur Marie-Laurence : Dans une telle époque, la vie communautaire fait toujours signe même auprès de ceux et celles qui sont loin de l’Église. Dans notre tradition, nous disons que la communauté est par elle-même missionnaire. Chaque jour de nombreux témoignages nous le prouvent.

Une vie communautaire missionnaire est exigeante et va à rebours des modes de vie d’aujourd’hui. Elle correspond à un désir profond enraciné dans les coeurs. Le partage communautaire a une place centrale pour nous : le repas est le lieu où chacune s’exprime sur ce qu’elle a vécu dans la mission. La prière (laudes, vêpres, complies) et l’eucharistie rassemblent la communauté qui est porteuse de la vie des hommes et femmes côtoyés dans la journée. Tout cela demande des ajustements constants au plan de l’organisation personnelle, du discernement quant aux appels missionnaires, des renoncements, de l’attention les unes aux autres et beaucoup de respect mutuel.

Une telle vie est disponible pour accueillir en son sein pour quelques heures, plusieurs jours celui, celle qui veut bénéficier d’un espace de reprise, de calme pour travailler, réfléchir, de prière à condition bien sûr de respecter certaines exigences.

Soeur Marie-Laurence : Adèle a fondé les Filles de Marie, mais il me semble plus juste de dire qu’avec le père Chaminade, elle a fondé la Famille Marianiste. Comme je l’ai dit plus haut, chacun a apporté sa pierre à cette magnifique aventure missionnaire : la fondation d’une Famille spirituelle composée de laïcs, laïcs consacrés, religieuses et religieux, une Famille qui se met au service de Marie pour la seconder dans sa mission maternelle auprès de tous.

Le charisme marianiste se vit en communauté de foi dans tous les états de vie. Chaque membre, chaque communauté prend Marie en son sein pour se laisser former à la ressemblance de Jésus Christ. Comme Marie et avec elle, il s’agit de donner Jésus au monde, de développer d’autres communautés, de les accompagner. Marie continue de dire aujourd’hui à la Famille Marianiste : « Faites tout ce qu’il vous dira ». Alors, même s’il se vit dans une multitude d’initiatives, le charisme marianiste privilégie les jeunes et les pauvres. Dans l’Histoire, les religieux et religieuses se sont assez vite orientés vers l’enseignement, mais jamais exclusivement.

Soeur Marie-Laurence : Cette béatification arrive peu après la célébration des bicentenaires de fondation des religieux et religieuses, marquée par de grands rassemblements, des publications, des initiatives entre mai 2016 et janvier 2018. Nous avons posé ensemble, frères et sœurs, un geste fort en commandant à un artiste un groupe statuaire en bronze représentant le père G.J. Chaminade et Adèle de Batz de Trenquelléon, un bienheureux et une vénérable qui sont côte à côte comme Fondateurs de la Famille Marianiste.

Il me semble que, symboliquement, sans le savoir, nous préparions la béatification d’Adèle. Impossible de les séparer. Leur correspondance a été très largement travaillée, c’est une des meilleures préparations à la béatification. Partout les communautés sont engagées dans la préparation du week-end du 9/10 juin. Tous les pays où se trouve la Famille marianiste seront représentés et chacun à sa mesure, contribuera à différents moments forts du week-end : festiv’Adèle, spectacle, marche pèlerinage, vénération des reliques et célébration.

A SUIVRE SUR KTO :

Dimanche 10 Juin

15h00 - Messe de Béatification de Mère Adèle de Batz de Trenquélleon DIRECT

En direct d'Agen

  A revoir ensuite

 

Retrouvez la célébration et l'émission "La Vie des Diocèses" sur un seul et même support ! 

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Aller plus loin : 

Reportage
Le chemin de Mère Adèle de Batz

La Vie des Diocèses 
Un nouveau souffle missionnaire à l'occasion de la béatification


Documentaire
Qui sont les Marianistes ?