Le 3 juin dernier, le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Saint-Siège, est intervenu de manière remarquée à l'Unesco sur l'Eglise catholique et l'éducation.

L'occasion en était la convergence de trois anniversaires : les 70 ans de l'UNESCO, le cinquantenaire de la déclaration conciliaire Gravissimum Educationis, et enfin les 25 ans de la Constitution Apostolique Ex Corde Ecclesiae, sur la mission des universités catholiques. C'est un discours essentiel.

L'occasion de rappeler, si besoin était que, pour l'Eglise, éduquer n'a jamais été un souci anecdotique, mais bien le cœur même de sa mission : « La culture et l'éducation n'ont jamais été considérées par l'Église catholique comme de simples instruments pour l'évangélisation mais comme des dimensions humaines dotées d'une haute valeur intrinsèque. »

Après avoir évoqué  la grande tradition éducatrice de l'Eglise, avec notamment les monastères - « laboratoires de civilisation », il pose les fondamentaux.

Dans un monde et à une époque où l'exigence de formation est un leitmotiv ressassé jusqu'à plus soif - «  les nouveaux mots d'ordre sont efficacité, concurrence, incitation, compétence avec le risque de devenir une véritable idéologie globale » - le cardinal Parolin rappelle que, dans la vision chrétienne, c'est la personne humaine (et non pas la technique) qui  prime.

Cette vision large et profonde de l'éducation est une source et une ressource cruciale pour dépasser, par le haut,  les crises qui déchirent l'humanité.

Une intervention à voir dans son intégralité sur KTO mardi 18 août à partir de 21h45, et à revoir ensuite sur cette page.