« Je suis né juif. J’ai reçu le nom de mon grand-père paternel Aaron. Devenu chrétien par la foi et par le baptême je suis demeuré juif » L’épitaphe du cardinal-archevêque de Paris Jean-Marie Aaron Lustiger montre que ce qui a fait la fragilité de ce grand réformateur de l’Église a aussi été sa force. Juifs d’origine polonaise les Lustiger se réfugient à Orléans en automne 1939. C’est là, dans la cathédrale Sainte Croix, que Jean-Marie Lustiger demander le baptême. Malgré la mort de sa mère en déportation et l’opposition de son père, il s’inscrira au séminaire en 1946. En mai 1954, il est ordonné prêtre. Il est installé comme archevêque de Paris en 1981. Fondateur de médias chrétiens, d'instituts de formations et d'église, il laisse derrière lui un héritage d'une grande richesse spirituelle et intellectuelle. 

Comment les événements historiques ont-ils permis l’émergence de cette figure exceptionnelle. Quel est le sens de son message ?

Le colloque d’histoire religieuse qui s’est tenu du 12 au 14 octobre dans trois lieux : à l’École normale supérieure, à l’Institut de France et au Collège des Bernardins, propose de revenir sur la figure de ce grand homme d’Église 10 ans après son rappel à Dieu. Benoît Peliistrandi de l’Institut Jean-Marie Lustiger, Denis Pelletier de l’École pratique des hautes études, Christian Sorrel de l’Université Lumière Lyon II, Frédéric Le Moigne de l’Université de Bretagne occidentale feront état de leurs recherches sur les trois sujets sélectionnés pour le premier des trois « mardis des Bernardins ». 

Colloque Jean-Marie Lustiger, les mardis des Bernardins, diffusés de 1h10 à revoir ici