Pour la Révolution française la loi était parfaite car elle exprimait de façon la plus immédiate l’expression de la souveraineté nationale et c’est d’elle qu’elle tirait sa souveraineté. Mais ce mythe fondateur achoppe sur les aspérités d’une réalité moins manichéenne. La loi est bien plus souvent le fruit de compromis partisans, de réponses à chaud à une société émotive, la manifestation d’une tendance à tout réglementer. La loi a perdu de sa superbe. Loin de sa clarté originelle elle est souvent difficile à interpréter pour le juge. La loi est aujourd’hui contrôlée, sanctionnée, parfois annulée et, le plus souvent contestée.

La loi est-elle toujours souveraine ? La réponse n’est pas si évidente. La 20e édition du cycle de conférence du Collège des Bernardins « Droit, Liberté et Foi »  est présidée, pour cette deuxième conférence du 11 octobre 2017, par Dominique de La Garanderie, avocate, ancienne Bâtonnière du Barreau de Paris. Elle donnera la parole tour à tour à Dominique Rousseau, professeur de droit publique à l’Université Panthéon –Sorbonne, Paris I et à Patrice Spinosi, avocat à la Cour de Cassation et au Conseil d’État. 

La loi est-elle toujours souveraine ? Conférence au Collège des Bernardins, Hors-Série, diffusée à 20h40 et à revoir ensuite ici