À la suite du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, le pape François instituait, chaque 33e dimanche du Temps ordinaire, la Journée mondiale des pauvres. « Tant que Lazare gît à la porte de notre maison, il ne pourra y avoir de justice et de paix sociale » avait insisté le souverain pontife. Or, parmi les pauvretés la souffrance physique et morale détruit de nombreuses vies.

Confrontés à cette épreuve, beaucoup de nos contemporains se tournent vers l’Église comme ces malades d’antan vers le manteau du Christ. La multiplication des prières de guérison et des cérémonies qui les accompagnent témoignent de cet engouement qui prend racine dans une foi authentique mais parfois peu éclairée.

Pour y remédier les évêques de France, secondés par le Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle, viennent de publier un ouvrage proposant des prières de guérison, de protection et de délivrance à la demande du Bureau national des exorcistes.

La prière face à la médecine

À une époque qui favorise l´esprit scientifique et la rationalité, n´est-ce pas un peu provocateur d´affirmer que la prière peut expulser le mal? Pourquoi publier un tel ouvrage aujourd´hui ? À quelle demande répond-il ? Faut-il croire que la prière peut se substituer à la médecine ?

Pour y répondre sur le plateau de la Foi prise au mot, aujourd’hui à 20h40, Régis Burnet invite Françoise Breynaert, docteur en théologie, auteure de « La prière de libération avec la Bible et les saints », Monique Brulin, enseignante à l'Institut Catholique de Paris en théologie des sacrements, liturgie et anthropologie des rites, et le père Arnaud Toury, prêtre du diocèse de Reims.

La prière de guérison, La Foi prise au Mot, diffusée à 20h40 et à revoir ensuite ici